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Billet de blog 22 mars 2022

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Jean-Luc Mélenchon : LA RÉPUBLIQUE À 100.000 %

En ce jour de printemps, à moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle en France, Jean-Luc Mélenchon est pour la première fois crédité de 15% des voix dans un sondage d'opinion (ELABE/L'EXPRESS) et a rassemblé plus de 100.000 manifestants Place de la Bastille.

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la marche pour la VI ème république 20 mars 2022 Place de la République

En ce jour de printemps, à moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle en France, le candidat de la France Insoumise et de l'Union Populaire est pour la première fois crédité de 15% des voix dans un sondage d'opinion (ELABE/L'EXPRESS).
 Et ce dimanche à Paris, Jean-Luc Mélenchon et ses partisans ont spectaculairement rassemblé plus de 100.000 manifestants de la Place de la Bastille à la République, au terme d'un itinéraire symbolique qui a joyeusement fait marcher la foule depuis le site de la célèbre prison, mise à bas le 14 juillet 1789, jusqu'au berceau d'une VI ème République, résolument écologique et sociale.

La courbe sondagière du candidat de l'Union Populaire (+ 2% en 15 jours) retrouve ainsi le souffle et le rythme de sa campagne de 2017, quand, dans cette même dernière ligne droite, elle avait porté le candidat de l'ex- Front de Gauche au seuil des 20 %.
Face à un Emmanuel Macron crédité de 27,5 % (- 6,5), et à une Marine Le Pen à 20% (+ 5), qui semble définitivement avoir pris l'ascendant sur Eric Zemmour (10 %, -1), la "tortue sagace" est désormais un client sérieux pour le second tour, à quelques coudées d'une qualification qui replacerait la question sociale au cœur de la campagne présidentielle.

"Le printemps Mélenchon", titrait lyriquement "Libération" dès le lendemain matin.
"Il n’y avait pas eu un seul moment intéressant dans la longue présentation programmatique du candidat Emmanuel Macron jeudi ; il n’y eut pas un seul moment ennuyeux dans le long discours du candidat Jean-Luc Mélenchon ce dimanche", commentait ainsi son éditorialiste.
"Plus de 100 000 personnes emplissaient la place de la République à Paris, selon les organisateurs, et même les analystes politiques les plus prudents peuvent convenir qu’il s’agissait là du plus grand rassemblement politique depuis le début de cette morne campagne. Saluant joliment et avec autant de lyrisme la foule immense et l’équinoxe de printemps, Mélenchon donna presque l’impression que ces entités s’étaient toutes deux déplacées pour le soutenir" (éditorial de Dov Alfon, Libé 21 mars). Evidemment, il y avait ensuite quelques vacheries, blablabla Poutine, in caude venenum.


Laurent Joffrin, l'ancien directeur de "Libé", avait d'ailleurs signé, quelques jours plus tôt, une tribune au vitriol dans "le Nouvel Obs" : "Mélenchon, le vote inutile". Euh... Il faut dire que Joffrin, pensionné, co-écrit actuellement les discours d'Anne Hidalgo (PS). Mais quand on est devenu le porte- plume d'une candidate créditée de ... 1,5 % dans les sondages, on devrait peut-être se montrer un peu plus prudent avec l'usage de certains mots. Par exemple, "utile" et "inutile".

Tout le monde reconnait que Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui, de très loin, le candidat le mieux placé à gauche. Le seul à pouvoir peut- être accéder au second tour. En 2017, il ne lui avait manqué quelques centaines de milliers de voix. Qu'en sera-t-il en 2022 ?
 Entre les campagnes de 2017 et 2022, comparaison n'est toutefois pas raison.
 En 2017, J-L Mélenchon était le candidat commun du Front de Gauche, porté à la fois par l'alliance de La France Insoumise et du Parti Communiste Français. En 2022, le PCF a son propre candidat, Fabien Roussel, crédité de 4 % des voix.
 Je doute qu'il dépasse au final de résultat de Robert Hue en 2002 (3%), mais Roussel aura médiatiquement pu exister le temps d'une campagne électorale.
 Faire le double des voix du PS semble suffire à son bonheur, et justifier ainsi son optimiste slogan de campagne : "Les jours Heureux".
 Tant mieux pour lui.

En 2017, Mélenchon disposait, dans la dernière ligne droite, d'un large "réservoir de voix" chez Benoit Hamont, alors candidat commun du PS et des Verts, dont il siphonna en quinze jours la moitié des électeurs, pour le laisser tout seul en slip à moins de 7%. En 2022, tous ses concurrents à gauche sont déjà à fond de cale dans les sondages (Jadot, 4,5 %, Hidalgo et Poutou, 1,5 %). Et mis à part peut-être Roussel (3,5 %), qui pourrait encore perdre là un petit point au nom du "vote utile", ce n'est pas dans ces abreuvoirs asséchés que La France Insoumise pourrait pêcher les voix qui lui manquent. D'autant que, si le divorce avec le PCF s'est plutôt passé "à l'amiable", et si les relations avec le NPA de Poutou restent plutôt cordiales (ils se sont encore récemment croisés à l'enterrement d'Alain Krivine, le fondateur de la LCR trotskiste), les relations avec Anne Hidalgo et Yannick Jadot semblent devenues carrément détestables.

Au point que, ces dernières semaines, ces deux candidats semblent avoir fait de leur "anti-mélenchonisme" primaire leur principal axe de campagne. Mélenchon a aujourd'hui plus de poignards florentins et de flèches d'Arumbayas dans le dos qu'un porc-épic à la saison des amours. Comme dit le dicton populaire : "Mon dieu ! Protégez-moi de mes "amis", mes "ennemis"... je m'en charge!".

Hidalgo a ainsi traité Méluche "d'agent de Poutine", et Jadot, bavant de haine après "le meeting pour la paix" de Mélenchon à Lyon, s'est cru autorisé à clamer : "Jean Jaurès doit hurler dans sa tombe ! Être associé à quelqu'un qui a toujours considéré que l'Ukraine devait disparaître au profit de la Russie. Vous imaginez Jean Jaurès défendre les bombardements des populations civiles en Syrie ? Vous imaginez Jean Jaurès défendre l'assassinat des opposants politiques en Russie ? Vous imaginez Jean Jaurès défendre des crimes de guerre ? " (Yannick Jadot, Sud Radio, 7 mars 2022).
 Des extraits injurieux qui pourraient figurer, dans leur intégralité, au Panthéon de la diffamation en politique.
 Voilà donc Mélenchon repeint ici en "traître à la patrie", lui qui me semble plutôt "franchouillard", en "ami de Poutine", lui dont les amis russes, opposés au régime, sont tous en prison ou en exil, et même en serial killer défendant des crimes de guerre, lui qui a toujours combattu toutes les guerres.


Quant à Hidalgo et Jadot... Ces deux petites personnes sont visiblement plus préoccupées de "justifier" leur ralliement à Macron au second tour, dans tous les cas de figures, que de défendre un programme éco-socialiste et populaire. Tant pis pour elles, et tant pis pour nous. Dans un coin de l'enfer, Emmanuel Vals attend ses nouveaux copains.

Les cinq points qui manquent à Mélenchon, c'est donc d'abord chez les abstentionnistes que l'Union Populaire devra aller les chercher, avec les dents, au porte à porte, dans les barres des quartiers populaires et au fond des campagnes paupérisées.


Chez ces exclus et ces allocataires qui se sont convaincus que "la politique", après tant de mépris et de promesses non-tenues, n'était jamais là que pour collectivement les entuber. Chez ceux et celles qui avaient enfilé un gilet jaune pour occuper les ronds-points, et que Macron a massivement fait taire, éborgner et matraquer. Chez ces travailleuses pauvres, dont les comptes sont toujours vides le douze du mois.
 Chez ces travailleurs des chantiers et des champs, dont Macron voudraient repousser la pension à soixante-cinq ans – alors que le quart d'entre eux seront morts avant d'en avoir soixante deux.
 Cette majorité sociologique d'artisans et de salariés, qui est majoritaire dans tous les pays industrialisés, mais qui trouve rarement un parti politique qui porte et défende ses intérêts collectifs.


Et voilà pourquoi le programme de "l'Avenir en Commun", co-rédigé avec eux et des centaines d'acteurs de terrain, est un bien collectif aussi précieux pour l'Union Populaire.
 Et voilà pourquoi, depuis plus de deux ans, les caravanes de la France Insoumise sillonnent toute la France pour appeler les habitants des quartiers populaires et les abstentionnistes à s'inscrire sur les listes électorales.


Pour que cette "majorité sociologique", invisibilisée, devienne enfin une majorité politique.

Privée du soutien du PCF, et face à l'hostilité de cette gauche institutionnelle macron-compatible, La France Insoumise a crânement joué "l'alliance à la base", en mettant sur pied un "Parlement de l'Union Populaire", dont elle a confié les clés et la présidence à Aurélie Trouvé, qui fut longtemps la porte-parole nationale d'ATTAC-France, et qui n'est pas membre de LFI.


Quand j'ai appris la naissance de ce bazar, le Parlement Machin, j'avais craint de voir naître une nouvelle usine à gaz, un "comité Théophile de soutien" un peu formel, où l'on exhiberait quelques potiches médiatiques le temps d'une campagne électorale. Il semble que je me sois trompé. Car si l'Union Populaire rassemble bien, des syndicalistes, des écologistes, des communistes, des socialistes de gauche, des intellectuels, des artistes... , c'est avec la volonté de structurer la chose dans la durée, plus "mouvement" que "parti", et de la doter de réels pouvoirs de proposition politique. Pour défendre et appliquer, de la commune à l'Elysée, le programme de l'Avenir en Commun.
 Et pour "dépasser" l'actuelle structure de La France Insoumise, comme la France Insoumise elle-même, avant cela, avait "dépassé" la petite structure / creuset du Parti de Gauche.

On trouve dans ce Parlement des gens comme Azzédine Taïbi (le maire de Sens, qui était proche de Benoit Hamont), Thomas Portes (l'ancien porte- parole de Sandrine Rousseau), Annie Ernaux (écrivain), Bruno Gaccio (humoriste et producteur), Huguette Bello (présidente de région de l'Ile de La Réunion), Christophe Aguiton (militant de nombreuses causes), Ameyric Caron (militant de la cause animale), Susan Georges (ATTAC), Claire Lejeune (militante écologiste), Ignacio Ramonet (journaliste), Barbara Stiegler (philosophe), ... et des dizaines d'autres syndicalistes et militants de terrain.

Voilà pour la sociologie, le programme et les alliances. Pour ce qui est de la tactique, Mélenchon et l'Union Populaire ont visiblement choisi de transformer ces trois dernières semaines de campagne en référendum "pour ou contre" Macron. Ils y ont été bien aidé par Macron lui-même, qui, en planant sans doute sur ses 30% d'intention de vote, s'est cru autorisé, jeudi passé, à présenter et défendre un programme radicalement antisocial.


Alors que, sous le premier quinquennat du "Président des Riches", les cent plus grosses fortunes de France avaient déjà plus que doublé leur patrimoine, en pleine pandémie, il veut imposer un mi-temps de "travail obligatoire" (et gratuit) aux malheureux qui "bénéficient" du RSA (565,34 euros par mois). Le mépris et la violence de classe dans toute son horreur.

Mélenchon a dès lors beau jeu d'aligner, point par point, son programme face à celui de Macron (qui est d'ailleurs souvent aussi, sur le terrain social, celui de Le Pen).


La pension à 60 ans... contre la pension à 65 ans.


Le SMIC à 1400 euros, dès le mois de mai, plutôt que... rien.

Un revenu d'existence de 1063 euros pour les étudiants contre... rien.


Les soins médicaux gratuits chez l'ophtalmo... contre les éborgneurs de gilets jaunes en série.


Une révolution fiscale où, en-dessous de 4000 euros, tout le monde payera moins d'impôts... mais où, au delà de 12 millions, l'état prendra tout ! Est-il en effet "normal" qu'en France, les 5 personnes les plus riches possèdent aujourd'hui d'avantage de richesses que les 22 millions de Français les plus pauvres?


Une France fière de la créolisation de sa république universaliste, contre le racisme systémique d'une police parfois post-coloniale.


Une VI ème République, qui pourra refonder la démocratie et le contrat social à travers une Constituante, ... contre la monarchie présidentielle de la Vème.


Et tant d'autres choses.
 Planifier la sortie du nucléaire et organiser la bifurcation écologique.
 Mettre fin à la souffrance animale dans les élevages industriels. Interdire le Glyphosate. Créer 500.000 places de crèches. Refaire l'isolation d'au moins 700.000 logements par an.
 Inscrire la "règle verte" dans la Constitution : ne jamais prélever à la nature plus que ce qu'elle est en état de reconstituer. Et il y a vingt-six livrets thématiques comme cela !

Tout cela ressemblerait presque à une foire aux miracles, à un festival de "demain, on rase gratis", si, comme en 2017, la France Insoumise et l'Union Populaire n'avaient, avec l'aide de dizaines d'économistes et de hauts fonctionnaires, budgétisé l'ensemble de ce programme. Mélenchon est d'ailleurs le seul à s'être livré ce type d'exercice avant l'élection présidentielle. Un programme qui "coûterait" 250 milliards d'investissements massifs, mais qui en "rapportera" 270 en activités, impôts et cotisations sociales. Les cartes sont donc sur la table. Car il ne s'agit pas de faire des "effets d'annonce", mais de gouverner, de mettre en œuvre un programme qui devra "vraiment" être appliqué. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer!

Si l'on s'arrête à la photographie politique du moment présent, tout cela ressemble furieusement à un épisode de "mission impossible". Avec un Macron sondé à plus de 30%, une extrême-droite qui s'en partage 30 autres, entre la Blonde et Zorglub, plus la Pécresse qui vous en enquille encore 10 autres points dans les gencives, plus cette gauche qui, on l'a vu, n'est pas la dernière à parfois tirer dans le dos de son meilleur candidat. Si la situation vous semble parfois désespérée, songez aux homards qui attendaient la mort dans les aquariums des cuisines du Titanic. Finalement, ce sont eux qui ont bouffé les cuisiniers. Et à la fin, comme dit Ruffin, c'est nous qu'on gagne.

Voici comment les choses se présentent aujourd'hui concrètement. La "seule" chose que l'Union Populaire doit faire, dans les trois semaines qui viennent, c'est reprendre trois ou quatre points à Marine Le Pen. Pas facile, car elle aussi est en légère hausse, en profitant mécaniquement du plantage des campagnes de Pécresse, vraiment trop neuneu, et de Zemmour, vraiment trop "boy's band" facho.


Pour Mélenchon, pas facile donc, mais possible, de se qualifier pour le second tour, avec un ticket d'entrée qui se devrait se négocier autour de 19 %. Et une fois ce seuil franchi, si c'est Mélenchon qui le franchit, c'est une autre élection qui commence. Car absolument tous les repères politiques de ces cinquante dernières années seront alors immédiatement pulvérisés. Vous verrez des choses qui vous sembleront incroyables. J'imagine assez bien, par exemple, une Ségolène Royal soutenir Mélenchon, et un François Hollande (ou un Jadot) soutenir Macron.


L'extrême-droite elle-même serait complètement déboussolée, et son électorat partagé entre ses intérêts de classe immédiats et les phantasmes idéologiques de ses chefs. On se trouverait alors là dans une "vraie" situation "populiste" à la latino américaine, avec d'un côté un programme franchement de "droite", soutenu par tout l'establishment, et de l'autre, un programme franchement "de gauche", politiquement minoritaire, mais pouvant s'appuyer sur une large majorité sociologique.


Tout dépendra dès lors de la mobilisation, dans les urnes, des classes populaires et de la jeunesse, et du choix de société que feront, entre Macron et Mélenchon, toutes les classes intellectuelles intermédiaires. Pour finalement arriver à la case "Mélenchon président!", d'accord, il faudrait passer par un trou de souris, trop petit sans doute pour laisser passer une tortue, même "sagace". Mais comme l'écrivait Mark Twain, "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait !". Et c'est ainsi aussi qu'on écrit l'histoire, car aucune révolution au monde n'a jamais semblé possible deux heures avant qu'elle n'éclate.

Claude Semal le 21 mars 2022

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