Pierre Boulez entre dans la postérité

 

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A la mi-mars 17, la Philharmonie de Paris, à sa manière, inaugurait l’entrée de Pierre Boulez dans la postérité. Ier Concert le 17 consacré à plusieurs compositeurs vivants et distants, à priori de leur postérité. Non suivi ce jour ; pour déboucher, le 18 mars, sur un dimanche, marqué par deux évènements majeurs.

 

Le maître du temps, d’après le vidéaste Robert Cahen.

 

 « Rue de la Musique » dans l’enceinte de la « Cité de la Musique », ultra discrète, une installation sombre permet au public de revoir/réentendre le chef et compositeur P.Boulez, comme si nous l’avions face à nous sur un écran à sa taille.

Nous entendons « Mémorable » une pièce (1985) pour flûte et 8 instruments, musiciens de l’Ensemble Inter contemporain. Lecture, image à travers la gestuelle., captée lors de l’ installation initiale du Vidéaste, achevée en 2011 et revisitée.  Silence du public qui entre et sort : « le maître du temps ».

 

Concert du 18 mars 20H30 Salle Pierre Boulez.

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 Ensemble Inter contemporain, E.I.C.,direction véhémente par Mathias Pintscher.

Il faut avoir entendu une salle prévue pour 23oo/24oo places, et pas remplie pleinement   soit environ 2000 auditeurs qui applaudissent, à tout rompre, des œuvres de Arnold Schoenberg,, Anton Webern, Pierre Boulez ; lequel nous a initiés à ces compositeurs

, S’agit-il d’une changement profond, ou d’une vague comme le serait une pub ? Le public lui-même s’est quelque peu modifié. Sans prétendre au sérieux des instituts de sondage, on a le sentiment que se mêlent deux publics, l’ancien et un nouveau modeste ; tableau, plutôt absent ailleurs. Evoquons le cas A.Webern, (on ne saurait oublier sa sympathie pour le nazisme …) et une œuvre moins  essentielle que celles de deux autres figures de l’ »Ecole de Vienne ».Webern représenté  par des Lieder divers, délicate et violente soprano, Yeree Suh, ,débutante en 2003, et quelques pièces orchestrales.

Schoenberg débute  avec la « Symphonie de Chambre op.9 », époque de tâtonnements de la matière orchestrale, après le « Pélléas et Mélisande ». Alban Berg est absent du

Programme ?

                            

« Sur incises », chef d’œuvre du maître Pierre Boulez

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Après l’entracte .P.Boulez sort sa magie rythmique et sonore, celle de « Sur Incises » ; production des  dernières années. Soit trois vastes pianos, trois xylophones, trois harpes, entraînés dans une folle course comme aux sources et possibilités d’un art et d’une inspiration en vue. L’impression d’une immense cloche résonnante dans toutes directions. L’urgence sonore du musicien, un cataclysme : « pour qui sonne le glas ? ». Des séries d’éclats résonnants avec autant de meneurs, de chefs, d’instants de suspense sonore,

Et une fin, reportée de manière intermittente pour  conclure.

Avec l’arrivée du printemps c’est notre sacre !

 

Claude Glayman

 

A écouter :   _ Webern : « ‘L’œuvre intégrale ». dm Pierre Boulez . 1 cof 3 cd Sony, 1991.

                            Webern :  «  Complete  Works » divers artistes. 1 cof.  3 Cd Sony , 2013

           

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