Trésors de Jean Sibelius par le violon de Nicolas d’Autricourt/ CD/

Concert 7 décembre 2Oh30 Cinéma le Ranelagh

 

Nicolas Dautricourt Nicolas Dautricourt

 Il y a plus de 10 ans le critique Marc Vignal publiait un gros volume attendu sur Jean Sibelius (1865/1957) *, lu, consulté. Le compositeur Pascal Dusapin dans sa préface montrait à quel point Sibelius comptait aux oreilles des compositeurs de musique dite « contemporaine ». On est en droit de penser que  cette actualité demeure en notre temps. D’où l’intérêt de ce retour à Sibelius, premier compositeur finlandais à un moment où plusieurs pays européens secrétaient leurs premiers musiciens importants (Bela Bartok, Janacek, Grieg, Enesco, etc.).ce sont aussi les années de G.Mahler, R.Strauss, .ASchönberg, C.Debussy ….

Compositeur de sept Symphonies, plusieurs poèmes musicaux ,non sans rapport avec l’histoire du pays, de très nombreuses pièces de musique de chambre, on ne lui connaît pas d’opéra, un célèbre « Concerto pour violon et orchestre » souvent aux programmes des concerts. J.Sibelius était lui-même un remarquable violoniste.

 

On s’intéressera donc au cd cité « La Dolce volta » et au concert du 7.12/15

 

-          Sept œuvres au programme d’inégale ampleur,  d’autant qu’elles ont pour interprète un jeune violoniste , Nicolas Dautricourt, jusqu’ici inconnu de nous et qui est doté d’un Stradivarius confié par un mécène Bernard Magrez, un grand cru du vignoble.

Ainsi à trois reprises des « Humoresques » pour violon et orchestre dont 2 simili Mazurkas (1942). Orchestre Vigo  430 dm A.Garrido Porras.  Une 2° série d’Humoresques op 87 de 1923, pour cordes, timbales et cors. J.Sibelius était un fameux orchestrateur comme en témoigne son corpus de Symphonies que l’Europe a entendues et discutées jusqu’à à la seconde Guerre Mondiale.

Nicolas Dautricourt Nicolas Dautricourt
4 autres « Humoresques » de 1919 non sans incidences folkloriques. Puis des « Pièces pour violon et piano » (Juho Pohjonen). Plus de développement et une recherche dans l’inspiration ». « 2 Sérénades pour violon et orchestre » 1915 et « Suite pour violon et orchestre »op.117 de 1929 » d’inspiration rurale, non sans la virtuosité propre à l’instrument, et précisons que ces pièces ont souvent été reprises et remaniées. N’oublions pas que J.Sibelius a passé ses trente dernières années dans le silence musical, du moins officiellement.

On retrouve l’attelage « violon/piano » dans les avant dernières « 5Pièces op.81 » où l’on remarquel’esprit de la danse, essentiel dans un pays longtemps à dominante rurale  avant de passer à la technologie. Enfin  le charme opère déjà dans l’op2 pour violon et piano.             

Claude Glayman

 

Marc Vignal : « Jean Sibelius », préface Pascal Dusapin. Fayard, 1077 pages, 2004. 40 E.

 . Un interprète, une œuvre : Nicolas Dautricourt, Jean Sibelius. Cd « La Dolce Volta » 2014/15.

Concert 7 décembre 2015, 20h30 Cinéma Le Ranelagh.

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