Prometeo de Luigi Nono, la beauté moderne à la Philarmonie

jm-1587 jm-1587
En 2O14 le Festival d’Automne avait consacré de nombreux concerts à Luigi Nono (1924 / 1990) et avait annoncé qu’en 2O15 serait présenté « Prometeo :la Tragédie de l’Ecoute ».  C’est ainsi qu’à la suite de plusieurs dizaines de « Prometeo » montés dans le monde, le 7 décembre dans la vaste salle de la Philarmonie, 2400 auditeurs s’engageaient sous la voute démontrant à nouveau que la musique contemporaine/moderne ne faisait plus fuir le public.

Le prix des places et le renouvellement constant des programmes, évitant des exclusives quel qu’en soit le sens l’expliquent.

La « Philarmonie 1 » à l’architecture particulière, correspond aux desseins de la programmation. Ce soir là plusieurs  orchestres, nichés devant et derrière soi, ce qui supposerait un pivotement ininterrompu des sièges  pour suivre intégralement les séquences. Sans compter des chanteurs à la fois à divers endroits et le live’s electronics.

jm011935 jm011935

perchés de manière à  favoriser une écoute permanente. Alors pourquoi « Tragédie de l’écoute » et pas « multiplicité de l’écoute » bien que le terme de tragédie nous semble correspondre aux évolutions profondes du compositeur et de son « associé » Massimo Cacciari, philosophe et homme politique engagé à l’extrême gauche.

Claudio Abbado créait « Prometeo » en 1984, une décennie auparavant c’était le tour d’ « Au grand soleil d’amour chargé » à la Scala de Milan qui était totalement engagé dans la musique « militante »

L’évolution politique du monde et la propre réflexion de L.Nono le conduisirent à « Prometeo » et , nous le pensons, à cette notion de « tragédie de l’écoute ». Aux yeux du musicien il s’’agit de « l’ »Histoire de l’Humanité », rien moins,  qui s’appuie sur des « penseurs » de l’Humanité tels qu’Eschyle avec des «  restes » d’un Prometeo, Euripide, Hésiode, Friedrich Hölderlin, et particulièrement Walter Benjamin,  Arnold Schoenberg…

Il s’agit d’une immense pièce de chant pur, toujours lié à des pièces orchestrales, partagé pas une multitude d’arias, soit enregistrées, soit par des chanteuses et chanteurs sur scène.  Cet impressionnant cercle est dirigé par Ingo Metzmacher et la jeune Matilda Hofman, la partie expérimentale provient de la Fondation Heinrich Strobel ; André Richard, projection sonore et Walter Nussbaum  chœurs.                                          

 

jm011951 jm011951

·         Claude Glayman

·          

·         Luigi Nono : «  Prometeo / Tragédie de l’Ecoute » Philarmonie de Paris/ Festival d’Automne à Paris.  7 décembre  2015.

Il existe au moins une version discographique de « Prometeo » directeur, André Richard. Direction  Peter Hirsch / Kwamé Ryan / Chœur  Orchestre de Baden-Baden.   Fribourg.  Studio Heinrich Strobel – Un coffret 2 CD 2007.     

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.