Quand j'étais enfant

Quand j'étais enfant, je ne révais pas de devenir riche, ni d'avoir la plus belle voiture ...

Quand j'étais enfant, je ne rêvais pas de devenir riche, ni d'avoir la plus belle voiture ... Je voulais juste être heureux, je ne me préoccupais pas de la façon de le devenir, je voulais juste être bien.

J'ai eu la chance de connaître une enfance ou j'ai encore eu l'illusion de croire au bonheur, pour mon futur, en ayant une petite vie simple, mais cool. Mais qu'en est-il pour le enfants d'aujourd'hui et de demain ? 

" Bien que femme, ma résolution est entière : les hommes, s'ils le souhaitent, peuvent survivre dans l'infamie et vivre dans la servitude. Mais si nous oublions complètement l'état de bonheur dans lequel nous sommes nés et avons été élevés, que feront-ils (nos enfants), eux qui seront élevés en esclaves ?"

Ces mots sont de Boudicca - Reine des Iceni, clan Celte (60 après JC)

En effet, comment connaître la notion de liberté lorsque l'on a grandi en esclave ? Comment rêver de liberté ? Comment rêver tout court ?

Aujourd'hui, la plupart des adultes, qui ont pourtant connu cette lointaine notion de bonheur, d'innocence, n'arrivent plus à rêver, ni même envisager un avenir heureux, un avenir tout court. Pour fuir, il est préférable de se dire que l'on va s'adapter, on y pense pas ... Et on oublie ... Et l'on s'oublie ...

Ces mêmes adultes sont aujourd'hui des parents, grands parents.

Si papy mamie ou papa maman ne rêvent plus, ne sont plus heureux, comment vont vos enfants ? Si vous n'êtes pas serein, sont ils sereins ? Est cela que vous voulez réellement leur laisser ? D'ailleurs, que "type" de liberté voulez vous leur laisser ? Quel monde voulez vous leur laisser en héritage ? 

Boudicca : ""Mes compatriotes, amis et parents - car je vous considère tous comme des parents - faisons notre devoir tout en nous rappelant encore quelle liberté nous souhaitons laisser à nos enfants, pas seulement son appellation mais sa REALITE."

Car, dans la réalité, nous avons, sommes, tous bernés par cette illusion de liberté alors que nous ne sommes que des esclaves. Tous.

Esclaves de l'argent, de la monnaie, des prêts, de multinationales, de la pensée unique, d'addictions, des réseaux sociaux, du temps, d'une société devenue complètement folle.

On nous a trompé, et ce, toute nôtre vie. Ca c'est la réalité, nôtre réalité. Bien que nous ne rêvons pas, réveillons nous.

Boudicca : "Bien que certains d'entre vous aient pu auparavant, par ignorance, être trompés par les promesses séduisantes des Romains... vous avez appris à quel point c'était une erreur de préférer un despotisme étranger à votre mode de vie ancestral, et vous en êtes venus à réaliser à quel point la pauvreté sans maître est meilleure que la richesse en esclavage."

C'est à nous, êtres humains libre, que revient d'écrire la suite de l'histoire, qui deviendra nôtre histoire.

Mais si on l'écrivait différemment, notamment en tenant compte des erreurs du passé ? 

Article 01 de la vraie Déclaration des Droits de l'Homme, celle de 1793 : 

"Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles."

La notion de bonheur pour chaque être humain libre, et donc le retour du rêve. Ayez foi en vous, et surtout n'oubliez pas les valeurs de la vie. Courage, prenez soin de vous.

Se.Th

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