Haendel à la Philarmonie

L’un des géants, comme son illustre confrère Jean Sébastien Bach, est né en 1685, il a eu un parcours totalement différent, l’achevant dans la peau d’un très grand compositeur britannique, enterré à Westminster. Appartenant à l’ère du baroque il en est un acteur à la fois très productif et complexe.

L’un des géants, comme son illustre confrère Jean Sébastien Bach, est né en 1685, il a eu un parcours totalement différent, l’achevant dans la peau d’un très grand compositeur britannique, enterré à Westminster. Appartenant à l’ère du baroque il en est un acteur à la fois très productif et complexe.

Ayant travaillé à l’Opéra de Naples, avant de devenir un insulaire, il a composé de fort nombreux ouvrages lyriques, voire plus que Verdi …

« Alcina »  et ses trois actes appartiennent à la série des célèbres. Mis en scène récemment par Pierre Audi sous la direction de Christophe Rousset à la tête de ses Talens Lyriques au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles. Mezzo Live HD le retransmettait en direct le 4 Février dernier.

Haendel Haendel
Haendel n’accordait pas un grand intérêt à ses livrets bien que celui d’ »Alcina » soit tiré de « L’Arioste » : l’idée opératique se cherche ; passons donc sur cette simili sorcière qui transforme ses nombreux amants en pierre, arbre, plante, statue etc. In fine vaincue, et n’ayant que la solitude pour amie, elle  chante  dans ce dernier acte, sa colère, voire sa rage et comme c’est la merveilleuse soprano Sandrine Piau qui l’incarne on vit un moment de pur délire sonore.

 A  LA  PHILARMONIE.

Le 21 Février, la Philarmonie 1 proposait une autre soirée Haendel « Feux d’Artifice » par Le Concert Spirituel sous la direction d’Hervé Niquet, l’infatigable chercheur de partitions d’hier. En l’espèce « Water Music et Music for the Royal Fireworks » relativement connues du grand public que ces pièces attachent invariablement. Il s’agit de musiques de plein air exécutées sur des barges royales, sous George I, II, glissant sur l’eau pour le plus grand plaisir d’un public sélectionné mais également appréciées depuis 1717 par le public british,  non british aussi.

On s’en rendait bien compte dans une salle comble, avec des auditeurs qui paraissaient relativement nouveaux dans ces enceintes récentes, pas toujours terminées, ce qui semblait renforcer un sentiment festif augurant bien de la suite.  

Philarmonie de Paris Philarmonie de Paris
 

Sur la scène un orchestre pas toujours comme les autres : des cors de chasse , de longues trompettes naturelles, d’anciennes flûtes à bec au son rond et plein, bassons et contrebassons, hautbois, sans oublier d’importantes  cordes entraînant le tout et menées à bon port dans des éclats sonores guidés par les mains d’Hervé Niquet dans une apparente désinvolture bien calculée, coupée de vivace vraiment beaux et fortement applaudis.. Pour les Fireworks, pièces plus élaborées,  le plafond de cette salle impressionnante s’emplissait de rosaces de couleur mauve se mouvant tels des nuages circulant vers le haut (création lumières Ludovic Lagarde, Sébastien Michaud),                                       vers une sorte d’azur… !  

 

 Claude Glayman

 

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