Claude-Marie Vadrot

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Billet de blog 24 janvier 2009

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Kosciusko-Morizet abattue en plein vol par les chasseurs et les députés UMP

Nathalie Kosciusko-Morizet a sauvé son lot de consolation : une illusion de pouvoir au sein de l’UMP dont les parlementaires ont obtenu du président qu’il la débarque du ministère de l’écologie : pour avoir fait la bise à José Bové, pour avoir milité et agit contre les OGM, pour avoir tenté de résister à Jean-Louis Borloo qui, même avant l’apéro, ne la supportait pas, pour avoir bataillé contre les groupes de pression de la droite anti-écolo et pour avoir, en fin de compte, négligé à la malédiction qui, depuis 1971, s’acharne contre les ministres de droite qui ont le malheur d’être compétents sur les dossiers environnementaux.

Claude-Marie Vadrot

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Nathalie Kosciusko-Morizet a sauvé son lot de consolation : une illusion de pouvoir au sein de l’UMP dont les parlementaires ont obtenu du président qu’il la débarque du ministère de l’écologie : pour avoir fait la bise à José Bové, pour avoir milité et agit contre les OGM, pour avoir tenté de résister à Jean-Louis Borloo qui, même avant l’apéro, ne la supportait pas, pour avoir bataillé contre les groupes de pression de la droite anti-écolo et pour avoir, en fin de compte, négligé à la malédiction qui, depuis 1971, s’acharne contre les ministres de droite qui ont le malheur d’être compétents sur les dossiers environnementaux. Son prédécesseur immédiat, Serge Lepeltier, comme autrefois Robert Poujade l’a appris à des dépends. Kosciusko-Morizet y laissera un jour sa situation politique : elle n’est qu’en sursis. Nous ne faisons pas partie de la même église, mais sa mise à l’écart, ne présage rien de bon pour l’écologie et pour elle. Il y un an et demie, avant le Grenelle de l’environnement, je lui avais posé une question précise :

Les rares bons ministres de l’environnement, sur les 29 qui se sont succédés depuis 1971 ont tous payé leurs convictions de leur carrière politique, cela ne vous inquiète pas ?

Oui, des gens m’ont dit cela au ministère et je ne sais pas répondre à cette question. Mais j’ai la conviction qu’il est possible de faire une carrière politique en allant au bout de soi-même. Nous sommes tellement surexposés, médiatiquement, que si le public perçoit une dissonance entre l’image et la réalité, cela ne marche pas. Les gens veulent que les politiques soient vrais, qu’ils évitent le mensonge ; alors si on pense réussir en ressemblant aux autres cela ne fonctionne pas, ce n’est pas moral. On m’a dit aussi qu’un politique qui se marque trop se perd. Mais j’évite de me poser la question que vous évoquez.

Elle a désormais la réponse à l’interrogation qu’elle voulait écarter. Pour qui aurait des doutes sur les conditions de son limogeage, voici les meilleurs extraits de deux messages qui circulent sur Internet : ils émanent de Thierry Coste, le conseiller politique de la Fédération Nationale des Chasseurs, un adepte de la « ruralité » militante, version Chasse, pêche, nature et traditions...

« Dans ce monde de brutes en pleine crise financière, les bonnes nouvelles sont si rares qu’elles font chaud au cœur et que l’on a immédiatement envie de les partager avec ses amis.

C’est pour cette raison que je ne résiste pas au plaisir de vous annoncer le départ de Nathalie Kosciusko-Morizet qui migre de l’Écologie au poste de secrétaire d’État chargé de la Prospective et du développement de l’Économie numérique.

Je me permets d’insister car j’avais peur que cette information vous échappe entre le dernier bombardement de Gaza et la baisse du taux du livret A.

Comme il allait y avoir des coups à prendre dans le Grenelle 2 au Parlement, Nathalie a fait comme d’habitude une brillante campagne personnelle pour quitter le navire avant la tempête. Depuis un moment, elle cherchait à fuir la tutelle de Jean-Louis Borloo qui avait enfin tout compris du personnage.

Hélas pour elle, elle se rêvait modestement à la Défense ou à la Santé en raison de ses hautes qualités de courtisane et elle finit « au numérique » à coté de son frère lobbyiste en chef dans ce domaine.

Maintenant libérée, elle va poursuivre sa remarquable opération de charme des médias et des quelques rares protecteurs bienveillants et continuer à mépriser la grande majorité de ceux qu’elle côtoie comme ministre de la République.

Les chasseurs de France peuvent sabler le champagne « sans modération », car depuis 2002, elle nous pollue la vie avec acharnement dans toutes les fonctions qu’elle a occupée.

Cependant, il faut lui reconnaître un mérite qui est celui d’avoir tout fait pour que la droite fasse un « copié/collé » de la politique de la gauche dans le domaine de l’écologie, au mépris des acteurs de terrain.

Comme les bonnes nouvelles arrivent parfois groupées, j’espère qu’elle va emmener sa directrice de Cabinet avec elle et prendre Allain Bougrain-Dubourg, comme spécialiste de la prospective et des comptages.

Deuxième message

Je profite de ce message pour dire que la FNC se réjouit officiellement de la nomination de Chantal Jouano avec qui nous avons beaucoup travaillé pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et au cours de son bref séjour à l’Elysée.

A titre personnel, je vais même un peu plus loin car je pense que l’Elysée et J-L Borloo ont fait un excellent choix car elle est pragmatique et qu’elle apprécie vraiment le monde de la chasse.

Ces textes se passe d'autant plus de commentaires qu'ils constituent un tir de semonce semi-public des chasseurs et des lobbies anti-écolos