Et si Mozart avait été une femme ?

Et si Mozart avait été une femme ?

 

Mozart, Beethoven, Schubert, Haendel, tous des hommes, mais aussi Modigliani, Rubens, Delacroix, Cézanne, et beaucoup d'autres.

 

Pourquoi, tout au long des siècles, l'histoire n'a-t-elle retenu que des noms d'hommes à travers l'histoire de l'art. Il n'est guère que la littérature pour avoir perpétué des noms de femmes, et encore, si peu.

 

Les femmes de notre histoire, et avec toutes les discriminations portées par un système social qui faisait la part belle à la classe dominante, n'ont elles pas appris la musique, la peinture, la poésie, en un mot l'art, avec tout ce qu'il véhicule comme message ?

 

Pourquoi n'en reste-t-il à peu près aucune trace ?

 

On peut estimer qu'effectivement, au-delà des discriminations d'un système de caste, il y a eu aussi une sévère discrimination sexiste, et le cri de révolte porté aujourd'hui par nos mères, nos sœurs, nos filles, nos amies, trouve là toutes ses racines. La discrimination est ancienne, enracinée, collée à notre mémoire collective, et la prise de conscience prendra du temps. Part féminine, part masculine, l'humanité est réunie par un formidable point commun, c'est le mot HUMANITE. Femmes, hommes, marchons dans ce sens. L'humanité n'a pas de sexe, et elle répartit à parts égales le talent et le génie.

 

Si Mozart avait été une femme, de grands opéras, La flûte enchantée, Don Juan (hum), Les noces de Figaro, et tant d'autres, de merveilleuses symphonies, un fabuleux Requiem, tous ces trésors auraient été perdus. Combien de trésors ont été perdus à jamais par discrimination sexiste ? Interrogeons nous.

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