Le 31 mars, dans la rue contre les expulsions

Bocages ou cages d'escalier : il faut défendre les réquisitions des espaces libres pour les exilé·es, sans logis, sans terre, zadistes... Les défendre où? Dans la rue. Et quand? Le 31 mars, mais aussi le 32, le 33, etc.

31 mars 2018 :

Depuis Nantes et Notre-Dame-des-Landes, appel à prendre la rue contre les expulsions !

La précarisation lente et progressive de couches de plus en plus larges de la population attaque de manière déchirante toutes les catégories les plus faibles de la société. Elle met en péril de plus en plus de familles, de personnes isolé·es, d’étudiant·es..., jusqu’à la possibilité de payer leurs loyers ou même de trouver un toit.

La baisse des APL en septembre dernier atteste suffisamment de la disposition offensive du gouvernement sur la question sociale. Partout, le 31 mars va signifier, avec la fin de la trêve hivernale, des opérations policières pour priver d’habitat des précaires et mal-logé·es.

Dans la même « dynamique », les conditions d’accueil sur le territoire ne cessent de se durcir et le projet de loi « asile et immigration » porté par Gérard Collomb enfonce le clou.

L’ouverture de bâtiments devient une nécessité vitale, en ville ou dans des universités, pour les exilé·es même mineur·es. A Grenoble, le mouvement de soutien aux exilé·es a obtenu par un rapport de force le maintien dans des salles de la fac. A Nantes, pendant les vacances scolaires, la présidence de l'université a fait expulser par la police des centaines d’occupant·es de locaux désaffectés. Ces exilé·es avaient pareillement été délogés par la mairie en novembre dernier après avoir investi l'ancienne école des beaux arts, vide mais chauffée. Depuis le 7 mars, ils et elles se sont réinstallé·es dans une maison de retraite désaffectée.

A Paris le 28 février, à la fac de Jussieu, les dirigeants de Sorbonne Université ont fait expulser le jour même les occupant·es d'un préfabriqué du restaurant universitaire, sans le moindre plan d’aide ou d’accompagnement

Après la victoire historique du mouvement anti-aéroport, le gouvernement veut contenir la propagation de la vague de luttes de territoire face aux projets destructeurs, à Bure et ailleurs. Il annonce aussi vouloir s’en prendre après le 31 mars, aux habitant·es de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Des dizaines de milliers de personnes ont pourtant rappelé le 10 février qu’elle feraient obstacle à toute tentative d’expulsion de celles et ceux qui ont fait de ce bocage un territoire de résistance et d’expérimentations. Cette année toutes les tentatives d’expulsions doivent faire face à une opposition déterminée ! En ce mois de mars 2018, les luttes pour l’habitat doivent résonner au côté des luttes salariales. Nous appelons à prendre les rues, à Nantes et partout ailleurs, pour manifester en ce sens le 31 mars.

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