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Historien de la Chine contemporaine, réalisateur de documentaires tv

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Billet de blog 2 septembre 2014

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

2.09, 14h. "Les commentaires ont été fermés à l'initiative de la rédaction de Mediapart, ceux-ci se résumant désormais à des querelles de personnes. Nous espérons que le débat pourra reprendre sereinement et appelons tous nos abonnés à respecter notre Charte de participation, en particulier à éviter les insultes et attaques personnelles.". 

J'approuve complètement cette décision, ayant déjà déploré l'incroyable vulgarité, trivialité, grossiereté du fil.

Je saisis cette occasion pour tenter d'analyser ce phénomène: à peine un billet sur un sujet qui prête à polémique - a priori tant mieux, Mediapart semble en effet le lieu par excellence de cet exercice, de ce ping-pong - à peine un billet est-il mis en ligne que des "commentateurs" agissant seuls ou en groupe viennent pervertir le débat, s'en prenant, comme le relève la rédaction de MP, aux personnes, allant, me concernant jusqu'à me dénier le choix d'un portrait qui figure ici et ailleurs (je porte une chemise made in Andy Warhol, image prise il y a quelques années par le photographe Thierry Girard, le fond d'écran étant dû à Jean-Paul Boulanger), utilisant des jeux de mots plus que douteux, etc, etc.

Ces "commentateurs", le plus souvent incapables de réfuter les arguments avancés par l'auteur et par d'autres intervants, en viennent à agresser leurs opposants, les tutoyant, les rudoyant, les insultant parfois, et surtout multipliant les diversions pour "noyer le poisson" et couler du même coup le vrai débat qui s'instaurait.

N'étant pas familier des fils et commentaires, je viens d'en faire l'expérience à mes dépends à trois reprises après un premier article sur Simon Leys.

Que celui-ci, que la Chine, que la Révolution culturelle ou le Grand Bond en avant soulèvent un débat - débat qui pourrait être, devrait être utile à notre petite communauté - n'est pas une surprise.  

Mais voilà: les effets dévastateurs de la propagande maoïste et postmaoïste perdurent encore et laissent des traces indélébiles dans certains cerveaux.

Est-il si difficile de remettre en cause ses certitudes lorsqu'elles sont confrontées à la réalité historique? Sur Mediapart, oui, je le crains. Et je suppose ailleurs aussi. 

Je serais prêt, et d'autres avec moi, à dialoguer.

Mais ce dialogue s'avère ABSOLUMENT IMPOSSIBLE. J'ai osé, ici même, évoquer "une harde / horde de détracteurs". Je maintiens. Il y a du sabordage dans l'air.

La rédaction de Mediapart espère que la raison l'emportera. Je crains que non.

Le seul élément positif, me concernant, tient au fait que l'un de mes contradicteurs - il se reconnaitra - m'ayant balancé Badiou comme une arme fatale, j'ai tenté de démystifier l'énorme coup de bluff de celui-ci après avoir écouté sa dernière conférence sur la "Révolution culturelle" et après avoir lu sa préface à un livre sur Les Communes de Paris et de Shanghai à paraître bientôt à La Fabrique.

Les lecteurs jugeront, puisque, Bouddha merci, si les commentaires, de plus en plus lamentables, ont cessé, ma modeste contribution demeure. 

Mêmes causes, mêmes effets: j'avais cru bon, au démarrage de MP, d'intervenir sous le pseudo - assez transparent - de "Victor Chanceaux". Déjà choqué à l'époque par les méthodes que l'on peut qualifier objectivement de "staliniennes" ou de "néomaoïstes"', j'avais fermé mon blog.

Mais voilà: malgré les tares relevées plus haut, et après avoir fait un essai, d'une autre nature, à rue89, j'ai vite compris que Mediapart correspondait plus à ma sensibilité, à ma culture: l'outil, la présentation privilégiant l'écrit, le rédactionnel, l'éclairage donné aux faits, la répartition judicieuse entre le journal et le club, les interférences entre les deux, les sujets abordés...Tout le monde ici sait cela.

De plus, il est réjouissant de glisser des billets en regard par exemple des écrits d'une rédaction à l'affût - voir les papiers de Jordan Pouillé ou  le dernier texte ce jour à partir des recherches d'universitaires de Harvard - ou d'autres blogueurs tels que Jean-Philippe Béja.

Tant pis pour les mauvais coucheurs, cette fois, je continuerai tranquillement de creuser mon petit sillon, lequel d'ailleurs ne se réduit pas à la seule Chine...

A contrario, ces trois fils m'ont fait découvrir des femmes et des hommes de coeur, courtois, cultivés, souvent très au fait de l'histoire de la Chine contemporaine. J'ai personnellement découvert des écrits que j'ignorais et apprécié certaines mises en perspective stimulantes.

Avec eux, j'ai dans un premier temps naïvement essayé de répondre aux attaques. Très vite, un intervenant m'a prévenu: chacun attendait, - sauf moi et pour cause -  "l'entrée en scène", comme au théâtre, comme à Guignol, d'un "dinosaure", je crois que ce fut le mot employé. La suite ne pas déçu...Chacun aura reconnu notre homme. Au moins prouve-t-il, ad nauseam -  qu'il est possible d'argumenter. (Etant moi-même incapable d'être concis, je ne vais tout de même pas lui jeter la pierre...)

Malheureusement, comme ses petits camarades, lorsque les arguments lui manquent, il sort du registre du bretteur pour se transformer en aboyeur. 

D'autres vont plus loin, trop loin, comme je viens de l'évoquer plus haut. Bref, j'ai décidé - et bien m'en a pris - de ne plus intervenir dans le fil. Trop de coups tordus, trop de bassesse.

Pardon  d'insister mais je n'ai toujours pas digéré ette histoire d'"attaque au faciès". J'emploie cette expression avec humour. J'imagine que cette épisode ridicule et comique figure toujours sur le fil du premier billet .

Que cette dame tente de me ridiculiser en affirmant que "je ne connais rien à la Chine, etc", passe encore. Mais là...

La même - alors que je lui avais très poliment demandé de ne plus intervenir à la suite d'un de mes billets - vient d'affirmer, après le billet Badiou, que les quatre de la Bande des Quatre, "avaient été exécutés". Passons.

Et revenons à l'essentiel. Celui-ci tient, à mon sens, à quelques rêgles : la courtoisie d'abord et non l'insulte et l'outrance; un vrai dialogue passe par une démonstration, des faits - et si possible des sources -  et L'ECOUTE DE L'AUTRE. Peuchère, nous en sommes loin! 

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