Claude-Marie Vadrot

JOURNALISTE PROFESSIONNEL

Journaliste à Mediapart

167 Billets

0 Édition

Billet de blog 13 août 2009

Claude-Marie Vadrot

JOURNALISTE PROFESSIONNEL

Journaliste à Mediapart

Ras le bol des manifestations de supersitions religieuses

Le mauvais esprit soufflant sur moi bien plus fort que le Saint-Esprit, j’ai envie de jeter une grosse pierre dans le jardin des religions. Après avoir lu les journaux et écouté les radios et les télévisions, disserté sur les raisons opposées à la dame qui voulait se baigner en piscine avec ce que l’on appelle désormais le «burkakini» j’enrage d’avoir entendu expliquer que c’était une question d’hygiène puisque l’on interdit au hommes d’y nager en short.

Claude-Marie Vadrot

JOURNALISTE PROFESSIONNEL

Journaliste à Mediapart

Le mauvais esprit soufflant sur moi bien plus fort que le Saint-Esprit, j’ai envie de jeter une grosse pierre dans le jardin des religions. Après avoir lu les journaux et écouté les radios et les télévisions, disserté sur les raisons opposées à la dame qui voulait se baigner en piscine avec ce que l’on appelle désormais le «burkakini» j’enrage d’avoir entendu expliquer que c’était une question d’hygiène puisque l’on interdit au hommes d’y nager en short. Non, merde, assez d’hypocrisie, assez de politiquement correct pour ne faire de peine à personne, pour ne pas avoir l’air raciste. Si cet accoutrement doit être écarté des piscines, c’est tout simplement parce qu’il représente une nouvelle tentative de contourner la laïcité, de rogner encore un peu l’espace des « autres ». Parait qu’il ne faut pas le dire, qu’il faut rester mesuré sur ce thème. Les intrusions des religions, la musulmane comme les autres, commencent à me chauffer sérieusement les oreilles et ce disant je ne vais pas me faire que des amis et risquer de provoquer un tollé contre mon « intolérance ». Mais faire semblant d’accepter toutes les pressions des religions C’EST du racisme !

J’avais, en son temps, regretté profondément la mise en scène « républicaine » de la visite d’un pape, visite qui était à l’origine destinée à visiter Lourdes pour le 150 éme anniversaire des miracles de Bernadette Scoubidou. Mais Nicolas Sarkozy a insisté pour qu’il vienne bénir l’Elysée où il vit dans le pêché avec une Italienne. La laïcité « positive » (ce serait folie de se priver de religion) offert au Pape par le président de la République impliquait que, bientôt, les catholiques, les protestants, les musulmans, les juifs, les bouddhistes et toutes les sectes qui s’obstinent à sortir de leurs ashrams, vont chercher à imposer leurs manies, leurs interdits, leurs préjugés alimentaires ou vestimentaires à tout le monde, y compris aux laïcs qui sont encore majoritaires en France. Alors que, si ma mémoire est bonne, cette laïcité figure en bonne place dans la Constitution. Evidemment, aspect positif de cette perspective du règne des religions: l’accumulation des heures et jours sacrés : trois ou quatre jours de congés par semaine et l’obligation religieuse de passer très prochainement au 30 heures par semaine. Avec comme slogan : prier plus pour gagner moins.
Preuve en passant, qu’un pape ne fait plus de miracle : le Panzercardinal était allé dans le 5 éme arrondissement de Paris, fief de Jean Tibéri et le dernier des magouilleurs chiraquiens a été condamné pour ses délits électoraux.
Mais je m’égare : ce qui importe c’est qu’à la question alors posée par le Pape sur la place que doit tenir la religion, il n’existe qu’une seule réponse : bigots de toutes les obédiences restez chez vous et dans vos ashrams et n’emmerdez pas la société avec vos interdits. Ce qui signifie clairement ceci : je suis prêt à signer toutes les pétitions du monde pour que chacun puisse prier dans son temple, son église, sa synagogue, sa mosquée ou sa grotte, je suis prêt à prendre tous les risques pour que soit reconnu à tout les croyants, le droit de construire avec leur sous autant de lieux de prière dont ils ont besoin, mais qu’ils y restent, entre eux ! Je ne supporte pas plus que les catholiques défilent dans les rues avec leurs amulettes le vendredi saint que la multiplication des voiles et autres burkas et la reconnaissance des multiples interdits religieux, y compris pour les repas dans les cantines, les magasins et les entreprises. Et l’idée que des piscines puissent réserver quelques heures à une religion m’insupporte. J’enrage de voir les croix énormes, les kipas et les voiles de toutes formes envahir les couloirs et les cours de mon université, Paris 8. Je ne supporte plus de voir les cours du vendredi ou du samedi interrompus au rythmes des prières ; je refuse que les excursions de mon département de géographie soient désormais à la merci des ukases de ceux qui ne supportent pas qu’il y ait du vin sur la table, du vinaigre (d’alcool) dans la salade et que les filles soient mêlés aux garçons. Adversaire du travail du dimanche, je souhaite pourtant que l’on puisse travailler et étudier ce jour-là pour que les fanas de la messe soient également remis à leur place. Il y a des offices le soir et les autres jours (pour les sarkoziens qui se lèvent de bonne heure, par exemple) et on peut prier tranquillement chez soi, si l’on en éprouve le besoin.

Lorsque j’étais envoyé spécial en URSS, je me souviens avoir souvent expliqué aux orthodoxes que je me battais pour qu’ils recouvrent le droit à leurs églises et à leurs popes gros et gras, de façon à pouvoir, ensuite, leur rappeler que leur religion était réac de chez réac et qu’elle devrait ensuite rester dans les lieux prévus et construits pour ça.
On ne le dira jamais assez, comme le répétais mon grand-père ouvrier peintre en bâtiment : « A bas la calotte, (toutes les calottes) et vive la Sociale !»

Suis-je assez clair ?