Compagnons de route/fellow travelers

The fate of the Left will be decided based on its values. Cambadellis writes it and as a good sociologist he analyses very well the situation, but I wonder if he’ll be able to follow his roadmap. I know that compromises of ideals are something that does not suit me anymore.

The Path of Politics is all but peaceful and linear.

The situation of our Country, Europe and the planet is preoccupying enough to lead us to say that we will need to redraw the future and write a new history that can enable us to exit a labyrinth that is becoming more and more obscure.

It will be necessary for all of those who haven’t renounced to the idea that progress is a motor for humanity, to find a way to create the conditions for a common road, to build and erect instead of demolishing and unknitting what exists with no material solutions for the new, which as a result is taking time to be born.

We all need fellow travelers to make it out of this deep crisis. But we will have to learn again how to judge one another on our ideas and projects, and on values.

My fellow Aubrysts have to a large extent made the choice to remain silent on the major events of the summer that would have in my opinion deserved some attention. It’s the choice of a possible integration in the government, the choice of trying to weigh in inside of Valls’ team. I understand but I do not agree.

The fate of the Left will be decided based on its values. Cambadellis writes it and as a good sociologist he analyses very well the situation, but I wonder if he’ll be able to follow his roadmap. I know that compromises of ideals are something that does not suit me anymore.

Therefore, the fellow travelers will be those capable of making propositions and those who advance forward down the path of a Left that finds its way again.

I think it will be necessary to recognize and support any positive action from the government, and to never yield to the temptation of reducing things to “Left or Right all the same”; this is actually not true.

I have read and heard the controversies around the Fête de la Rose at Frangy and its guest, Yanis Varoufaquis, and I find them inappropriate.

I voted for Martine Aubry at the Socialist primaries and I was very angry at Arnault Montebourg for rallying himself to François Hollande, but this seems distant now… We need all the votes of the Left and I believe once again that some Socialist friends are judging delivery instead of content.

Why Varoufaquis, who doesn’t really have the career of an orthodox politician nor that of a Socialist sympathizer?

My response (Arnauld Montebourg will certainly give his) is simple:

The analysis made by the former Greek Finance Minister regarding the European situation is very clear-headed and relevant, and his observations have nothing “dangerous”. The economic solutions he offers are very close to the PES program that we voted on at the Rome Congress, to which I was present and from which I recall a pugnacious Martin Schulz telling us that it was time to end with “this Europe in which finance rules”.

I therefore am under the impression that we Socialists are going astray and distancing ourselves from our own ideas.

There should be no labelling then.

The Ideas, the propositions and the actions for this world that is so much in need of change, will be the unique criteria that should define, in my opinion, the future fellow travelers for tomorrow’s Left.

The Fête de la Rose at Frangy was an incredible opportunity to debate ideas without fear, and with respect for the different roads taken by each one of us.

“No matter what anybody else tells you, words and ideas can change the world.”

The Dead Poets Society

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Le chemin de la Politique est tout sauf paisible et linéaire.

La situation de notre Pays, de l’Europe et de la planète est aujourd’hui préoccupante au point de dire que nous devons redessiner l’avenir et écrire une nouvelle histoire pour nous permettre de sortir d’un labyrinthe qui devient de plus en plus obscur.

Il faudra que toutes celles et ceux qui n’ont pas renoncé à l’idée que le progrès est un moteur pour l’humanité trouvent une manière de créer les conditions pour faire route commune, pour bâtir et construire à la place de démolir et détricoter l’existant sans solutions concrètes pour le nouveau qui du coup tarde à naitre…

On a tous besoin de compagnons de route pour sortir de cette crise profonde mais il faudra réapprendre à juger les uns et les autres sur les idées et les projets, sur les valeurs.

Mes camarades Aubrystes ont, en grande partie, fait le choix du silence sur les évènements majeurs de l’été qui auraient, selon moi, mérité un peu d’attention. C’est le choix d’une possible intégration dans le gouvernement, c’est le choix d’essayer de peser au sein de l’équipe de Valls. Je comprends mais je ne partage pas.

C’est sur les valeurs que l’avenir de la gauche se décidera, Cambadellis l’écrit et en bon sociologue il analyse très bien la situation mais je ne sais pas si il pourra tenir sa feuille de route. Personnellement les compromis sur les idéaux ne me conviennent plus.

Donc le chemin se fera avec celles et ceux capables de proposer et d’avancer sur le terrain d’une gauche qui retrouve sa voie.

Je pense qu’il faudra reconnaître et soutenir toute action positive du gouvernement et ne pas céder à la tentation des amalgames « droite ou gauche tous pareil » ce n’est pas vrai.

Toujours sur le sujet des compagnons de route, j’ai lu et entendu les polémiques autours de la fête de la rose de Frangy et de son invité Yanis Varoufaquis, je les trouve plus que déplacées.

J’ai voté Martine Aubry lors des primaires socialistes et j’en ai énormément voulu à Arnault Montebourg pour son ralliement à François Hollande mais cela paraît tellement loin… Nous avons besoins de toutes les voix de la gauche et je pense que encore une fois certains amis socialistes jugent la forme et pas le fond.

Pourquoi Varoufaquis qui n’a pas vraiment un parcours de politique orthodoxe ou de sympathisant socialiste ?

Ma réponse (Arnauld Montebourg donnera certainement la sienne) est simple :

L’analyse de l’ancien ministre de finances grec sur la situation européenne est très lucide et pertinente et ses constats n’ont rien de « dangereux ».

Les solutions économiques qu’il propose sont très proches du programme du PSE que nous avons voté au Congés de Rome, j’ y étais et j’ai le souvenir d’un très combatif Martin Martin Schulz qui nous disait qu’il fallait en finir avec « cette Europe ou la finance est roi »

J’ai donc bien l’impression que nous socialistes nous égarons et éloignons de nos propres idées.

Pas d’étiquettes alors !

Les Idées, les propositions et les actes pour ce monde qui a tant besoin de changement seront le critère, le seul, qui devra définir , à mon avis, les futurs compagnons de route pour la gauche de demain.

La Fête de la Rose de Frangy a été une belle occasion de débat d’idées sans la peur de l’autre et dans le respect des parcours différents de chacun.

« Peu importe ce qu’on pourra vous dire les mots et les idées peuvent changer monde. »
Le cercle des poètes disparus

 

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