La lutte des signes : 40 ans d'autocollants politiques

 

 

 

La lutte des signes
100 ans d’autocollants politiques


Avec environ 600 « objets », Zvonimir Novak et Wally Rosell proposent de restituer un siècle de vignettes, papillons, autocollants qui ont décoré les murs de nos villes et de nos campagnes.
L’exposition, bâtie autour du livre : La Lutte des signes, vous embarque pour un centre du monde discret, mais captivant, de l’autocollant politique. Celui des grandes organisations, conçu et fabriqué par les directions centrales, mais surtout celui issu de ces myriades de collectifs, de groupes locaux qui donnent une visibilité à la vie citoyenne de nos villes et nos campagnes. Véritables boutons de fièvre d’une activité de fourmis d’où sortent des «objets grap
hiques» de qualité très inégale. Tant d'individus, non prédestinés à jouer les artistes, se révèlent faiseurs d’images. Le créateur de signes est donc un artiste populaire. On peut aller plus loin en affirmant que l’autocollant politique ou social est un élément de la culture populaire, une culture de masse, faite par et pour le plus grand nombre.
Pour connaître la situation sociale d’un quartier, d’une ville, d’un pays, il suffit, paraît-il, de regarder ce que racontent ses murs. Nous vous proposons une balade de cent ans sur les murs des villes et des campagnes françaises.

Bienvenue dans le monde de la lutte… des signes
Zvonimir Novak et Wally Rosell

 

 

 

Interview d'un concepteur d'autocollants extraite du livre "La lutte des Signes"

Frédéric SPEELMAN, milite au NPA. Il a travaillé plus de dix ans comme graphiste pour la LCR et a commencé son activité durant l'élection présidentielle de 1995.
Zvonimir Novak : autocollant / affiche, comment choisis-tu ?
Frédéric Speelman : l’autocollant est surtout conçu pour les manifestations, le tirage dépend de l’ampleur de la manif' et de l’outil utilisé, photocopieuse ou imprimerie. Il a différentes fonctions, il remplace le badge en le collant sur les vêtements. Le badge est payant, alors que l’autocollant est rapide à réaliser et gratuit. On peut aussi plaquer des autocollants sur le parcours de la manifestation pour qu’ils restent. Je me souviens d’une manif de soutien aux Michelin où une Porsche 911 avait été entièrement recouverte de centaines d’autocollants... Une voiture qui coûte l'équivalent de vingt ans d'un salaire ouvrier, ça énerve forcément.
Z.N. : comment s'élaborent tes idées ?
F.S. : cela dépend du sujet ! Pour la campagne de Besancenot en 2007, j’ai cherché à marquer la différence avec les autres en prenant le contre-pied d’une campagne dont les slogans étaient particulièrement creux. J’ai proposé l’explicatif, une question posée avec beaucoup de texte. En posant une question, le lecteur s’interroge !
Sur la série des municipales de mars 2001, c’était la première fois que l’on faisait des tirages en quadrichromie. L’idée était de réaliser une sorte de bande dessinée au graphisme simple : une série d’une dizaine de motifs et de thèmes différents lisibles à la même hauteur. J’ai créé moi-même les dessins.
La principale difficulté pour trouver des idées, c'est le temps : si je passe une journée à chercher, le résultat sera meilleur que si les autocollants sont pensés dans l’agitation.

 

A propos des auteurs de "la lutte des Signes"

Zvonimir NOVAK est professeur d’arts appliqués. Dans les années 1970, il participe à de nombreuses luttes et mouvements sociaux. C’est en 1978 qu’il commence à collecter les autocollants « politiques » sous toutes ses formes, aujourd’hui, sa collection en compte près de 20 000 exemplaires. Il participe à un réseau européen de passionnés échangeant informations, études et autocollants. En 2009, après de nombreux articles sur le graphisme politique, Zvonimir Novak publie La Lutte des signes, 40 ans d’autocollants politique, seule étude connue sur ce sujet. Aujourd’hui, il rédige une suite sur la propagande graphique de droite et d’extrême droite.
Wally ROSELL est lycéen quand il participe au printemps Rouge et Noir de Mai 1968. Depuis, son engagement militant n’a pas cessé. En 1981, il contribue à la fondation de Radio libertaire où il sera plusieurs fois «mandaté ». Entre 1990 (la première guerre du golf) et 2003 (le Forum social libertaire), il sera en charge des « relations extérieures » (la propagande) au sein de la Fédération anarchiste. En 2005-2007, il publie une analyse des affiches de la guerre d’Espagne en deux tomes : Les Affiches des combattant-e-s de la liberté. En 2009, il participe activement à l’édition de l’ouvrage de Zvonimir Novak.

On parle de l'expo:

Libération
Le Mague
Monde Libertaire
Demosphère

 

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CONFLUENCES 190 bd de charonne Paris XX

du 2 au 27 mars 2011 - Vernissage le 2 mars à 18h

La galerie est ouverte du lundi au vendredi de 10h à 18h et les soirs de représentation
Informations au 01 40 24 16 46 / resa@confluences.net

 

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