L'une de mes contributions à la conférence ICNFP 2015 (Kolymbari, Crète, 23-30 août 2015) porte le titre Spinorial Space-Time and the origin of Quantum Mechanics ( http://indico.cern.ch/event/344173/session/22/contribution/405 ). Elle expose, en effet, la possibilité que la géométrie de l'espace-temps spinoriel que je propose depuis 1996-97 (voir, par exemple, mes deux précédents articles sur ce blog) soit à l'origine de la Mécanique Quantique. En réalité, dans mon intervention en séance plénière Big Bang, inflation, standard Physics... and the potentialities of new Physics and alternative cosmologieshttp://indico.cern.ch/event/344173/session/4/contribution/277 ), j'ai également souligné que le mécanisme de base exposé peut avoir des origines plus variées que l'espace-temps spinoriel, même si certaines propriétés de cet espace-temps paraissent indispensables dans un Univers incorporant des particules de spin 1/2 comme les électrons, les quarks...

Dans mon article The Dynamical Origin Of Quantum Mechanics (I), http://www.science20.com/relativity_and_beyond_it/the_dynamical_origin_of_quantum_mechanics_i-157064 , j'écrivais hier :

What can be really said about the physical origin and the ultimate nature of the properties of matter described by Quantum Mechanics? Is Quantum Mechanics really an ultimate fundamental property of matter and a law of Nature, or is it actually a consequence of a deeper (preonic) dynamics that generates its content and formalism? In two recent papers, Quantum Mechanics and the Spinorial Space-Time and Quantum Mechanics, preonic vacuum and space-time contradiction, that are part of the material presented at the ICNFP 2015 Conference, I have tried to develop a precise answer to this question.

(fin de l'extrait)

Le mécanisme proposé se base sur une possible "contradiction dans l'espace-temps" entre le monde macroscopique et la structure interne du vide que je suppose gouvernée par des préons (constituants ultimes de la matière). Autrement dit, les constituants du vide peuvent avoir, localement et à de très petites échelles de temps et de distance, une perception de l'espace et du temps différente de celle des objets macroscopiques. Les définitions mêmes de l'espace et du temps peuvent se trouver en contradiction, y compris avec des flèches du temps opposées ou divergentes.

Comment la dynamique du vide peut-elle réagir à cette situation, lorsqu'il s'agit de générer l'une des particules que nous appelons "élementaires" ? La contradiction entre l'espace-temps macroscopique et celui vu par les préons (et dans lequel se trouve définie la structure interne de la particule)  conduit notamment à une incertitude dans le temps et à un recouvrement entre des fonctions de structure de la particule considérée centrées autour de temps différents. Dans ce cas, on peut s'attendre à une situation de conflit dynamique : si une fonction de structure centre autour d'un temps donné est une solution des équations régissant la dynamique du vide, tel ne sera pas en général le cas d'un recouvrement entre des fonctions de structure centrées autour de temps différents.

La dynamique du vide peut alors réagir à cette situation en interdisant le mouvement continu. Le seul mouvement permis sera dans ce cas un mouvement discret, générant une situation proche de celle qui se trouve à l'origine de l'intégrale de chemin de Feynman à des échelles de temps et de distances plus grandes que celles qui caractérisent la structure interne de la particule considérée. Telle peut être l'origine de la Mécanique Quantique. En même temps, un vide superbradyonique (fait donc de préons supraluminaux) fournirait une explication naturele du phenomène d'intrication quantique.

Précisons sur ce dernier point, comme déjà souligné dans mes articles depuis deux décennies (voir, déjà en 1995, http://arxiv.org/abs/astro-ph/9505117 et http://arxiv.org/abs/astro-ph/9601090 ), qu'il est normal que des constituants ultimes de la matière aient une vitesse critique très supérieure à celle de la lumière, de la même façon que cette dernière est un million de fois supérieure à la vitesse du son dans la matière condensée.

Les articles Quantum Mechanics and the Spinorial Space-Time et Quantum Mechanics, preonic vacuum and space-time contradiction sont également accessibles aux adresses de l'Archive de Physique Mathématque de l'Université du Texas à Austin:

https://www.ma.utexas.edu/mp_arc-bin/mpa?yn=15-86
https://www.ma.utexas.edu/mp_arc-bin/mpa?yn=15-90

 

                                                       Luis Gonzalez-Mestres

 

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