les changements du climat et notre planete

Réduire les changements climatiques aux seules émissions de gaz à effet de serre est un raccourci contraire a l'esprit du "sommet de la terre" tenu à Rio en Juin 1992.Que reste-t-il des accords de Paris.Quels sont les projets importants approuvés par le Fond Vert Climat pour les pays en développement Aujourd'hui nous consommons plus de ressources naturelles qu'il ne s'en régénère.

Changer le monde pour changer le climat

Réchauffement de la planète : améliorer d’abord le climat politique

Un forum mondial pour préserver la planète et le climat

Le CO2 et d’autres co-accusés

Il n’y a pas que le dioxyde de carbone

De l’air pur pour les affamés de la planète

 

 

 

 

Avec ses 40 000 participants attendus du monde entier, la méga conférence de Paris le Bourget sur le climat était d’emblée annoncée comme déterminante pour l’avenir de la planète, alors même que ses véritables enjeux n’arrivent pas à masquer une toile de fond d’intérêts divergents.  S’agit-il vraiment, comme on veut nous le faire croire, de sauver la planète à travers une magique formule de réduction des émissions de gaz a effet de serre et notamment le plus connu d’entre nous à savoir le « célébrissime »CO2, présenté quasiment comme la seule menace imminente sur le climat ?

Eh bien oui, c’est en tout cas ce qu’on veut bien nous faire croire avec, à l’appui, force démonstrations graves et alarmantes  rendues périodiquement par le GIEC, ce Groupe de sommités mondiales constitué par les Nations Unies pour ausculter notre planète et nous livrer un bilan de santé  guère reluisant. Le dernier en date ne pouvait naturellement être en reste : il est proposé ni plus ou moins d’éviter une augmentation de la température à la surface de la planète de plus de 2 degrés voire même 1,5 degré  sous peine de catastrophe à échelle planétaire. C’est en fait un peu comme si on nous disait que les perturbations passées sont plus ou moins tolérables et que nos émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre sont à ce jour a un niveau acceptable et qu’il s’agira d’éviter d’aller au-delà.

 

Je dois avouer, pour ma part, que la méthode et les voies et moyens utilisés pour définir ce seuil critique ont fait naître chez moi un sentiment de perplexité.  Ayant été confronté à la construction de modèles mathématico-statistiques pour la prévision du temps, je ne peux en effet m’empêcher de constater que ces modèles, nourris principalement par des données sur l’augmentation des concentrations de CO2, ne tiennent pas compte de paramètres externes -auxquels je ferai référence plus loin- et susceptibles d’influer eux aussi sur le climat.  En substance, un modèle ne réagit qu’aux données qu’on veut bien lui injecter !!! Une idée s’insinue alors dans mon esprit, qui m’autorise au moins à supposer –pour ne pas en dire plus- que nous sommes en présence d’un seuil accommodant les uns et les autres. Une donnée passée à la pierre à poncer, histoire de ne pas trop effaroucher les tenants du tout- développement, des lobbies puissamment activistes et capables de peser d’un poids très lourd dans la prise de décisions,  à commencer par ceux puissants du pétrole, de l’industrie, de la finance, et j’en passe.

Il va de soi qu’a travers  ces déclarations de bonne foi (Honni soit qui mal y pense), c’est le constat d’échec qui est fait du Protocole de Kyoto, lequel, comme tout le  monde le sait, n’a été qu’un patchwork de ‘‘ mesurettes’’ destinées à se donner bonne conscience et que l’on s’affaire plutôt au chevet de la planète…Mais bon, qu’à cela ne tienne, cela peut procéder de bonnes intentions… 

 

Mais à vrai dire, mon propos est tout autre et mon esprit de météorologue incorrigible me pousse à poser quelques questions lancinantes. En effet il ne me viendra nullement à l’idée de contester que les gaz à effet de serre sont une menace sérieuse qui pèse sur la planète. Pourquoi encourir une accusation de crime de lèse-majesté qui me sortirait de l’orbite des têtes bien pensantes. Qu’a cela ne tienne, je m’y risque car, à mes yeux, c’est une question fondamentale de savoir pourquoi, aujourd’hui, le seul sujet crucial pour la survie de la planète est la réduction impérative des émissions de gaz a effet de serre, avec un sous-entendu effrayant  de destruction de notre terre… Etant entendu et martelé qu’il y va de notre survie et de celles de toutes les espèces vivantes…

 

C’est la question mère qui doit guider toute notre réflexion en la matière et elle laisse peu de place à toutes les autres interrogations qui défigurent impunément notre planète, met une sourdine aux  cris d’alarme de toutes les organisations écologiques et autres quant aux pollutions massives, les dégradations répétées, l’épuisement de nos ressources naturelles, la disparition de milliers d’espèces végétales et animales, l’ envahissement de nos espaces naturels par des projets de plus en plus gigantesques, une économie mondiale dévorante , des conflits régionaux tout aussi délétères et dangereux pour l’avenir de l’humanité, de nouvelles formes de nationalisme ,de populisme et de replis identitaires dignes des siècles précédents…

  

Oui, oubliez tout cela, le CO2 est infiniment plus dangereux que tout le reste et si notre climat est en train de changer dangereusement il est le seul responsable de la disparition annoncée de notre planète.

 

La Conférence de Rio en 1992 justement appelée « Sommet de la Terre » avait bien soulevé d’immenses espoirs pour une prise de conscience de tous les problèmes à échelle planétaire qui nous menacent.

 

Mais en dehors des Conférences sur le Climat de Copenhague et celle toute récente de Paris,  Il n’y a plus eu depuis un regroupement de chefs d’Etats du même gabarit, même si toutes les cinq années on s’essaye a faire le point sur toutes les promesses formulées en 1992. Un peu comme si Rio avait été le point culminant et que depuis les choses ont été bien prises en main.

Il y a eu bien sur naissance de plusieurs Conventions et Protocoles accompagnés de la création d’un Fonds Mondial pour l’environnement doté de quelques milliards de dollars tout juste utiles a pratiquer du saupoudrage.

 

 

 

 

 

Aussi avant de parler des changements qui affectent le climat il ne serait pas superflu de s’essayer à analyser quelques paramètres qui pourraient l’influencer.

 

En effet il est tout de même curieux de considérer que les émissions massives de gaz a effet de serre influencent le Climat qui a son tour influence notre Planète et que le sens inverse ne serait pas tout aussi vrai. A savoir que le Climat fait partie intégrante de la terre et que par conséquent une foule d’éléments interagissent pour former des équilibrés certes complexes mais tout aussi harmonieux.

 

Notre Planète possède une dynamique animée de paramètres physiques, chimiques, biologiques et bien d’autres encore et le Climat ne constitue qu’un élément, certes important, parmi tant d’autres. 

Si bien sur les petites perturbations à l’échelle locale ont peu de résonnance globale, il n’en est pas de même pour celles se produisant à échelle régionale ou planétaire.

A ce titre les exemples ne manquent pas et méritent un détour.

 

1-Le bilan radiatif solaire qui, pour tout météorologue ou climatologue, constitue un paramètre fondamental dans la construction du temps et par voie de conséquence le climat:

La réduction en moins de cent ans de plus d’un tiers de notre couverture forestière et qui au delà de la capacité réduite d’absorption du CO2 a un impact infiniment plus important sur la réflexion du rayonnement solaire communément appelé l’albédo. Les nombreuses infrastructures telles que  les mégapoles, villes, aéroports, réseaux de transport, surfaces agricoles … ont durablement changé le visage de notre planète et influent directement sur le rayonnement solaire. Ne serait-il pas intéressant d’essayer au moins d’estimer l’impact du bilan radiatif solaire modifié, sur nos climats ?

D’une égale importance serait le comportement des vents face à ces modifications profondes d’espaces lorsque l’on sait que leur dynamique varie selon la topographie rencontrée. A titre d’exemple, les vents remontant les flancs de montagne tel que le foehn ayant inspire le regrette Mouloud Mammeri)  transportent de l’humidité en fonction de la nature des pentes qu’ils rencontrent et influent en conséquence sur les conditions météorologiques induites. Pourtant, à ce jour, la forêt, au titre des changements climatiques, n’est définie qu’en tant que puits de carbone, mais a contrario non comme une donnée pouvant agir sur les paramètres météorologiques. Etrange…

2-Les sources de chaleur multiples rejetées quotidiennement a travers les milliers d’ aéronefs qui survolent nos cieux, les centaines de millions de moyens de transport(allant des simples véhicules a deux roues aux grands ensembles de transport en commun), les innombrables industries de par le monde, les ensembles d’habitation et de travail pour des besoins de chauffage …Cette pollution thermique est incontestablement largement responsable de la création de microclimats dans les grandes agglomérations.

Aussi la juxtaposition d’un nombre phénoménal de ces microclimats n’induit-elle pas une influence sur le climat global ?

Si cet élément n’a jamais été remis en cause il est quand même curieux que la pollution thermique induite de par le monde et ce quelle que soit l’énergie utilisée, fut-elle la plus propre ne semble pas être comptabilisée dans l’augmentation des températures a la surface de notre Planète.

Aussi la question qui se pose est de savoir si la chaleur produite par des énergies autres que fossiles se dissipent-elles sans impact sur notre environnement.

Je n’oserais pas bien sur poser aussi la question concernant les conditions de production de toutes les énergies nouvelles comme par exemple les bio carburants dévoreurs de grands espaces agricoles.

3-La désertification, de rampante dans certaines parties du globe, à galopante dans d’autres (par exemple, le Maghreb), au-delà du stress additionnel causé par l’augmentation de la température globale,  est due pour large part à une  surexploitation des maigres ressources végétales et hydriques (exemple la zone sub-saharienne). Là, également, le comportement des vents dominants, les profils de température, les taux d’humidité, la pression atmosphérique, le bilan radiatif solaire…sont largement influencés et ne peuvent, à mon sens, qu’avoir un impact global.

En dépit des nombreuses conférences mondiales sur la désertification tenues dans les années passées  et des nombreux cris d’alarme entendus ici et là, la désertification est subitement reléguée au rang de victime des changements climatiques et n’est pas perçue comme un facteur d’influence sur ces mêmes changements climatiques. Et pourtant l’extension de ces déserts durant le siècle dernier a atteint une dimension régionale, voire planétaire, surtout lorsque l’on sait qu’un désert tel que celui du Sahara a mis des milliers d’années à se constituer, tandis que l’homme en une poignée de décades a réussi le prodige de l’étendre d’au moins vingt pour cent de sa superficie initiale.

4-Les dégradations de notre écosystème, en plus des forêts à savoir des milieux tels que nos fleuves  et nos rivières envahis par des rejets chimiques de plus en plus importants, de plus en plus agressifs alors qu’ils sont considérés à juste titre comme les artères et les veines de notre planète. Le constat est ici des plus inquiétants. Nos terres agricoles sont submergées par des pesticides, engrais de toute nature, à un degré tel que nombre d’entre elles sont stérilisées à jamais. Nos sols et sous- sols sont  pollués par des dépôts de substances chimiques de synthèse  qui, de surcroit, rendent le recours au nettoyage impossible en raison de coûts faramineux…

Comment, dans ces conditions, éluder la question lancinante de savoir si la composition chimique de nos milieux modifiée par tous nos rejets, par la dégradation lente de déchets de matières composées, pratiquement inconnues pendant l’ère préindustrielle, n’amènerait pas des changements de comportement de certains paramètres météorologiques tels que l’ humidité ?

5-Notre pauvre atmosphère est le réceptacle de multiples rejets gazeux générés majoritairement par l’industrie mondiale, et survolée quotidiennement par des milliers d’aéronefs qui sont sources de rejets chimiques tels que les dioxydes d’azote (qui faut-il le rappeler étaient un temps soupçonnés d’endommager la couche d’ozone). Cette atmosphère dont la composition chimique a été soudainement modifiée, ne va-t-elle pas apporter sa contribution dans la dynamique du temps météorologique ?   

Comment occulter le rôle de ces  noyaux de poussière aussi nombreux que diversifiés qui jouent un rôle prépondérant dans l’accrétion des gouttes de pluie et qui, grâce aux vents, les transportent à de très grandes distances ? Ces poussières dont certaines sont issues d’activités humaines, n’ont-elles pas un impact sur des paramètres météorologiques? A-t-on soudainement oublié les fameuses pluies acides qui ont affecté de grands ensembles forestiers ou encore endommagé des monuments millénaires bien plus que ne l’aurait fait la marque du temps.

5-La perte de notre biodiversité par la disparition en un près d’un siècle de centaines d’espèces animales et végétales. Ne faut-il pas non plus s’interroger sur les effets probables de ces disparitions et non uniquement sur l’inverse ? Ces espèces constituant une donnée fondamentales de notre biodiversité ont certainement un rôle dans notre écosystème dont font partie intégrante les climats.

6-Que savons-nous des changements que pourraient provoquer nos océans et nos mers agressés de toute part à commencer par les milliers de navires qui les traversent en permanence ou encore par les millions de tonnes de rejets chimiques et biologiques ?  Il est, je crois, évident de se demander si la chimie de ces énormes étendues n’affecte pas nos climats lorsque l’on sait le rôle fondamental qu’elles jouent dans la circulation des vents transporteurs de masses d’eau gigantesques et dans les échanges thermiques avec la terre. Comment ignorer l’effet des grands courants marins dont la complexité n’est plus à démontrer et qui jouent un rôle primordial dans le climat mondial ? Véritables moteurs du régime général de la planète, ces courants et leur dynamique sont de formidables véhicules de plancton, lui-même indirectement responsable de la nucléation de vapeur d’eau et donc de la formation des nuages.

Or l’on constate à différentes latitudes des réductions de quantités de plancton dues a la fois à tous nos rejets et a la surexploitation de nos ressources halieutiques.

  Oui, la composition chimique complexe de notre planète est un élément déterminant dans sa dynamique, à commencer par son climat et ne peut donc en être raisonnablement dissociée.

En conclusion, les changements climatiques sont une manifestation de notre planète par rapport à plusieurs phénomènes aggravants, y compris les augmentations de concentrations de CO2 dans l’atmosphère. La conjonction de toutes ces agressions avérées induit un changement du comportement de notre planète dont celui lié au climat.

Que la température augmente à la surface de la terre ne fera qu’exacerber les bouleversements qui s’annoncent.

Alors ramener les menaces graves sur notre planète aux seuls rejets de gaz à effet de serre, c’est certainement prendre un raccourci dangereux.

Dire que les décisions  prises à Paris seraient forcément salutaires pour l’avenir de la planète. Ce serait faire preuve de légèreté coupable et ignorer des dimensions nullement moins importantes, d’un problème d’ensemble que complexifient les facteurs d’intervention et les agents d’influence sur lesquels, fort heureusement, l’homme peut intervenir du moins en théorie. Dans le bon sens s’entend.

Il s’agit à mon sens d’une vaste supercherie que les grands décideurs sur notre Planète ne cessent d’entretenir alors que par ailleurs ils n’hésitent pas a mettre a feu et a sang des pays entiers coupables a leurs yeux de déviance par rapport a leurs standards.

Ils jettent sur les routes de l’exil des millions de pauvres gens innocents au même moment ou ils prétendent sauver la Planète.

Que de fois n’a-t-on brandi la menace de « refugiés climatiques », alors que nous assistons en ce moment a un déferlement sans précédent de pauvres hères a la recherche d’un peu de sécurité. Eux qui avaient un foyer et un pays en paix ont vu soudain les flammes de l’enfer déferler sur eux.

S’est-on un instant posé la question du pourquoi cette catastrophe humanitaire sans précédent. Les débats quotidiens ne se penchent que sur les problèmes qu’elle a induits et les peuples de l’Occident bien pensant et défenseur des droits humains se mobilisent dans leur majorité pour rejeter ces millions d’ombres qui se pressent à leurs frontières. Ils représentent bien sur une menace sur leur petit confort et n’hésitent pas à les traiter de criminels mal faisant  et violeurs de surcroit.

Aujourd’hui les pays de l’Union Européenne tentent de forger un accord avec la Turquie pour contenir cette immigration massive. Toute honte bue ils sont prêts à allonger un gros cheque pour transférer le problème hors de leurs frontières. Ils sont même disposés a ré-ouvrir les négociations d’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne. Qui peut croire dans ces moments de nationalisme exacerbes par des motifs religieux que la Turquie puisse intégrer a moyen terme l’ensemble européen ?

Mais surtout comment peut-on imaginer qu’un seul pays, fusse-t-il la Turquie, serait en mesure de contenir contre quelques milliards d’euros des populations entières.

Une catastrophe humanitaire de grande ampleur se profile à l’horizon. Mais qu’importe puisqu’elle se déroulera hors de l’Europe.   

Il n’échappe à personne que l’équation CO2 procède d’un enjeu majeur que sont les énergies fossiles véritables piliers de développement et élément incontournable de domination des puissances détentrices de la technologie. Ces énergies disponibles en majeure partie dans les parties du monde dites en développement et dont le contrôle est crucial ne peuvent que susciter un débat majeur, particulièrement à un moment où un certain nombre de pays émergents, à leur tête la Chine et l’Inde, deviennent très gourmands en énergie. La nouvelle configuration géopolitique mondiale étant ce qu’elle est, voilà qui légitime une autre interrogation.  Le spectre des bouleversements climatiques avec son lot de catastrophes plus ou moins annoncées n’est-il pas le prétexte rêvé de revoir sur le fond la question des énergies fossiles, tout en introduisant des concepts d’économies d’énergies ?

La disponibilité de ces ressources, avec un nombre grandissant de pays gros consommateurs, pose problème et la nécessité de les rationner est quelque part un motif suffisant pour mobiliser l’opinion mondiale, notamment les populations des pays nantis.

Mieux encore, l’idée de généraliser l’utilisation d’énergies nouvelles ou renouvelables est en soit une tromperie lorsque l’on sait la dépendance lourde vis-à-vis des énergies fossiles qui restent, en dépit de leur diabolisation feinte, les moins chères au regard d’une demande exponentielle. Les producteurs industriels ne le démentiront pas, car à part générer de l’électricité, le plus souvent à des prix élevés, ces énergies trop hâtivement présentées comme une panacée à portée de main, ne peuvent avoir, pour le moment du moins, l’ambition de remplacer le pétrole ou le gaz pour des activités indispensables à notre quotidien, au bien-être des citoyens du monde où qu’ils se trouvent, ceux du Sud en particulier qui s’accommoderaient bien de quelques effets de pollution en échange d’un peu de développement.

Entendre de hauts dignitaires faire des professions de foi telles qu’aider l’Afrique à disposer de plus d’énergies renouvelables ne peut que faire diversion sur le sort qui attendrait alors ces laissés-pour-compte du progrès universel. L’éclairage et le chauffage non polluants leur offriront un peu de confort douillet, ils ne leur permettront certainement pas d’avoir accès à cette énergie, fossile, irremplaçable pour longtemps encore, pour le développement industriel et économique. Quand j’entends des sommités mondiales déclarer doctement a qui veut l’entendre que les  pauvres parmi les pauvres se devraient de revenir par exemple à des pratiques ancestrales pour la cuisson des aliments pour réduire leurs rejets de CO2, je ne peux m’empêcher de penser qu’une fois de plus l’idée sous-jacente est le déni d’un vrai développement à ces populations.

Je me souviens avoir une fois interpelé une de ces têtes bien pensante et à l’âme si généreuse : pourquoi ces mêmes pratiques ancestrales ne sont-elles pas recommandées aux foyers des pays industrialises, ce qui à coup sûr se traduirait par des réductions substantielles d’émissions de CO2 ? Mais comme disait   Pascal, philosophe et mathématicien : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » ?

Il est également curieux que l’on veuille remettre au goût du jour des énergies décriées telles que le nucléaire ou le charbon dont les gisements demeurent considérables et disponibles dans les pays riches. Ce qui se profile c’est que ces énergies, pour peu qu’elles se plient, pour l’une, à des impératifs de sécurité draconienne et pour l’autre à des critères de production sans pollution, seront réhabilitées, avec la bénédiction de l’opinion publique.

Comment peut-on imaginer un instant que l’exploitation tout azimut du gaz de schiste aux Etats Unis ou encore des sables bitumeux au Canada et les envies fortes d’extraction ailleurs dans le monde, y compris en Algérie, vont accélérer les négociations sur le Climat, alors qu’en réalité le prix du baril de pétrole est en chute libre, rendant les énergies fossiles encore plus attractives.

 Pour toutes ces raisons –mais il y en a d’autres, plus nombreuses- il est donc impératif d’engager un véritable débat dont les enjeux, me semble-t-il, ne devraient concerner le climat qu’à un deuxième degré. Le nouveau contexte, dans ses multiples manifestations d’acuité, va orienter les efforts et les bonnes volontés vers l’organisation d’un forum mondial où l’essentiel sera de consacrer un nouvel ordre énergétique qui bénéficierait du consentement et de l’approbation du monde entier. La réalité est criarde,  il n y a pas un pays sur cette planète qui ne se sente soudainement concerné, qui par des inondations dévastatrices, qui par des sécheresses meurtrières.

Par ailleurs, l’augmentation annoncée du nombre de ‘‘réfugiés climatiques’’ ne pourra que renforcer ces peurs latentes de voir arriver aux frontières du monde riche des cohortes par millions de  personnes affamées. Ne soyons pas naïfs, les pauvres déshérités qui rêvent de forcer les portes de l’Europe, de l’Amérique et de l’Océanie n’ont pas les yeux rivés sur Paris.

Oui, notre planète a retenu une fois de plus son souffle lorsque les grands de ce monde se sont rencontrés à Paris et en s’accordant à ne pas dépasser le seuil fatidique, voire mythique d’augmentation des 2 degrés de réchauffement, nous avons tous poussé  un ‘‘ouf de soulagement’’.

Plus ironique encore, en comparant l’accord de Copenhague de 2009 (également qualifié un certain temps d’historique) a celui récent de Paris (qui soit dit en passant ne contient aucune contrainte légale) l’on s’apercevrait que la différence est mince et qu’il s’agit plutôt de nuances. Alors disons que celui de Paris est un peu plus “historique” que celui de Copenhague.

Seulement voila, mis à part la réduction probable des émissions de gaz a effet de serre, qu’en sera-t-il de la gestion de notre planète ? Qu’est-il advenu des résolutions du  sommet de la terre de Rio où il avait été question des ressources partagées de la planète, de la désertification, de la biodiversité, de la dette des pays pauvres et autres problèmes majeurs. ?

Qu’allons-nous faire lorsque, dans un avenir peut-être proche, notre planète ne sera plus en mesure de nourrir les dix milliards d’habitants projetés pour la prochaine décennie, alors qu’en ce moment même un milliard d’individus est menacé par la famine. Oui, quelles ressources naturelles, particulièrement l’eau, suffiraient à répondre à nos besoins grandissants, quand leur rythme  de consommation est désormais plus grand que celui de leur de renouvellement ? Ne sommes nous pas en train de consommer notre capital ‘‘TERRE’’ ?

Qu’arrivera-t-il le jour où ces ressources seront beaucoup moins disponibles ?

S’agissant de besoins vitaux, assisterons-nous a leur prise en charge directe par les plus forts et à une reconfiguration de la population mondiale ? Allons nous confiner des populations entières dans  des taches de servitude ou encore gardiennes d’espaces naturels pour touristes en mal d’exotisme ? Le reste étant voué a disparaitre car consommateurs exclusifs.

Comment pourrait-il en être autrement lorsque l’on vole au secours du monde financier à coups de trillions de dollars alors qu’au même moment  des problèmes humains dramatiques sont traités avec condescendance, voire paternalisme avec un saupoudrage savant de subsides pour éviter des tragédies à dimension planétaire ?

Il serait inutile de reprendre la litanie des maux de l’humanité, mais si pour une fois on ajoutait à la sauvegarde de la planète, non seulement la sauvegarde des ‘‘damnés de la terre’’, mais aussi leur développement pour qu’ils participent à une gestion rationnelle de notre planète, tout le monde s’en porterait mieux.

Oui la Planète est malade, oui la planète est en danger, mais pas seulement des seuls rejets exclusifs  de CO2,  mais bien davantage des effets pervers de sa gestion égoïste  et des agressions incessantes qui la fragilisent.

Nos océans, notre atmosphère, nos sols, nos ressources y compris le vivant forment un tout indissociable de notre planète et nos climats sont une des manifestations de sa dynamique et de sa vitalité.

Alors de quoi de plus naturel qu’elle s’emballe quand toutes ses composantes sont agressées, mutilées voire modifiées et ce dans un espace de temps si court que l’adaptation serait contre toutes les lois de la nature.

Je pense que pour ma part que nous ne sommes qu’au début d’un processus qui va échapper à tout contrôle même si l’on devrait s’interdire toute forme de pessimisme.

Qui ne rêverait pas que l’homme est tout aussi capable de trouver la clé au vrai développement durable, mais le veut-il réellement ?  Pour ma part j’en doute a fortiori quand je constate l’état du monde actuel ou des conflits crées de toute pièce ont jeté sur les routes de l’exode des millions de personnes chassées de leurs propres pays qui il n’y a pas si longtemps étaient tout au moins stables et surs. Le monde civilisé s’apitoie sur leur sort et débat quotidiennement sur leur devenir. Mais il ne se trouvera personne pour se poser la question du « comment en est-on arrives la » ni se préoccuper du fait gravissime de l’avenir de ces pays qui se vident. 

 Comment peut-on imaginer un instant que l’on se préoccupe de la Planète lorsque des bombardements quotidiens en Irak ou en Syrie, au-delà des pertes humaines considérables, provoquent des pollutions massives non quantifiées car relevant du secret défense. Que de stations d’épuration d’eau , d’exploitations agricoles, d’usines , ou d’autres infrastructures vitales sont la cible première des bombardements provoquant des pénuries graves dont les premières victimes sont certainement des enfants.

Je me souviens pour ma part qu’en 1999 lors d’une réunion du Comite Exécutif du Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone il était question de réduction de la consommation des halons (substance appauvrissant fortement la couche d’ozone) utilisées notamment en aviation comme produit de refroidissement, et qu’au même moment l’aviation de l’OTAN bombardait Belgrade relâchant dans l’atmosphère des milliers de tonnes de halons.

Des exemples de ce genre sont légion et curieusement il n’en est jamais fait référence dans aucune réunion internationale y compris par les Organisation Non Gouvernementales telles que Greenpeace, les Amis de la Terre ou encore l’Agence d’investigation environnementale, pourtant promptes a dénoncer les atteintes a notre Planète.

Je les défie de tenter ne serait-ce qu’une étude sur les rejets massifs de CO2, de milliers de tonnes de substances chimiques hautement toxiques, de contaminations sévères de populations entières et d’immenses superficies agricoles vitales pour leur survie, de destructions effroyables d’infrastructures cruciales pour les pays agressés hypothéquant leur avenir sur des décennies. Cette étude arriverait certainement à des conclusions effarantes en contradiction flagrante avec toutes les Conventions mondiales sur l’environnement. Comment est-il acceptable de rester muet sur toutes ces agressions.           

Mon  engagement et ma passion pour la sauvegarde de notre planète a été jusqu'à un passé tout récent toujours déterminant et  j’étais convaincu que les agressions que subit notre terre étaient la menace ultime quant a sa survie et a celle de l’humanité et je n’ai eu cesse  d’en faire une préoccupation majeure et peut-être qu’en étant obnubilé par ce défi majeur, je me suis fourvoyé au point de ne pas voir autour de moi une menace encore plus grande , plus sournoise et plus destructrice telle que le regard porté sur des êtres humains par d’autres êtres humains, sous couvert de luttes idéologiques au travers desquelles soudainement on tente d’expliquer les maux du quotidien.

Les séries d’événements tragiques qui marquent notre quotidien depuis un certain temps sont révélateurs d’un malaise profond et sont prétexte  à des groupes de tout bord pour distiller la haine de l’autre. Au-delà des attentats terroristes qui ont marque les esprits et qui ont réveillé de vieux démons dont l’humanité n’arrive pas a se débarrasser, un racisme rampant tente de s’installer pour stigmatiser des communautés toutes entières dont le seul tort , somme toute, est de rester attachées a une foi religieuse pour la simple et bonne vieille raison que des groupes venus presque du néant tuent au nom de leur religion.

Il n’en fallait pas plus pour que des intellectuels, des philosophes, des politiciens toute tendance confondue, des célébrités de tout bord découvrent soudain qu’il y’a la une tentative d’islamiser l’occident par le glaive en s’appuyant sur des versets du Coran, des références au Prophète (que le salut soit sur lui), ou encore mieux sur les déclarations enflammées de pseudo imams recrutés d’on ne sait ou.

Les réseaux sociaux s’enflamment et sont inondés d’injures et d’invectives dignes des plus sombres pages d’un passé que l’on croyait révolu, tout particulièrement après les horreurs de la deuxième guerre mondiale.

J’ai comme l’impression que certains rêvent d’allumer la mèche de la confrontation tout en déclarant qu’il s’agit la d’une véritable œuvre de salut public, de nettoyage salvateur pour sauvegarder des valeurs occidentales terriblement menacées. Il n y a pas de jour qui passe sans qu’un événement se rapportant a ce qui est maintenant communément  appelé « le jihadisme « ne soit rapporté par les media en l’amplifiant si besoin est et en ancrant de plus en plus dans le conscient des gens le sentiment d’insécurité sans se soucier des terribles conséquences que cela pourrait entrainer.

Mais ce qui est encore plus inquiétant ce sont les actes que l’on qualifie par euphémisme « d’islamophobes »  qui tendent a se généraliser sans que l’on s’émeuve outre mesure et je vois avec horreur des slogans de rejet total de communautés entières en train de fleurir en Allemagne avec le mouvement « Pegida » et qui a des résonnances en Autriche , voire dans d’autres pays d’Europe, des campagnes électorales telle celle récente au Danemark  et centrées presqu’exclusivement sur les dangers que représentent l’Islam , des groupes ultra minoritaires jusque-là qui voient leurs rangs grossir, sans parler de la montée en puissance de partis d’extrême droite en France, en Autriche, au Danemark en Finlande en Italie au Royaume Uni  etc…

Les ingrédients se mettent tout doucement en place pour fabriquer un mélange détonnant qui ne manquera pas d’embraser l’Europe toute entière. Car aujourd’hui on donne l’impression qu’il s’agit tout simplement de nettoyage pour recouvrer la sérénité d’avant, voire même la prospérité comme si les pauvres bougres venus quémander un quignon de pain pour la plupart sont responsables de tous les maux de l’Europe.

Ces pauvres gens qui ont tout perdu, parfois y compris leur dignité, se pressent dans les bureaux d’immigration des pays d’Europe en files interminables en quête du précieux sésame supposé les rendre des résidents légaux.

Ils sont la a attendre dans les matins froids de l’hiver, patients et résignés malgré les brimades quotidiennes dont ils font l’objet. Leur visage est fermé et ils tiennent dans leurs mains des dossiers souvent volumineux synonymes d’une planche de salut pour un avenir qu’ils espèrent meilleurs.

Mais aujourd’hui les  partisans de la « Remigration » font miroiter le concept de la pureté de la race ou tout au moins de l’européen de souche en déclarant ouvertement que tous les immigrés se doivent de retourner chez eux tout en précisant qu’il s’agit seulement de musulmans. N’est-ce pas la une vieille réminiscence du fameux concept de la race aryenne, mais cette fois sous le couvert de racines « judéo chrétiennes » pour faire bonne mesure.

Comment est-il moralement acceptable que ces extrémistes de tout bord, non seulement ne s’émeuvent-ils pas de voir des milliers de noyés en Méditerranée, mais s’opposent ouvertement a toute mesure pour éviter d’autres drames.

Il est évident qu’il s’agit la, pour le moment du moins, de groupuscules mais dont les idées cheminent a grande vitesse.

Mais au-delà de cette agitation malsaine j’ai rarement entendu dans les débats sur le « jihadisme » des analyses profondes sur le pourquoi et le comment. C’est un peu comme s’il s’agissait d’une génération spontanée sans racines et que l’on peut en conséquence éliminer par quelques décisions appropriées.

Je suis loin d’être un analyste politique mais force est de constater que les terribles événements qui se déroulent au Moyen Orient ont eu pour origine exclusive les interventions occidentales en Irak, en Afghanistan et en Lybie sans parler des soutiens actifs pour les groupes rebelles en Syrie et la récente intervention de certains pays arabes au Yémen et soutenue par l’ONU a posteriori.

Comment est-il possible que les régimes dictatoriaux baathistes d’Irak et de Syrie réputés être laïques (un fondement de la société occidentale soi dit en passant) et farouches opposants de l’islamisme aient fait place a des pouvoirs disparates et se nourrissant de  jihadisme, prônant la violence extrême.

Ces pays certes dirigés de main de fer étaient pour le moins  réputés pour leur stabilité et leurs relations pacifiques avec l’occident. Ils se sont soudainement transformés en brasiers et champs de ruines ayant entrainés des centaines de milliers de victimes, des millions de déplacés et une instabilité chaotique dont ils mettront des décennies à se relever.

Pourquoi est-on allés semer la désolation sous de fallacieux prétextes et faire de ces pays un refuge pour des jeunes de banlieue désorientés pour ne pas dire désabusés .Comment est-il possible que des filières diverses se soient organisées pour permettre l’instauration d’un soi-disant Etat Islamique qui soudainement se déclare maitre de territoires entiers en Irak et en Syrie et qui malgré les bombardements dont on dit qu’ils sont  intensifs ne cesse de progresser. Un peu comme s’il montrait des capacités technologiques supérieures a celle de l’Occident.

Qui est aujourd’hui responsable du chaos en Libye alors que deux années avant l’intervention leur fameux guide plantait sa tente au beau milieu du Louvre et promettait de juteux marchés sur le long terme.

Que s‘est-il donc passé pour que l’on envoie l’aviation bombarder Tripoli et Benghazi et faire assassiner leur leader comme un vieux rat coincé dans une bouche d’égout. Comment est-il possible qu’un Sarkozy voire un BHL se prétendant philosophe n’aient même pas la décence de montrer un quelconque remords eux qui étaient les chantres de la liberté retrouvée des libyens.

Force est de croire qu’en réalité l’objectif était  la destruction de la Libye comme l’ont été l’Irak et la Syrie. Pourquoi assiste-t-on à une déstabilisation de tout le Moyen Orient avec un démembrement programmé qui ne dit pas son nom et une complicité agissante des monarchies du Golfe. Qui peut aujourd’hui garantir l’intégrité territoriale de ces pays une fois que les velléités communautaristes  ont été réveillées voire exacerbées.

Comment ne pas se révolter qu’aujourd’hui le barrage de Mossoul édifié sur le Tigre, jadis fierté de L’Irak, sinon du monde arabe menace de céder et mettre en danger la vie de plus d’un million de personnes qui de surcroit ne pourront plus profiter des réserves d’eau, alors qu’elles vivent dans une région quasi désertique.

Les experts nous disent qu’il a été bâti sur un sol instable alors qu’en fait, pour cause d’insecurite, le manque de maintenance depuis des années l’a fortement dégradé.

N’est-ce pas la un autre crime contre l’humanité ? 

Qui devrait endosser la responsabilité de ces catastrophes humanitaires ? N’est-il  quand même pas curieux que l’on se soient attachés a juger les responsables des génocides au Cambodge et au Rwanda, de nettoyage ethnique en ex-Yougoslavie et rien de tout cela au Moyen Orient !!! 

Quel est en fait l’objectif ultime dans cette région ? Va-t-on commencer par une guerre entre chiites et sunnites pour ensuite assister à un embrasement total qui emportera tout sur son passage ? Quelles seront les retombées sur l’Europe ? Qui pourra arrêter la violence une fois déchainée ? S’agit-il la de guerre de civilisations comme certains s’aventurent à le dire.

Est-ce le début d’un vaste plan de reconfiguration du monde et qui a commencé avec le Moyen Orient ?

La bataille pour les ressources naturelles est-elle sous jacente des violences à venir,

Il y a la matière a réflexion et certainement y a t-il aussi urgence à prendre conscience que des apprentis sorciers se jouent de l’avenir de nos enfants, et que personne n’en sortira indemne car en définitive tous les peuples du Monde ne sont que des instruments à manipuler pour le contrôle de la Planète.

  Alors ou situer la conférence de Paris quand toute une région du monde brule et que les puissances de ce monde avancent leurs pions pour son contrôle. Comment peut-on imaginer qu’un accord qualifié « d’historique » puisse nous apporter le bonheur promis quand russes, chinois, indiens, américains, européens…vont certainement se déchirer pour les ressources de notre planète car conscients de leur diminution.

N’y a-t-il pas lieu de s’insurger quand les Obama, Hollande, Cameron expriment avec beaucoup d’aplomb leur satisfaction d’avoir sauvegardé la Planète pour les générations futures et que leurs petits enfants seront fiers d’eux.   

Qui va croire qu’à Paris ce sont tous les représentants du monde qui ont été impliqués dans les négociations. Il s’agit la aussi d’une autre supercherie que de prétendre que tous les pays ont eu leur mot a dire. Car si dans l’absolu la parole est donnée a tout le monde,  dans la réalité seule une poignée de super délégués pilotent les pourparlers et proposent a longueur de journée des variantes contenues dans des centaines de pages de documents difficilement déchiffrables. A cela s’ajoute la mise sur pied d’un grand nombre de comités, sous-comités, groupes et sous-groupes supposés discuter chaque élément d’un projet d’accord. Ce qui nécessite bien sur des expertises diverses et des délégations bien fournies. Ce que ne possède pas la majorité des pays en développement et ont donc toutes les peines du monde a suivre le cheminement tortueux des négociations..

Ils se résignent à se contenter de bribes d’information récoltées ici et la pour faire bonne figure.

Que de fois les ai-je vu arpenter les salles de réunions errer comme des âmes en peine, perdus dans l’enchevêtrement des documents , des résolutions qui foisonnent ,des multitudes de groupes de contact et emportés par le tourbillon des discussions sans fin alors que les véritables décisions se prennent dans des salles privées a l’abri des regards.

Je me souviens particulièrement du dernier jour de la conférence de Copenhague en 2009 quand le Président Obama venu pour quelques heures et qui après son discours sans relief s’était retiré avec une poignée de dirigeants de l’Inde, de la Chine du Brésil et de la Russie pour annoncer avec surprise qu’un accord avait été trouvé tout en prenant a revers les chefs de Gouvernement européens ,le Secrétaire General de l’ONU Ban Ki Moon et plus grave encore l’hôte de la Conférence a savoir le Premier Ministre danois qui avait été d’une maladresse inouïe dans la conduite de la conférence.

Même si l’accord de Copenhague n’avait été que de la poudre aux yeux c’était bien la preuve que la « Loi du plus fort est toujours la meilleure » . 

Je suis loin d’être un ‘‘climato-sceptique’’, bien au contraire puisque je suis convaincu non seulement des changements climatiques, mais bien plus encore des bouleversements à venir et qui pourraient menacer l’équilibre de notre planète.

Croire qu’elle aura la capacité de s’adapter c’est également faire preuve de négligence irresponsable, car ces bouleversements seront si rapides et si profonds que l’inertie de la terre ne permettra pas cette adaptation chère a certains.

L’homme a réussi la prouesse d’apporter en un siècle des changements à dimension planétaire que la nature ne sait faire qu’a travers des millénaires.         

Je serais certes  heureux de voir un jour un véritable consensus sur la réduction des émissions globales de gaz à effet de serre et qui constituerait une amorce pour une prise en charge sérieuse de notre planète, mais plusieurs sommets à la  ‘‘Paris’’  seront nécessaires pour prendre la mesure du formidable défi qui est de sauver la planète de tous ses malheurs et de ses turpitudes.

Si nous sommes capables de nous accorder sur un problème de dimension globale nous le serons d’autant pour les autres enjeux planétaires pour peu que les intérêts des uns et des autres ne les diluent dans des accords minimalistes voire alibi       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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