LES SEVICES SOCIAUX PART IV

Voici un autre cas dans lequel toutes les décisions prises par les "professionnels" ont été plus désastreuses les unes que les autres. seule la chance a aidé cette maman et sa fille...

Madame D. À propos d’Elodie

 

Propos recueillis oralement auprès de la maman, notés par mes soins.

Elodie a toujours été «difficile», souvent en opposition et refusant l’autorité dès l’âge de six ans. Sur les conseils d’une psychologue, les parents inscrivent Elodie dans une école de 

a mouvance dite «Montessori» ( pédagogie fondée «sur l’observation des capacités et des besoins psychiques et physiques de l’enfant. Elle le considère comme l’acteur de sa propre construction» source: site de l’APEL - Association de Parents d’Elèves de l’enseignement Libre).

Visiblement peu adaptée à cette enfant, cette pédagogie évoque la remarque suivante à la maman: «c’est dommage qu’on l’y ait mise car les enfants font ce qu’il veulent, par exemple, Elodie aimait rester sous la table et personne ne disait rien.»

Elle y restera de la petite section de maternelle jusque’à la fin du CM 2 (pas sous la table mais dans cet établissement).

D’après la maman, Elodie y a développé une toute puissance très difficile à gérer à la maison.

La sixième se fera en collège privé sans trop d’encombres, changement d’école en cinquième suite à la séparation du couple parental. Le papa quitte le domicile conjugal mais s’occupe de sa fille.

Les problèmes avec Elodie s’amplifient, les parents et la psychologue mettent cela sur le compte de la séparation. Sur indication de cette dernière, ils mettent Elodie dans un internat de province assez strict ou en tout cas vendu comme tel pour qu’elle y effectue sa quatrième.

Elle y découvre le cannabis. Les parents la retirent de cet établissement et elle retourne en collège privé.

La séparation de ces derniers est vraiment conflictuelle. La psychologue leur conseille alors finalement un internat catholique pour jeunes filles.

C’est là que sa consommation de cannabis est décuplée et elle goute aussi à ce que l’on appelle les champignons hallucinogènes.

Finalement, encore sur conseil de la psychologue, ils la mettent dans un foyer privé pour jeunes filles avec scolarisation externe mais elle se fait exclure à cause de son addiction aux drogues.

Elle est re scolarisée en internat privé à nouveau pour y faire son année de troisième mais est encore exclue pour consommation de cannabis et d’extasy.

En désespoir de cause, les parents emmènent Elodie voir un psychiatre qui prescrira du ... Prozac.

Quid du mélange psychotrope et THC (molécule du cannabis)?

Ce médicament traite la dépression majeure, les troubles obsessionnels compulsifs et la boulimie (source: dolcissimo).

La consommation d’alcool fait partie de la liste des contre indications, quid du cannabis, de la MDMA? 

Voici la liste non exhaustive des effets de la consommation de cannabis pendant la prise d’anti dépresseurs: augmentation du rythme cardiaque, étourdissements, anxiété, panique, somnolences, nausées, confusion mentale, maux de tête, secousses musculaires, troubles gastro-intestinaux. (Source; un site dédié aux consommateurs de cannabis dont je n’ai pas envie de faire la publicité ici).

Finalement, l’état d’Elodie ne s’arrangeant pas, et pour cause, le même psychiatre propose ou plutôt impose aux parents une hospitalisation en pédopsychiatrie de quatre mois pour Elodie. Mais rassurez vous: avec classe et suivi psychiatrique et bien sûr, alourdissement du traitement.

Elle se fera exclure peu avant terme pour une bagarre avec une autre fille.

L’endroit serait il propice à des déséquilibres psychologiques?

Retour à la case départ si ce n’est qu’elle consomme encore plus de cannabis et insulte, frappe sa mère.

Malgré un scolarisation en classe de seconde en lycée privé, Elodie ne va plus en cours, fréquente de mauvaises personnes, ne rentre pas la nuit et dort le jour. Elle vole de l’argent à sa mère tout en continuant à l’insulter et la malmener physiquement.

En pleine détresse, elle demande l’intervention des services sociaux par le truchement de l’assistante sociale de secteur. Qui après avoir constaté qu’Elodie est d’une extrême maigreur la qualifiera de toxicomane et préconise qu’elle voit ... Un psychiatre alors que les parents lui ont relaté toute la genèse de l’histoire de leur fille!

Ce dernier, plus éclairé que les autres préconise un hébergement pour mineurs afin qu’elle ait son studio. «Ca été encore pire» dira la maman. 

Elle y restera quatre ans, pouvant se droguer à volonté, déscolarisée et ayant une liberté totale d’autant plus qu’elle percevait un pécule de 500 euros par mois donnée par la structure d’hébergement. La décision a été entérinée par l'assistante sociale et l’éducatrice de l’association à qui les parents avaient demandé de l’aide.

Finalement, Elodie a rencontré un garçon et est partie en Asie à l'âge de 21 ans pour y travailler dans une association à but humanitaire. 

Elle a eu de la chance.

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