Martina Bacigalupo "Les lieux de mémoire", à Bujumbura © Cyril Sauvenay
Il m'en a fallu, du temps, pour terminer cette entrevue, et la mettre à votre disposition.

Cela étant, peu d'entre vous auraient sans doute eu le loisir de passer à l'Institut Français du Burundi pour découvrir, il y a un an, l'exposition dont il est question : Les lieux de mémoire. Par ailleurs, les propos tenus, alors, restent d'une actualité que l'on peut qualifier avec une légère exagération de brûlante.

Cette exposition faisait suite à la parution, dans le magazine burundais Iwacu, d'un reportage consacré à ces dits lieux de mémoire. Mémoire tout d'abord des temps de crise et de mort, liées l'une comme l'autre à l'histoire de ce pays depuis son indépendance. Mémoire aussi, par un détour imprévu, d'autres images, ces images malgré tout que sût si bien commenter Georges Didi-Huberman. Mémoire enfin, et celle-ci réjouissante, de l'histoire qui précéda la venue des colons - mémoire d'une culture et de traditions que le peuple burundais, aujourd'hui, a sans doute besoin de retrouver.

Puissiez-vous trouver plaisir à regarder ce document, et puissent ces quarante-six minutes non vous ennuyer, mais vous intéresser.

Cyril Sauvenay

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Voilà un très beau témoignage qui montre que la pratique du journalisme, d'une jeune reporter-photographe, ne peut se départir d'une certaine empathie vis à vis des personnes rencontrées au fil des reportages, ici les burundais et les burundaises dont Martina parle avec beaucoup de respect.

Un travail qui fait honneur au journalisme

Et une belle rencontre d'un réalisateur et d'une photographe. Merci à vous.