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Billet de blog 19 janv. 2011

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Des miroirs du réel

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.


Bon, j’ai changé le titre de mon blog…

D’« Errances et cohérences », nous passons à « Des miroirs du réel ».

Ceci, suite à la réflexion de Théo, un ami, qui m’a demandé les raisons de mon peu de productivité journalistique… - C’est que — ai-je répondu — si je me sens en résonance parfaite avec la politique et la ligne éditoriale de « Médiapart », je me vis de plus en plus en marge des événements et des brouhaha politiques et sociaux actuels… De ma situation de retraité — retraite = repli — je vis les choses de loin… de trop loin, par exemple pour réagir aux gesticulations quotidiennes des politiques… - Personne n’attend cela d’un vieux croûton — il est vraiment gentil — les journalistes sont là pour ça… Il n’empêche cependant qu’un regard distancié, voire des réflexions ou interprétations personnelles… peuvent apporter un éclairage particulier sur les personnes et les situations… - Si tu le penses… - Mais s’il te plaît, change le titre de ton blog « Errances et cohérences »… Ces assonances et jeux de mots évoquent un dilettantisme ou une préciosité qui s’accordent mal avec ta situation et ton désir de comprendre la réalité… - En somme tu aimerais que je déroule ma façon de voir et de comprendre les événements, les réalités… qui nous influencent, nous agissent, nous déterminent… sans endosser nécessairement l’habit d’un journaliste en prise directe sur les événements… -Oui… quelque chose comme ça… Comment interprètes-tu certaines réalités sociales, politiques, existentielles… à travers une mise en forme écrite personnelle… - C’est un peu ce que j’ai fait jusqu’ici… mais en fonction d’événements marquants à un moment donné… contrainte d’où résulte la rareté de mes « articles »… - Tu peux tenter d’esquisser des perspectives générales à partir desquelles les événements prennent sens — un certain sens — sur les orientations générales que tu esquisses… tu renvoies, en quelque sorte, un reflet particulier, si possible original, de la réalité… - Donc un « miroir » de la réalité… mais un miroir en quelque sorte « déformant » puisque construit par ma « vision » ou interprétation de ce que je perçois… - Tous les miroirs sont déformants… à commencer par celui devant lequel tu te rases le matin dont l’image inverse la droite et la gauche… même les miroirs font de la politique - Il devient alors nécessaire de changer l’intitulé du blog… L’idée de miroir déformant — et pourquoi pas « formant » — me plaît… miroirs de la réalité… ou mieux « miroirs du réel » - Tu fais une différence entre réel et réalité ? - Sans doute… bien que… cela mérite qu’on s’y arrête un peu…

Il est pour le moins problématique de distinguer le sens du terme réel du sens du terme réalité. Si nous nous référons aux définitions les plus générales d’un dictionnaire cela donne :

Réalité : caractère de ce qui existe réellement. Synonyme réel

Réel : les choses, le monde, le concret ; s'oppose à "imaginaire"…

Et la suite, dans le dictionnaire, ne nous apporte guère de précisions… avec des redites, des tautologies… En fin de compte, réel et réalité peuvent être pris l’un pour l’autre et utilisés indifféremment… Mais… pas tout à fait… car certains auteurs introduisent des nuances entre le sens de réel et celui de réalité. Le réel c’est tout ce qui existe, que nous en ayons connaissance ou non… d’où une certaine impossibilité de le définir : « Tout le réel pour moi n’est qu’une fiction » (Musset) ; « Comment définir le réel ? Ce que tu ressens, vois, goûtes ou respires ce ne sont que des impulsions électriques interprétées par ton cerveau » (Andy Wachowski)… Donc, en tant que tel, le réel nous échappe… Ce n’est qu’à partir du moment où une chose est nommée qu’elle devient réalité : c’est ce que souligne Oscar Wilde : « Une chose dont on ne parle pas n’a jamais existé. C’est l’expression seule qui donne la réalité aux choses. » Mais une réalité perçue, nommée, n’a rien d’une évidence : « La perception n’est pas une réalité objective, elle est la négociation d’une présence au monde. » (Derrick de Kerkhove). De même que toute tentative de construction intellectuelle, voire scientifique, ne peut rendre compte d’une réalité autre que celle qu’elle crée… Ce que Jules Renard souligne avec humour dans son journal : « La vie intellectuelle est à la réalité ce que la géométrie est à l’architecture. Il est d’une stupide folie de vouloir appliquer à sa vie sa méthode de penser, comme il serait antiscientifique de croire qu’il existe des lignes droites dans la réalité »…

Donc, pour nous résumer, le réel c’est tout ce qui existe ou a existé… et la réalité est ce que nous parvenons à repérer, à nommer, à représenter… dans l’existant du réel… Mais comme le rappelle un auteur cité, la réalité, même au niveau d’une simple perception, ne saurait être « objective » puisque créée dans une négociation de notre présence au monde… Il s’agit cependant d’une « image » ou d’un « reflet » d’un réel qui se manifeste… image ou reflet à la fois «formant» (au sens ou il construit une forme qui devient « réalité »)… et «déformant» puisque résultante de notre relation au réel, de « notre présence au monde » à un moment donné… Ainsi parvenons-nous, du moins nous l’espérons, à justifier ou plutôt à étayer le titre nouveau donné au blog : Des miroirs du réel

« Tout ceci est quand même bien abstrait… » a, laconiquement, déclaré Théo après lecture du texte… ».

Il a raison le bougre, c’est forcément abstrait lorsqu’on tente de faire vivre de choses qui n’existent pas ou qui, à peine, accèdent au statut de « réalité » en émergeant d’un existant inconnu : le « réel »… Abstrait mais d’une banalité déconcertante : nous, humains, grâce à notre capacité d’utiliser des symboles (paroles, écrits, gestes, dessins, images…) devenons aptes à transposer ce que nous percevons, ce que nous pensons, ce que nous vivons… sur un registre que l’on dit « symbolique » ou même (pour les linguistes) « sémiotique »… Registre que nous partageons, dans ses fondements, avec l’ensemble des humains mais qui, dans ses formes, se différencie selon les cultures, notamment par les langues… mais pas seulement, loin de là…

Ainsi, dans une aire culturelle particulière nous pouvons communiquer, échanger, discuter, apprendre … grâce à des codes communs, des références communes… Avec quelques réserves toutefois, car comme le mentionne un auteur cité « la perception (même) n’est pas une réalité objective ; elle est la négociation d’une présence au monde ». Par exemple le livre posé là, sur le coin d’une table a un attrait pour moi… j’ai envie de l’ouvrir, de le feuilleter, peut-être de le lire… Mon petit-fils — déjà grand— ne lui prête aucune attention, fasciné qu’il est par l’ordinateur grand-écran posé sur la même table… ordinateur qui provoque chez moi une (légère) répulsion. Il est évident, pour lui comme pour moi, que l’objet livre est un livre et que l’objet ordinateur est un ordinateur… Il est non moins évident que nos relations à ces objets ne sont pas les mêmes et que — « objectivité » de la dénomination mise à part — le livre ou l’ordinateur constituent, selon les personnes des « réalités » fort différentes… Et ce qui est vrai pour des objets matériels concrets visibles, palpables, utilisables… l’est, bien davantage encore, pour des « objets symboliques » souvent abstraits par exemple les « qualités » ou les « défauts » d’une personne ou d’une chose, les sentiments, les interprétations des relations sociales ou des phénomènes politiques… Chacun vit dans son monde d’objets qu’il a élaborés dans ses relations aux réalités physiques, aux réalités relationnelles et même affectives ou conceptuelles…

Il n’empêche qu’à partir des interrelations sociales, les objets, qu’ils soient matériels ou abstraits, se construisent en chacun de nous à partir d’une trame symbolique collective que l’on appelle culture. Terme très général que j’avais tenté de définir, dans les années quatre-vingts du siècle précédent, comme « ce qui existe comme productions des hommes… mais surtout et d’abord ce qui existe comme ayant du sens dans une communauté particulière ». Ce sens ne pouvant exister, dans les communications interhumaines, indépendamment d’une forme —geste, son, couleur objet, parole, signes abstraits…— j’en venais à une définition générale : « La culture peut être vue comme l’ensemble des formes imaginaires /symboliques qui médiatisent les relations d’un sujet aux autres et à lui-même, et, plus largement, au groupe et au contexte ; de même que, réciproquement, les formes imaginaires/symboliques qui médiatisent les relations du contexte, du groupe, des autres… au sujet singulier. »

Ces « médiations symboliques » sont donc communes, dans leurs formes et, autant que possible, dans leur sens , à un ensemble humain plus ou moins vaste, plus ou moins repérable notamment au niveau d’une langue parlée et/ou écrite, des institutions — politiques, administratives…— , des croyances, des coutumes… en bref d’un ensemble de « relations au monde et aux autres » communes pour une population ou une aire géographique donnée… Avec des repérages parfois globaux — on parle de culture « occidentale » ou « orientale » — parfois géographiquement ou ethniquement délimités — culture antillaise, culture Dogon — parfois se référant aux modes de transmission — culture de tradition orale, culture de l’écrit — etc. On peut dire que la notion de culture est relativement indéterminée et que dans ce qui peut être repéré comme aires culturelles existent des sous-ensembles que j’avais proposé d’appeler « subcultures »…

D’un point de vue anthropologique, la culture apparaît donc comme la spécificité de l’humain ; ce serait même le support de l’évolution des humains. Comme nous l’explique Michel Serres[1], chez tous les animaux « l’évolution se développe comme un arbre dont les rameaux se divisent en ramilles toujours mieux adaptées à l’environnement. Par ce schéma néo-darwinien, bifurquent des espèces de plus en plus spécialisées : telle découvre une niche qui favorise, en retour, la fonction spécifique qui s’y loge et l’exploite au mieux. » Ainsi, les migrateurs développent-ils un foie dont la réserve permet la migration… propriété hépatique d’ailleurs exploitée par les éleveurs du Sud-Ouest pour la production des « foies gras ». Chez les différentes espèces d’oiseaux, les becs innombrables s’avèrent admirablement adaptés aux caractéristiques de leur nourriture… de même, la particularité et la précision des mélodies à la saison des amours … Ainsi, par différenciations de plus en plus fines, ont émergé au cours d’une interminable évolution les espèces… bien nommées puisque es-spécialisées à un mode de vie en étroite harmonie avec le contexte.

On ne sait pourquoi, les animaux que nous appelons « humains », sortirent un jour de ce type de durée, se dégageant de ce mode d’adaptation de plus en plus « spécialisée ». Une évolution paraît survenir en sens inverse qui nous déspécialisa, nous dédifférencia, nous programma dans la déprogrammation… Comme si nous revenions vers les branches principales de l’arbre et même vers le tronc… Par exemple la main, « déspécialisée », devient un outil universel puisqu’elle frappe, serre, pousse… mais aussi au niveau informationnel désigne, compte, refuse… et encore au niveau relationnel salue menace, caresse…, de même pour la bouche qui croque, fredonne, cause, bise… Et le cerveau donc… outil remarquablement universel accédant à l’abstraction…

Cette dédifférenciation, à rebours du temps évolutif ordinaire, nous a fait passer d’une espèce… à une sorte de genre commun : non spécialisé l’homme qui apparaît, osons le dire, comme une contre-espèce. Perdant les caractères qui spécifient il devint une généralité… Devenir homme consiste donc à tendre vers une indétermination blanche : zéro-valent, omnivalent ; nil-potent, toti-potent… ou en langage ordinaire « propre à rien, bon à tout. »… Le naître humain peut donc se définir sans définition, comme une tendance à une déprogrammation, à une dédifférence… Qui sommes-nous ? Des in-différents… j’existe et pense en un point ou rien ne me concerne…

Ici mon copain Théo ne peut s’empêcher d’intervenir : - C’est bien général ce que tu racontes là… et au fond assez évident… je dirais même banal… je me demande bien qui cela peut bien intéresser ? – Je suis d’accord sur la généralité des interprétations… je ne suis pas sûr que leur importance fondamentale soit consciente chez la plupart d’entre-nous… à commencer par moi qui ai besoin de me rappeler ces assises essentielles de l’humanité… Il faudrait sans doute développer davantage… je proposerai d’autres « miroirs » si des lecteurs se disent intéressés… - je te souhaite bonne chance… très peu pour moi… -Merci pour tes encouragements… encore quelques alinéas et j’arrête…

Donc, à partir de ce que Michel Serres appelle une « indétermination blanche », le temps humain va relayer et remplacer la théorie darwinienne de l’évolution. Les humains « évoluent » de nouveau vers ce qu’on pourrait appeler des espèces, mais en dehors du corps, qui demeure incandescent. Cette évolution produit par « externalisation » des outils et, plus globalement, des cultures… Alors que chez les oiseaux la durée de l’évolution produit des fauvettes, des merles, des étourneaux, des faucons, des gypaètes barbus… aux becs, griffes, envergures, couleurs, chants… différents, elle fabrique chez nous, après le recul vers la « dédifférence », des massues, des javelots, des pioches, des couteaux… ; elle invente des langues : gasconne, altaïque, koîsane… elle promeut des cultures : indo-européennes, dravidiennes… « La dédifférenciation organique conditionne les différences techniques, linguistiques et culturelles qui deviennent ainsi nos espèces extérieures propres » (Michel Serres, p. 83 ; souligné par nous).

La non-différenciation — ou la dédifférenciation — organique révèle l’universalité de la nature corporelle de l’homme : Tous les hommes sont organiquement — biologiquement, physiologiquement… — identiques… Ceci est pour moi une évidence que je n’aurais pas rappelée si, au lendemain de l’élection du président américain, un voisin de rue — qui a pourtant l’apparence d’un « brave retraité »— ne m’avait interpellé sur un ton ironique : « Vous avez vu ?… La prochaine fois, ils éliront un singe… ». Le souffle coupé, j’ai tourné les talons sans même le traiter de connard. J’évite depuis ce voisin, mais sa réflexion imbécile me questionne : dans quelle proportion, les êtres humains que nous sommes, sont-ils persuadés, au fond d’eux-mêmes, de cette universalité de la nature corporelle de l’homme ? Nature… naître… semblables, analogues, équivalents… sommes : nous, les humains, lors de notre venue au monde…

Devenu généralité, l’homme ne produit d’espèce que dans le langage, les dieux, les mœurs… ce que, de manière quelque peu syncrétique, nous appelons « les cultures » « Là où tous les autres vivants se différencient, corporellement, par espèces, nous nous différentions culturellement, par familles de langues. Nous différons par les dieux et le sens parce que nous avons le même corps dédifférencié. »[2]. Nous n’avons que peu changé corporellement, depuis Lucy, mais nous nous redifférencions par la création de mythes, de techniques… ; nos redevenons espèce par croyance, savoir, métier… paysan, charpentier, dentiste, informaticien, psychologue, danseur de tango… Aussi insensé de vouloir différencier nature et culture que de rechercher une double face au ruban de Möbius…

Il convient toutefois d’insister sur le fait que la durée de cet avènement d’espèces culturelles constitue une pellicule temporelle ultra mince par rapport à l’épaisseur énorme de la durée des corps. Ce nouveau-né nu, gluant, fripé, à peine sorti du ventre de sa mère, efforçons-nous de le percevoir des millions de fois plus ancien que ces trésors de notre Sud-Ouest que sont la Vénus de Lespugue ou les peintures de Lascaux… Quelques millimètres de cultures neuves recouvrent l’universalité de la nature corporelle ancrée dans le temps épais…

Nous naissons comme Adam et Ève : primitifs. Et, depuis hier seulement… hominescents.

Je viens de m’apercevoir que j’ai amorcé la fabrique d’un miroir du réel de l’humanité… à peine une esquisse… Tu aurais pu trouver plus simple me souffle Théo… Sans doute a-t-il raison… en tout cas le titre du blog semble bien, maintenant, dire quelque chose…


[1] Michel Serres, L’incandescent, Paris, éd. Le Pommier, 2003. pp. 79 et suiv.

[2] Michel Serres, L’incandescent, p. 84

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