« Nous sommes repus mais pas repentis"

            Phrase magnifique de fronton. Le programme du T2G apporte une précision en signalant « d’après Thomas Bernhard." Ce dernier désigne  un écrivain majeur de l’Autriche de la seconde moitié du 20° Siècle. Auteur de plusieurs romans, de théâtre, de prises de position politiques  dans la presse européenne. Quand il déclare ne pas être repentis c’est quelque peu  la nation autrichienne qu’il vise/.

Thomas Bernhard Thomas Bernhard
Le premier terme  «  austro- hongrois" du fameux Empire ainsi que la partie autrichienne du 3°Reich après l’Anchluss de 1938. Le sentiment à l’égard de ce passé, on s’en doute, n’est pas  l’amour-passion ! Ce fut même comme une mode parmi laquelle se retrouve même une femme « Prix Nobel »; Elfriede Jelinek. Précisons également que la jolie phrase de fronton est suivie  dans le titre de la pièce que nous voyons d’une localisation « Déjeuner chez Wittgenstein". un nom propre fréquent. Il s’agit d’abord d’un célèbre  philosophe, reconnu mondialement. Souvent cité c’est également, avec Paul Wittgenstein un pianiste de renom qui eut; notamment l’audace de créer « Le Concerto pour la main gauche de Maurice Ravel "et l’un de ses chefs d’oeuvre" (dans tous les cas des accidents dûs à la guerre)               

               Au théâtre de Gennevillier

Nous voici accueillis   au T2G dans une ferme, au milieu de montagnes qui changent le paysage d’autant qu’une table ronde nous reçoit,  au plancher jonché de vaisselle en mille morceaux sur lesquels gravite Laurent Papot, table alpiniste des crises nerveuses, des accrochages systématiques, des hurlements scandés par les ballades la brillante  Séverine Chavrier pompant le col d’une petite bombone on ne sait de( quel alcool. Marie Bos pianote, et du classique svp! lointainement on ne sait qui difuse un vieux disque qui semble  vibrer à Richard Wagner. Souvenirs d’enguelades monstres; jamais achevées. Les joies d’un morceau de family enfouis sous les annnées, à l’époque vivait le père alors insupportable, enragé. « Papa à table ! ». Pourquoi tous ces jeux; écraser du verre, marcher en portant une immense échelle qui va  déglinguer des vieux tableaux. Pourquoi pas de mots, des sons au lieu de ces bris symbolisant le désarroi continu de vieux êtres.                                            

(  Que les petites filles croisées avec leurs mère pardonnent ! Pour nous la maladie de l’âge excuse la sortie au moment de l’entr’acte .)

 

       Claude Glayman

    

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