CHLORDECONE : action collective conjointe contre l'Etat

Extraits du préambule de la constitution de 1946 11. La Nation garantit à tous (...) la protection de la santé, la sécurité matérielle.

Devant la disparition d’une partie des archives du Ministère de l’Agriculture relatives à l’autorisation de l’usage de ce pesticide organochloré aux Antilles entre 1972 et 1993, le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) et l’association VIVRE ont porté plainte auprès du procureur de la République de Paris, le 17 juillet 2019, pour déterminer à qui profite le crime.

Rappelons, que le chlordécone présente une triple caractéristique :

Le Chlordécone affecte plus de 90 % de la population antillaise, notamment en raison de la pollution permanente des eaux, de la faune et de la flore. C’est toute la chaine d’alimentation locale qui devient suspecte car il se cache dans les aliments de première nécessité. En effet, il est inodore et sans saveur, ce qui le rend indétectable pour le consommateur.

Devant cette situation inédite, rendue possible par le maintien de pratiques coloniales, le CRAN et l’association VIVRE ont confié à Me Christophe LEGUEVAQUES le soin de lancer une action collective conjointe.

Lors de l'audition devant la Commission d'enquête parlementaire, Me Christophe LEGUEVAQUES a dénoncé

"au-delà d'un crime d'Etat, nous sommes en présence d'un crime colonial".

Action Chlordécone - Commission d'Enquête Parlementaire Chlordécone © Plateforme MySMARTcab

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