Selon MEDIAPART Gilles Carrez affirme être de bonne foi. Il le dit à plusieurs reprises dans des termes curieux. Notamment : "La seule chose qui m'ennuie, c'est que dans cette affaire je suis complètement de bonne foi." Mais si l'on est de bonne foi, on ne doit pas en être ennuyé mais au contraire se rassurer de l'être. Il aurait alors dû dire : "La seule chose qui compte, c'est que dans cette affaire je suis complètement de bonne foi." Alors, de bonne foi ou pas ? En tout état de cause sa défense apparaît curieuse.
Pour un spécialiste des questions fiscales il se montre bien peu combatif face à la perspective d'un redressement au titre de l'I.S.F. ce qui pourrait laisser sous-entendre, soit qu'il a "tenté le coup", soit qu'il a été particulièrement négligeant. Il dit en effet : "si les services fiscaux estiment que je dois basculer dans l'I.S.F., je ne vais pas discuter. Je vais l'appliquer, je ne saisirai pas la juridiction administrative. Ce n'est pas un drame."
Notre spécialiste de la fiscalité aborde la question de la SCI que son épouse et lui-même ont constituée. Il semble ignorer que si la SCI présente des avantages, elle a aussi des inconvénients. Sinon tous les biens immobiliers seraient en SCI ! Il nous parle d'un abattement de 30 %, soit 150.000 € au titre de la résidence principale : cet abattement, qui n'a pas lieu d'être puisque le bien est en SCI, concerne-t-il tout l'immeuble qui comprend également le local de la pharmacie oubien uniquement l'appartement ? Enfin, il veut arguer devant l'administration fiscale du fait que le local commercial serait un bien professionnel non soumis à l'I.S.F. Sauf que le local commercial ne doit pas être confondu avec le fonds de commerce de pharmacie. Le local appartement à la SCI, il n'est pas un bien professionnel exonéré d'I.S.F. Seule la pharmacie est exonérée d'I.S.F.
Pour un législateur fiscal spécialiste de l'I.S.F. cela laisse songeur.