La Cina è vicina

Oui, la Chine est proche. Les souvenirs de la fête de la Bastille s'estompent déjà. Si proche. Shanghaï, telle qu'en elle-même. Avec cette divine surprise printanière, encore et toujours: l'ancienne concession française comme un immense parc arboré avec ses platanes, ses squares de verdure, ses coulées vertes.

Oui, la Chine est proche. Les souvenirs de la fête de la Bastille s'estompent déjà. Si proche. Shanghaï, telle qu'en elle-même. Avec cette divine surprise printanière, encore et toujours: l'ancienne concession française comme un immense parc arboré avec ses platanes, ses squares de verdure, ses coulées vertes.

Au concours de beauté, la rue Nanchang, la sinueuse, l'ombrageuse - la voute des arbres est si dense que le jour ici s'assombrit - fait jeu égal avec la rue Huashan et sa haute canopée, et avec la rue Xiangshan - ancienne rue Molière - et son somptueux jardin à l'abandon au numéro 6. J'ai retrouvé mon petit vélo "battle" et roule des heures durant sous les faguo wutong, ces "arbres français" qui marquent ce territoire à nul autre pareil. Une joie sans partage.

Retour rue de Shaoxing. Le vieux café librairie Old China Hand qui appartient à l'ami Dekke est toujours aussi calme. La galerie photo hérissée de polaroid de toutes époques montrent toujours quelques images vintage. Mais la vieille demeure où des jeune gens bondissants donnaient jadis des opéras kunju, avec quel brio, la vieille maison a fermé ses volets. En revanche, au coin de la rue et de celle du Shanxi, résonnent les vocalises de chanteurs d'opéra, notre opéra. Comme si le temps s'était arrêté. 

Dans une courette, un petit immeuble style art déco, dans son jus. Au premier étage, une pièce toute blanche fait office de "studio" pour deux jeunes créatrices, les "Shanghai Twins", Cara / Celine et leur amie Emlyn Wang. On y découvre pêle mêle des lampes-chapeaux, des bijoux, chaînes et autres ponchos en cashmeere...Leur marque naissante se nomme "C'est la Chine". ( www.cestlachine.com) L'audace est au rendez-vous. 

Demain: dimanche à Shaoxing, avec Zao Wouki, printemps 1985...

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