Corruption et violence portent la gauche au pouvoir à Mexico

Au Mexique, le vainqueur de l’élection présidentielle de dimanche, Andrés Manuel Lopez Obrador, dit avoir la solution pour éradiquer la corruption et l‘impunité qui l’entoure. Les détracteurs d'Andrés Manuel Lopez Obrador, qui ont cherché à le présenter comme laxiste, voire bienveillant envers la criminalité organisée, n'ont pas été pris au sérieux par un électorat littéralement conquis.

Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador, après l'annonce de sa victoire à l'élection présidentielle mexicaine © AFP Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador, après l'annonce de sa victoire à l'élection présidentielle mexicaine © AFP

Au Mexique, le vainqueur de l’élection présidentielle de dimanche, Andrés Manuel Lopez Obrador, dit avoir la solution pour éradiquer la corruption et l'impunité qui l’entoure. “Il en va du développement productif du pays, et de l’endiguement de la violence criminelle qui le ravage”, selon lui. Ce leitmotiv a aussi permis la construction d’une campagne rassembleuse, pourfendant les injustices sociales tout en évitant de donner raison aux caricatures le faisant passer par un "nouveau Chavez" d'Amérique latine.

D'autres exercices de dénigrement ont émaillé cette campagne particulièrement agressive, présentant M. Lopez Obrador comme laxiste, voire bienveillant envers la criminalité organisée. L’accusation, qui s’appuie sur une déclaration concernant la possible“amnistie”de petits producteurs et trafiquants de stupéfiants, a été abondamment relayée par l’équipe de son principal rival, Ricardo Anaya, issu du Parti action nationale (PAN).Mais il n’a pas été difficile pour M. Lopez Obrador d'ignorer le vacarme diffamatoire créé par ses rivaux, tant il avait l’avantage sur les candidats liés au parti de la force, qui a perdu la guerre lancée il y a plus de dix ans contre le“narcotrafic”.

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