Collectif CAMédia
Abonné·e de Mediapart

4 Billets

2 Éditions

Billet de blog 16 févr. 2011

9 février Soirée "Karachi" à Marseille

Collectif CAMédia
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

© 

Le monde bouge ce soir-là au sud de la Méditerranée pendant que nous nous efforçons de semer quelques graines de réseau médiapartien à Marseille. Quelques abonnés nous ont rejoints , quelques non abonnés aussi qui n’en pensent pas moins que ça suffit et que pour faire bouger les choses il est indispensable de connaître ces choses. Besoin de savoir, besoin d’agir, besoin de repérer les nœuds de contradiction les plus flagrants de notre régime. Dégoût face à ce flot violent de corruption drapée dans la langue de plomb des oligarchies politiques et médiatiques.

Sous les lustres chaleureux et l’accueil empressé de nos hôtes du Café Equitable, comme si nous étions déjà des amis de vieille date, la préparation de la soirée perturbe à peine la déambulation des habitués d’une table l’autre, petits carrés de cette vie relationnelle intense dont se demande parfois en traversant les villes si elle existe encore en dehors des musées de civilisation ou en-dehors de l’humanité acheteuse collée à son caddie.

L’écran descend d’une poutre, les chaises surgissent du fin fond de la salle, l’ordinateur clignote déjà ses procédures et le verre est déjà sur la table pour trinquer au jus d’abricot à la vigilance citoyenne.

Le cours Julien a vieilli. Il est clair qu’il est sorti depuis longtemps de la case projets des responsables politiques de cette ville. Les quelques superstructures de velléités artistiques bricolées à l’économie n’ont résisté au temps que l’espace d’un matin lointain. C’est dire que le soir sous les lumières terreuses de la ville il n’en reste que des squelettes lépreux où s’imagine sans peine un échange intensif de drogues. Trop loin sans doute d’Euroméditerranée.

En plein milieu du cours Julien ce Café Equitable a pris le relais de la librairie Païdos dans l’animation de la pensée, le plaisir du partage et le plaisir d’être ensemble entre gens qui font encore société. C’est là que nous avons choisi de rencontrer sympathisants présents ou futurs de Médiapart autour de l’affaire Karachi. L’affaire Karachi comme révélateur de l’incertaine distance « avec les régimes corrompus» et des trous noirs de notre république malade. Dictateurs, régimes corrompus, écarts titanesques entre les riches et les pauvres. Avez-vous remarqué comme nos journalistes de grande diffusion parlent bien des aspirations à la liberté... pourvu que ces aspirations circulent sous d’autres cieux ?

Que sait-on de l’affaire Karachi en écoutant ces mêmes médias ? Quinze morts, des ennuis judiciaires pour quelques figures de proue de notre libéralisme… mais encore ! C’est là que commence l’enquête.


Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

Les articles les plus lus
Journal — Financement de la vie politique

À la Une de Mediapart

Journal
Le passe vaccinal définitivement adopté sous les invectives
Avec 215 voix « pour » et 58 « contre », le projet de loi « renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire » a été adopté par le Parlement dimanche, lors d'un ultime vote des députés. Après de nouveaux débats houleux sur l’utilité et la proportionnalité de sa mesure principale : le remplacement du passe sanitaire par un passe vaccinal.
par Joseph Confavreux
Journal — Littérature
Éric Vuillard : « La narration politique, c’est de la mauvaise littérature »
Dans son dernier récit, « Une sortie honorable », l'écrivain aborde la guerre d’Indochine, largement reléguée dans la mémoire nationale, et le cadre politique et financier qui l’a soutenue. Entretien sur la politique, l’histoire et la littérature.
par Joseph Confavreux, Ellen Salvi et Lise Wajeman
Journal
« L’esprit critique » : autour des ouvrages d’Éric Vuillard, Joshua Cohen et Julia Deck
Notre émission culturelle hebdomadaire débat du récit « Une sortie honorable », d’Éric Vuillard, de celui intitulé « Les Nétanyahou », de Joshua Cohen et du roman « Monument national », de Julia Deck.
par Joseph Confavreux
Journal
La faim, seule certitude dans le chaos afghan
Au sixième mois de leur prise du pouvoir, les talibans hésitent entre davantage de répression et une très relative modération. Sur la scène internationale, ils n’ont marqué aucun point. À l’intérieur, la famine menace toutes les provinces.
par Jean-Pierre Perrin

La sélection du Club

Billet de blog
Les rendez-vous manqués de la gauche avec l’école (1/2)
Si l’on veut faire progresser la cause de l’école, il faut faire un bilan complet des politiques scolaires de la gauche quand elle était au pouvoir mais aussi lorsque, dans l’opposition, elle tentait de faire avancer son propre agenda.
par Françoise Clerc
Billet de blog
De la grève, de l'unité syndicale et de sa pertinence
Attention : ce billet n'est pas anti-syndicaliste. Il sera peut-être qualifié comme tel par des gens qui ne savent pas lire. Je laisse volontiers ceux-là dans leur monde noir et blanc. Je suis syndiqué et j'invite tout le monde à l'être. Sans syndicats nous mourrons. On n'aimerait juste pas mourir avec. 
par Jadran Svrdlin
Billet de blog
Absence ou absentéisme : le management néolibéral par les mots
A propos des enseignants non remplacés, absentéisme ou absence ? Un glissement lexical qui traduit la volonté néolibérale d'utiliser insidieusement le discours pour modifier les représentations du travail et augmenter les exigences faites aux travailleuses et travailleurs.
par Paul DEVIN
Billet de blog
La lutte continue !
La lutte continue ! Mais il ne suffit pas de l’énoncer, il faut la faire vivre. Ce n’est que dans la continuité de la mobilisation que nous parvenons à obtenir des avancées, si petites soient-elles. En cette année de présidentielle, les citoyens ont tout intérêt à profiter de cette période pour se rendre visibles et audibles pour faire avancer leurs revendications et apostropher un gouvernement réfractaire aux avancées socio-économiques à destination des petits salaires.
par aeshloi2005