Du côté d'Henri Dutilleux

C’était en 2003, à Berlin, dans la toujours étonnante salle de la Philarmonie de la villle. Simon Rattle, à la tête de ses « Philarmoniker », crééait le dernier né d’Henri Dutilleux : « Correspondances » pour soprano et orchestre. Au cours de la dernière décennie, malgré diverses maladies graves, et la disparition de Genneviève Joy, sa femme, il avait à diverses reprises remanié  sa partition que reprenait un cd tout récent, aux côtés de plusieurs autres œuvres plus ou moins anciennes.

C’était en 2003, à Berlin, dans la toujours étonnante salle de la Philarmonie de la villle. Simon Rattle, à la tête de ses « Philarmoniker », crééait le dernier né d’Henri Dutilleux : « Correspondances » pour soprano et orchestre. Au cours de la dernière décennie, malgré diverses maladies graves, et la disparition de Genneviève Joy, sa femme, il avait à diverses reprises remanié  sa partition que reprenait un cd tout récent, aux côtés de plusieurs autres œuvres plus ou moins anciennes. A Paris, événement musical marquant, les « Berliner » , en dates des 25 et 26 février dernier, Salle Pleyel, désormais vouée à de grandes soirées, Sous la direction de Simon Rattle , donnaient ces  « Correspondances « lors de deux concerts successifs inscrivant également Robert Schumann, Ludwig van Beethoven (un magnifique Concerto pour piano n°3 avec la merveillleuse Mitsuko Uchida) et Witold Lutoslawski, contemporain polonais, proche d’Henri Dutilleux et disparu en 1994.Ce concert pourrait et devrait être comparé au cd D.G. récent comprenant ces fameuses « Correspondances » chantées à Pairs et dans le cd par la jeune soprano québécoise Barbara Hannigan alors que j’avais entendu Dawn Upshawen 2003, et en  hommage e à la créatrice  de l’œuvre dans d’excellentes conditions.

Moins réussies à Paris pour une œuvre qui marque définitivement la tendance opératique du maître, clairement revendiquée mais qui ne verra probablement jamais le jour.

Si l’on met à part quelques mélodies de jeunesse et les brèves paroles d’endants, dans « The shadows of time »  H.Dutillleux ne s’est guère avancé dans l’écriture vocale alors qu’il situe la voix humaine au sommet de son art . Œuvre complexe « Correspondances » joue sur le double sens du terme : soit leconcept baudelairien auquel est très attaché le musicien adepte « néo-romantique » des relations étroites entre les différents arts et le terme plus banal, de courrier, missive,  de plus en plus absorbé par la petite magie d’internet. H.Dutilleux fait appel à des vers très courts de Rainer Maria Rilke, pour deux brèves interventions sonores qu’il nomme « Gong » séparées par  une étonnante « danse cosmique » matériau chorégraphique plutôt rare chez ce compositeur sur le texte d’une ode d’un poète indien vivant à Paris  Prithhwindra  Mukherjee, une sorte de pittoresque orientalisant. Il s’agit d’un morceau de Lettre D’Alexandre Soljénitsyne remerciant Mstislav Rostropovitch et la soprano, sa femme Galina Vichneskaïa qui aient témoigné d’une solidarité très forte. dans la  l’épreuve de l’écrivain lors de sa rupture avec le régime. Labyrinthe vie privée et vie vie musicale ; sorte de rébus qui reconstitue sa vie générale incroyablement troublée.

Quant à la seconde Correspondance elle  concerne les deux frères Van Gogh, autre matériau de l’œuvre. H.Dutilleux s’est inspiré d’un célèbre tableau de Vincent, « La Nuit Etoilée. « Correspondances » intimes de l’artiste ; les interprètes Esa-Pekka Salonen et Barbara Hannigan  ainsi que l’Orchestre Philarmonique de Radio France jouent la violence, la passion dans une œuvre intrsopective, la passion où l’artiste se mondtre à découvert comme jaùmais. D’ores et déjà des œuvre-clés pour le 21°siècle, à peine entamé.

Claude Glayman

 

  • Dutilleux : CorespondanceS / Barbare Hnnigan / Anssi Karttunen.
  • Prcjestre Philhamonique de Radio France. / Esa-pekka Salonen

 

 Cd Deusche Gammmophone/2011

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