Syndicats, Que faire ? qui ? puissance impuissante

Mais c’est quoi le Syndicalisme.

Les statistiques sont rarissimes car il est de bon ton dans tous les syndicats de ne pas parler de ce qui fâche : le nombre de cotisants en activité.

Chacun préfère parler des camarades syndiqués qui sont une foule beaucoup plus difficile à cerner dans le monde réel du travail puisqu’elle inclut les retraités et des inactifs.

Première question : les syndicats représentent-ils le milieu du travail et de l’emploi ?

Pourtant il existe des chiffres qui donnent des ordres de grandeur dans différents domaines.

Il faut d’abord noter que plus le niveau de diplôme est élevé et plus la syndicalisation est forte.

Ainsi dans la fonction publique 23,9% des titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur sont syndiqués dans leur métier alors que seulement 2,9% le sont dans leurs emplois privés.

Deuxième question : la syndicalisation est-elle une recette de la réussite ou une confirmation de l’origine sociale ?

Le taux de syndicalisation des cadres et des non cadres est aussi un indice de la situation française.

Dans la fonction publique 26,7% des cadres et 17,6% des ouvriers sont syndiqués. Dans le privé ces chiffres ne sont que de 7,7% et 4,6 %.

Troisième question : la syndicalisation est-elle liée à un statut protecteur ?

Sur 1,8 millions de salariés syndiqués 520 000 sont des cadres c'est-à-dire plus que les ouvriers qui sont seulement 100 000.  Il faut préciser que  320 000 des cadres syndiqués sont issus de la fonction publique.

Quatrième question : la fonction publique est-elle le lieu privilégié de la lutte pour l’emploi.

Quelques chiffres de base pour mesurer le phénomène syndical :

On estime le nombre total de syndiqués à 1,810 million de personnes soit environ 7,5% des salariés en activité dans tous les secteurs professionnels.

43,65 % de ce total travaillent dans le privé,

Donc plus de 56% travaillent dans le public ou assimilé c'est-à-dire avec un emploi qui n’est pas menacé.

Cinquième question : Pour qui ceux dont l’emploi et la retraite se battent-ils quand les emplois privés sont mal payés et disparaissent chaque jour ?

Réflexion finale : quel est le sens du mot solidarité pour les 56% des syndiqués qui sont mieux que tous les autres bien placés pour mesurer la solidarité générale qui rend leur métier tellement utile que les plus humbles des citoyens pensent qu’il faut le protéger, même à leur détriment.

Enseignants, cheminots, fonctionnaires de l’état et des collectivités locales, voyez-vous autour de vous cette société qui est construite sur les dettes de vos petits-enfants et d’une certaine manière sur les défaites sans fin de vos camarades syndiqués.

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