Citoyenneté économique, de la duperie à la grande braderie

De l’argent de la vente des passeports, les comoriens n’auront connu que le vertige des chiffres. Dans ce dossier, qui commence par un texte introductif d’opinion sur l’utilisation des revenus issus du programme de la citoyenneté économique, nous vous proposons en détail le Rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la loi relative à ce programme.

Protagonistes du programme de la citoyenneté économique aux Comores © Kamardine Soule Protagonistes du programme de la citoyenneté économique aux Comores © Kamardine Soule
Le programme de la citoyenneté économique  (Pce) était censé « permettre  à l’Etat comorien de disposer des fonds pour amorcer son développement« , comme l’avait souligné l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi  à l’occasion de son discours du nouvel an 2009. Un discours prononcé quelques jours après l’adoption mouvementée  de la loi portant programme de citoyenneté économique. De ce Pce, les comoriens n’auront connu véritablement que le vertige des sommes colossales annoncées, qui n’avaient d’équivalemment  que les mégaprojets d’infrastructures promis. Desdits projets qui ne sortiront jamais de terre. Quelques « miettes » par là pour la construction de routes dans les îles ; et quelques miettes par ci pour le paiement d’arriérés de salaire des fonctionnaires.

Et pourtant, au mois de juin 2009, suite à la mise à disposition d’un fonds de 200 millions de dollars dont 25 millions seront affectés comme aide budgétaire et les 175 millions pour la réalisation de grands projets d’infrastructure, le gouvernement comorien et la Société Combined Groupe Contracting Co (K.S.C.C) annonceront la création de la société Comoro Combined Groupe comme étant une société des travaux Publics  pour réaliser les objectifs fixés par le gouvernement. Il est utile de préciser qu’il s’agit bien là d’une partie de l’argent de l’accord négocié pour la naturalisation de 4.000 familles émiraties (Bidoun). Continuer la lecture ici

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