L'Enigme Bogdanov et la Cosmologie

Le livre L'Enigme Bogdanov (Editions Télémaque) dont je suis l'auteur paraîtra le 5 novembre. Mon blog L'Enigme Bogdanoff, conçu avec une vocation interactive, se propose de réagir à l'ensemble des commentaires, questions, remarques, critiques... que les lecteurs voudront bien me faire parvenir à l'adresse EnigmeBogdanoff@gmail.com

Que penser de la thématique abordée dans le domaine de la Cosmologie ? Sur ce plan, je me suis efforcé d'être le plus franc possible envers les lecteurs. Autant sur le Big Bang prétendument standard à la sauce de l'inflation, que sur les cosmologies alternatives comportant un avant Big Bang et sur lesquelles Igor, Grichka et moi-même travaillons depuis longtemps suivant des approches indépendantes.

A ce jour, la Cosmologie et la Physique des particules de très haute énergie n'en sont pas à un stade justifiant la référence à un quelconque  "modèle standard". Elles restent des disciplines pleines d'inconnues et très ouvertes, avec de nombreuses questions fondamentales dans l'attente de réelles réponses. Les énergies les plus élevées atteintes par les accélérateurs de particules les plus performants sont inférieures de quinze ordres de grandeur à l'énergie de Planck.

Quant aux rayons cosmiques d'ultra-haute énergie, sur lesquels je travaille depuis 1996 ayant en vue des possibles vérifications des principes fondamentaux de la Physique standard formulée à partir de phénomènes plus proches de nous, leurs énergies les plus élevées mesurées jusqu'à présent sont de huit ordres de grandeur inférieures à l'énergie de Planck.

Disons-le donc clairement : au stade actuel, rien ne permet de vérifier, sur le plan expérimental ou observationnel, ce qu'a pu être l'Univers à l'échelle du temps de Planck. Ou que les unités dites « de Planck » puissent être l'expression fidèle d'une réelle limite de nature physique ou cosmologique.

Dans les années 1990, Igor et Grichka Bogdanov ont entrepris de formuler une approche cosmologique permettant de franchir le "mur de Planck". Leurs propositions (fluctuation de la signature de la métrique de l'espace-temps, information initiale...) ont un intérêt certain et se prêtent, de surcroît, à des extensions dépassant leur portée originale. Simultanément, par un chemin différent, j'ai de mon côté à élaboré à contre-courant des scénarios comportant une nouvelle Physique et dépassant la notion même de l'échelle de Planck. Les superbradyons (préons supraluminaux) sont censés être des constituants du vide physique, contrairement aux préons standard de Pati et Salam postulés en tant que constituants directs des particules.

De mon modeste point de vue, nos deux approches restent à ce jour d'actualité.

Luis Gonzalez-Mestres

 

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