L'improbable trêve

Pierre-Yves Baudot, maître de conférences en science politique à l'Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines et Jérôme Heurtaux, maître de conférences en science politique à l'Université Paris-Dauphine, décryptent les enjeux de la «trêve électorale», cette courte séquence de la campagne électorale entamée par la «tuerie de Toulouse» et achevée par la mort de Mohamed Merah.

Pierre-Yves Baudot, maître de conférences en science politique à l'Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines et Jérôme Heurtaux, maître de conférences en science politique à l'Université Paris-Dauphine, décryptent les enjeux de la «trêve électorale», cette courte séquence de la campagne électorale entamée par la «tuerie de Toulouse» et achevée par la mort de Mohamed Merah. Contrairement aux apparences, la «trêve» ne met pas fin provisoirement aux activités politiques, mais les transforme. La trêve est la politique continuée différemment.



 

La «tuerie de Toulouse» est de ces événements qui, par leur ampleur, leur imprévisibilité et l'émotion bien réelle qu'ils suscitent, génèrent des effets à la mesure de leur dimension. Le drame est atroce et la réprobation, unanimement partagée. Face à lui, l'émotion et le deuil devaient séance tenante remplacer les sondages d'opinion et les petites phrases, la campagne électorale, ramenée à une joute politicienne, devenait accessoire. Sans qu'ils se soient, semble-t-il, concertés, les principaux acteurs de la campagne électorale (les deux candidats en tête dans les intentions de vote et les plus gros médias) ont «décidé» d'interrompre ou de suspendre leur/la campagne électorale. Mais la «trêve» annoncée, ignorée par certains candidats et dévoyée par ses premiers promoteurs, a donné lieu à une séquence où la politique s’est poursuivie par d’autres moyens.

Chassez le politique....

Comme une évidence, la campagne devait s’arrêter. Le massacre de l'école Ozar-Hatorah, lundi 19 mars 2012, qui a fait quatre morts dont trois enfants, a amené certain-e-s candidat-e-s à suspendre le jour même leur campagne électorale, instaurant de fait une «trêve» de la campagne présidentielle. Les médias ont modifié leur agenda en conséquence, pour que le politique se taise face à l’émotion: France 2 a ainsi déprogrammé son émission « spéciale présidentielle ». Des appels contre la récupération de l’événement se sont fait entendre, notamment par les responsables religieux ou dans les « manifestations » qui ont eu lieu le soir de l’événement. Les funérailles des militaires de Montauban, premières victimes du terroriste en série, ont donné lieu à des images inédites, celles des candidat-e-s à une même élection salués par un président-candidat.

La nécessité d'une «trêve» - terme employé au vocabulaire de la guerre – ne s'est pas imposée d'elle-même, comme l’effet automatique de l'émotion suscitée par les tueries. Si l'on convoque d'autres événements de notre histoire, la trêve – c'est-à-dire, l'interruption immédiate des activités politiques ordinaires, campagne électorale ou pas – n'est pas l'issue systématique d'une émotion collective. Des événements aussi inattendus et autant, voire plus, meurtriers que les attentats de Toulouse et Montauban, n'ont pas déclenché de trêve, alors même qu'une campagne électorale avait lieu : qu'on songe à la prise d'otages et l'attaque de la grotte d'Ouvéa, à quelques jours du second tour de l'élection présidentielle de 1988 (25 morts dont 6 gendarmes) ou encore à la tuerie de Nanterre, en 2002, également au cours d'une campagne présidentielle (8 tués), qui n'ont pas débouché sur une trêve électorale.

Le fait d’arrêter le jeu politique après un événement dramatique s’est déjà produit par le passé. Ces antécédents agissent en ces circonstances comme des modèles à l’aune desquels la situation présente est évaluée. Ces précédents donnent sens à la trêve, ordonnent sa forme et déterminent en partie ses règles du jeu. Dans l’histoire française et étrangère, des exemples de drames et de catastrophes ayant provoqué des circonstances identiques peuvent être invoqués: l’assassinat du président Sadi Carnot par l’anarchiste Santo Caserio en 1894, ou plus près de nous, l’incendie d’une discothèque à Saint-Laurent du Pont, alors que le Général de Gaulle vient de décéder en 1970, les attentats du 11 mars 2004 à Madrid, trois jours avant les élections législatives, la catastrophe aérienne de Smolensk lors de laquelle meurt une partie des élites polonaises en 2009, les attentats du 11 septembre 2011 qui imposent une trêve dans certains pays alliés alors en campagne électorale ou dont l'anniversaire provoque une «pause» entre Barack Obama et John McCain dans la campagne électorale américaine de 2008…

Au lendemain de l’assassinat de Sadi Carnot, le 25 juin 1894, le président du Sénat, Challemel-Lacour, l’affirme: «Il ne peut y avoir, il n’y aura pas, devant cette catastrophe, de divergences d’opinions entre nous. Les dissidences politiques feront trêve devant cette mort qui frappe dans la force de l’âge un homme universellement respecté» (1). Cette affirmation doit être prise au sens propre: elle interdit les prises de positions politiques en ces circonstances. Au moment de la mort d’un président de la République, notamment aux débuts de la IIIe République, où le régime n’est pas encore totalement établi, il s’agit d’empêcher la remise en cause du régime, en réduisant au silence ou en condamnant à l’opprobre publique ceux qui ne parviennent pas à retenir leurs coups, alors qu’une veuve pleure le sacrifice de celui qui a donné sa vie pour la France (2).

Les échanges doivent ainsi s’adapter à un événement qui est défini avant tout comme la mort d’un individu, mort en face de laquelle le politique fait silence. Définir l’événement de la sorte permet à des acteurs qui n’ont habituellement pas voix au chapitre de prendre la parole. Dans le cas des funérailles de présidents de la République, la famille présidentielle – qui est moins mise en scène aux débuts de la IIIe République qu’elle ne peut l’être actuellement– et l’Église catholique –qui est souvent la religion déclarée du président (17 présidents ont été enterrés suivant le rite catholique, un seul (Gaston Doumergue) selon le rite protestant)– peuvent intervenir et dicter leurs choix. La famille peut s’opposer avec succès à des «funérailles nationales». Ces acteurs ne peuvent intervenir que parce que l’événement n’est pas défini comme politique. Pour la même raison, l’Eglise peut ainsi célébrer la messe des funérailles du Président défunt. Cela la contraint toutefois à modifier son discours et à en éliminer la dimension la plus explicitement politique. Lors des funérailles des victimes du Bazar de la Charité en 1897, le Révérend Père Ollivier prononce un éloge qui affirme que les victimes expient les fautes de la France, qui est en voie de séparer Église et État. Ce discours provoque un tollé, jusque dans les rangs catholiques qui regrettent le manque d’opportunisme de l’orateur. Deux ans plus tard, en 1899, à la mort de Félix Faure, le Cardinal Richard, qui célèbre l’office à Notre-Dame de Paris, restera silencieux. Envisager l’événement comme un événement non politique permet une prise de parole par des acteurs qui ne sont pas, au sens strict, des acteurs politiques –c’est-à-dire des professionnels de la politique. Mais cette habilitation est également une contrainte dans la mesure où seuls des propos non directement politiques peuvent alors se faire entendre.

… Il revient au galop

La trêve est donc un état fragile. Elle impose à des acteurs politiques, dont la présence publique est liée à la parole «politique» qu’ils portent, de faire l’impasse sur ce qui définit leur identité et sur ce qui leur accorde un «temps de parole» (que le CSA a cessé de décompter pendant la période). La trêve les place donc dans une situation délicate. Professionnels de la politique et de la parole, leurs propos ne peuvent être lus à l’aide d’aucune autre focale que politique. La trêve prétend annuler ce qui ne s'annule pas, surtout en de pareilles circonstances: «le» ou «la» politique, qui ne peut disparaître simplement en le disant !

Trois éléments importants doivent être soulignés : la trêve peut être décrite comme le produit des luttes politiques ; elle peut aussi produire une sur-politisation des enjeux par les citoyens ordinaires ; elle s'appuie enfin sur une définition tronquée du politique.

 

La trêve comme produit des luttes politiques

La trêve ne peut annuler le calendrier et le décompte des jours jusqu’au premier tour. L’événement a de plus une dimension globale qui déborde largement le cadre d’une campagne électorale. En ce sens, quelles que soient les intentions et les calculs des acteurs, et les plus sincères soient-ils, la dépolitisation produit des effets politiques. Comme cela a été abondamment souligné dans la presse, c'est moins en termes d'effets sur la campagne en général qu'il faut penser l'impact de l'événement qu'en termes de redistribution des chances de succès parmi les candidats. C'est pourquoi face à cette injonction au silence, des résistances se font jour. Dans le drame de Toulouse, des prises de positions dénoncent le jeu de la trêve. Ces positions sont délicates à exprimer pour éviter de se voir immédiatement taxer de manque de respect pour les victimes («N’ajoutons pas l’ignoble à l’horrible», dit Alain Juppé le lendemain du drame de Toulouse) ou d’instrumentalisation de l’événement, renvoyant ainsi au fait que les autres candidats font de la politique en affichant qu’ils n’en font pas. L’argumentaire est déterminant : il s’agit de parer la critique d’acteurs politiques prêts à tout pour se faire élire, y compris à oublier la douleur et l’émotion.

Pour ce qui nous concerne, l’ambition ne peut être de dire qui a tort et qui a raison. Mais nous pouvons essayer de relier la position dans la trêve à la position dans le jeu électoral. L’injonction à faire trêve provient des acteurs centraux de la campagne, à l’origine les deux candidats les mieux placés dans les sondages, dont l’un est l’actuel président de la République. Les prises de positions divergentes proviennent d’acteurs considérés comme des outsiders, qui affichent ainsi la marge qui les sépare des autres candidats. La trêve annule les différences politiques et donc nuit potentiellement à leur positionnement contestataire, en les affichant au côté des acteurs qu’ils dénoncent, parfois de façon virulente. Sans qu’il soit nécessaire ici d’invoquer la manipulation, la trêve sert donc les positions des acteurs dominants du jeu politique au moment où le drame survient.

Elle redonne visibilité et légitimité à l’action concrète des gouvernants déjà en place et en quelques sortes, «aux manettes» de la gestion de la «crise» et du deuil national quand les autres, prétendants et opposants, se perdraient dans le verbiage de la critique.

Toutefois, la polémique qui a suivi la une de Hara Kiri en 1970 («Bal tragique à Colombey »), suite au télescopage de deux événements (la mort de De Gaulle et l’incendie de la discothèque de Saint-Laurent du Pont) montre que les acteurs dominants doivent eux aussi, en ces circonstances, manier les armes de la morale avec précaution. L’interdiction du journal demandée par le ministre de l’Intérieur est suspendue, suite à une mobilisation de l’ensemble de la presse de l’époque qui dénonce la censure de la liberté de la presse. Notons également en cette période qu’il n’y a pas d’arbitre au-dessus de la mêlée. Aucune autorité n’a imposé la trêve qui a suivi les événements de Toulouse, qui ne s’appuie sur aucun texte écrit, ni même aucune norme explicite. Le CSA, qui ne décompte plus le temps de parole, ne fait qu’enregistrer et institutionnaliser de façon presque surprenante un état de la compétition politique qui n’est pas unanimement partagé par tous. Certains journalistes jouent alors les «Monsieur Loyal», lisant l’actualité selon un prisme politisé ou moral (comptant les points ou cherchant les tricheurs sur le mode du «c’est celui qui dit qui y est»). L’essentiel des profits politiques attendus de cette conformation aux attentes morales provient d’ailleurs du fait que nulle autorité, en dehors de la bonne volonté de faire taire les conflits, ne semble s’imposer aux candidats.

La période de la trêve apparaît donc, de façon paradoxale, comme le produit des luttes politiques. Elle n’interdit pas l’échange de coups politiques. Elle peut même être l’occasion d’affirmer sa position dans le jeu. C'est une période au cours de laquelle le marquage entre acteurs politiques est le plus strict, où le moindre faux pas est surveillé, attendu, guetté et commenté. La bataille n’est donc ni éteinte, ni étouffée. Elle s’est déplacée sur le terrain des conventions sociales, elle prend d’autres formes, met en avant d’autres ressources (la capacité à s’afficher en rassembleur, en homme d’Etat…), ce qui génère de nouvelles inégalités entre candidats. 

 

La trêve comme réenchantement politique

Dans certains cas, la trêve officielle peut même dissimuler une sur-politisation éphémère des représentations des profanes. Ainsi en Pologne, dans les jours qui ont suivi le «crash de Smolensk», le 10 avril 2010, et malgré la mise en place immédiate d'un «dispositif de deuil» à l'initiative des dirigeants de l'État, des médias et des responsables de l'Église catholique, dont le deuil officiel de sept jours a été l'illustration la plus spectaculaire, on a pu constater une présence vive de politique. Si les milliers de Polonais qui se sont déplacés au centre de Varsovie, pour prier, former d'interminables files d'attente afin de se recueillir devant les dépouilles du couple présidentiel ou tout simplement «être là» et observer le rituel doloriste qui s'impose en pareil cas, ont pu laisser penser qu'ils répondaient ainsi à de fortes injonctions à respecter le deuil, qu'ils se sont d'ailleurs globalement approprié, rien de tout cela n'a pu étouffer l'expression d'opinions politiques parfois radicales. Des paroles contradictoires sur le politique, les uns dénonçant un complot russe contre la Pologne et fustigeant l'attitude modérée du Premier ministre Donald Tusk, les autres critiquant la sur-religiosité du deuil, ont ainsi été recueillies par des documentaristes au cœur même d'une séquence censée illustrer l'unité nationale (3). Qui sait si cet événement «apolitique» n'a pas eu comme premier effet une (re)politisation d'une partie de la société polonaise, voire un réenchantement du politique ? 

 

Quel(le) politique ?

En fait, la volonté de dépolitisation des uns, au nom du «deuil» et de «l'unité nationale» et les refus de dépolitisation des autres, au nom du devoir d'explication, butent sur la polysémie du terme «politique» et l'ambiguïté des logiques de (dé)politisation (4). Les partisans de la trêve souhaitaient une interruption de la campagne électorale, c'est-à-dire, de la politique comme lutte entre professionnels de la politique, portée à son paroxysme en contexte de campagne, sans arrêter, par leurs discours et leurs gestes, y compris les (rares) silences qu'ils se sont imposés, toute forme de rapport au politique, entendu au sens noble de gestion des choses de la cité et de régulation des conflits. En somme, quand la politique s'arrête, le politique reprend ses droits. Quant aux autres, ils ne voyaient pas ce qu'il y avait de contradictoire entre le fait de battre campagne et témoigner leur indignation et leur émotion face au drame, comme s'ils avaient conscience que toute retenue politique est en réalité une politique de la retenue! En découvrant, au final, que le tueur justifiait ses actes par des motivations politiques, le personnel politique dans son ensemble n'a pas tardé à interrompre l'interruption de la campagne, qui se relançait de plus belle, le et la politique mêlés à nouveau. Ce cas de trêve imparfaite et éphémère est aussi un beau révélateur des règles de notre jeu politique, par la lumière crue qu'il jette sur les campagnes électorales. Que révèle en effet l'opposition qui s'est faite jour un temps entre campagne électorale (la politique) et unité nationale (le politique)? La dévalorisation de la lutte politique ne fait-elle pas apparaître, en creux, les campagnes comme des spectacles peu sérieux, où des hommes sans gravité sont prêts à tous les dévoiements pour gagner quelques voix supplémentaires? Comment interpréter autrement ces injonctions à la retenue d'autant plus significatives qu'elles ont pu provenir des politiques eux-mêmes, comme autant de lapsus révélateurs?

 

Une trêve impossible

L'événement est révélateur au moins de l'état et des mœurs de la «société politique», pour parler comme Tocqueville. L'événement ne fait rien d'autre à la campagne qu'en saisir les logiques cachées et les inévitables limites. Gageons que, dans tout ce bruit de campagne qui a repris dès que celui de la fusillade qui a mis fin, jeudi 22 mars, à la traque de l'assassin, s'est tu, peu de candidats et de commentateurs se saisiront de cette rare occasion de réfléchir au fonctionnement de notre vie démocratique. Pourtant l’événement peut s’analyser, à condition de ne pas le prendre pour ce qu’il n’est pas, un moment de communion nationale, mais comme l’établissement de nouvelles règles pour donner et parer des coups politiques.

Cérémonie de Montauban. © Reuters Cérémonie de Montauban. © Reuters
Il ne peut y avoir de «trêve» du jeu politique, et a fortiori, encore moins dans une période de campagne électorale. Une campagne peut se décrire comme un moment de concurrence et de coopération entre acteurs qui sont à la fois adversaires et alliés (5). Ces concurrences se déroulent sur des espaces différents, l’un faisant un meeting ici, l’autre là, mais la scène est la même, les règles sont partagées et les agendas de chacun convergent vers la même date. Lors d'une campagne, les interactions entre acteurs sont plus nombreuses qu’habituellement. Or, la trêve les rapproche encore plus. La cérémonie de Montauban exprime moins en ce sens l’union nationale que l’accroissement de la concurrence, que marque notamment l’effacement de la distance physique entre candidat-e-s, comme le donne à voir la photo des candidats serrés en rangs d’oignons, derrière le président-candidat, protocolairement placé au premier rang. Candidat-e-s, et donc potentiellement tou-te-s en mesure de représenter la France. Certain-e-s, présent-e-s sur la tribune à Montauban, n’auront jamais été –et ne seront pas de sitôt– aussi proches du fauteuil présidentiel. Dans une période où la futilité politique n’avait plus le droit de cité, voici pourtant le politique dans toute sa plénitude, exprimant la peine de toute la Nation, réaffirmant ainsi sa capacité à canaliser les émotions et les conflits sociaux. Le voici, mettant sur un pied d’égalité les différent-e-s candidat-e-s, comme si tou-te-s avaient la même chance de remporter l’élection. Futile, inutile, la politique devait disparaître. Mais le politique s’est finalement efforcé de se présenter sous son plus beau jour : régulateur des conflits sociaux par une compétition démocratique, où chacun-e peut prétendre à l’exercice du pouvoir.

 

 

Pierre-Yves Baudot

Jérôme Heurtaux

 

(1) « Funérailles nationales du président Carnot célébrées à Paris le 1er juillet 1894 ». Documents officiels, Paris, Imprimerie Nationale, 94, p. 6-7.

(2) Baudot Pierre-Yves, « Stabiliser l’incertitude. Les procédures juridiques de dévolution du pouvoir à l’épreuve de la mort du Président Carnot », Quaderni, vol. 62, n°62, 2006, p 35-44

(3) Żmijewski Artur, Katastrofa, 2010.

(4) Lagroye Jacques (dir.), La politisation, Paris, Belin, 2003.

(5) Elias Norbert, Qu’est-ce que la sociologie ?, Paris, Agora-pocket, 1991

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