Physiostart : des micro-granulés fertilisants ajoutés à la semence de fourragères

La fertilisation starter est l’assurance pour l’agriculteur d’une implantation réussie. Le bon démarrage des cultures par une fertilisation localisée près de la semence permet d’améliorer la résistance aux parasites (insectes/parasites), aux stress climatiques et par un développement racinaire puissant d’assurer une bonne valorisation de la fertilité naturelle des sols.

La fertilisation starter est l’assurance pour l’agriculteur d’une implantation réussie. Le bon démarrage des cultures par une fertilisation localisée près de la semence permet d’améliorer la résistance aux parasites (insectes/parasites), aux stress climatiques et par un développement racinaire puissant d’assurer une bonne valorisation de la fertilité naturelle des sols. Si la fertilisation starter est courante sur les cultures à cycle court ou de printemps comme le maïs, le soja, elle l’est beaucoup moins sur des cultures pérennes comme la prairie.

Plus de biomasse racinaire que de biomasse aérienne

Et pourtant !!!  Le maïs fait 9 fois plus de biomasse aérienne que de biomasse racinaire alors que pour la plupart des graminées ou légumineuses fourragères on a plus de biomasse racinaire que de biomasse aérienne. Il est donc important d’avoir un développement racinaire puissant pour sécuriser l’implantation et la pérennité des prairies semées pour 3 à 10 ans.

Quand on pense fertilisation starter, on associe souvent deux éléments : l’azote et le phosphore. L’azote car il permet la synthèse de protéines de structure et donc assure la croissance racinaire et foliaire. Dans les engrais starter c’est la forme ammoniacale qui est à privilégier car au stade plantule c’est une forme qui demande peu d’énergie à la plante pour être absorbée mais qui par contre en excès peu devenir toxique d’où l’importance de la dose d’apport ou du mode d’application qui doit être respecté.

Le phosphore, quand à lui, c’est sa faible mobilité dans le sol qui donne tout son intérêt à la localisation voir à l’ultra-localisation. D’un point de vue physiologique le phosphore entre directement dans la composition de l’ATP (Adénosine Tri-Phosphate). Il s’agit de la molécule d’énergie de la plante et à ce titre le phosphore est donc nécessaire au bon fonctionnement du végétal et en particulier à l’absorption et à la transformation de l’azote.

Mais la germination et les premiers stades de développement de la plante sont également gourmand en calcium donc l’absorption est nécessaire pour le déclenchement de nombreux mécanismes d’ordre hormonaux et dans certains oligo-éléments comme le zinc.

Une implantation rapide et réussie des prairies a plusieurs intérêts. Elle sécurise l’investissement principal en prairies qu’est la semence, elle réduit la concurrence et/ou le développement des adventices en assurant une couverture plus rapide de l’inter-rang, elle augmente la productivité dès la première exploitation de la prairie.

Physiostart, le mélange semences fourragères et engais micro-granulés : une association innovante

Une société spécialisée dans les engrais technologiques, TIMAC AGRO (www.timacagro.fr), basée à Saint Malo, teste depuis deux campagnes l’association de son produit micro-granulé starter, Physiostart, avec des semences fourragères. Physiostart est depuis de nombreuses années utilisés dans les boites à insecticides des semoirs pour favoriser le démarrage et l’implantation des maïs, des betteraves et sur certains légumes industriels. Le positionnement en mélange à la semence dans les trémies des semoirs est un positionnement innovant.

Le mélange des 25 kg d’engrais se fait soit à la bétonnière pour une homogénéité du mélange soit directement dans la trémie du semoir en alternant semences et engrais dans le remplissage.

Les constations réalisées par l’entreprise sur plusieurs suivis dans le Centre et L’Ouest de la France montrent un développement végétatif plus rapide dès les premiers stades. En moyenne la productivité est améliorée de 20 % sur la première exploitation et lorsque l’on passe sur des prairies avec plusieurs coupes la différence de rendement final se situe entre 10 et 12 %. Une moindre concurrence des adventices en comparaison aux parcelles non fertilisées est également constatée

Un investissement à raisonner en faisant attention aux fausses économies

Fertiliser la prairie est souvent considéré comme un investissement peu rentable car l’impression générale est qu’une prairie « ça pousse tout seul ». Au contraire il faut considérer la prairie comme une culture à part entière qui doit rapidement s’implanter et pour laquelle on doit compenser les fortes exportations en particulier en azote et potasse.

La prairie est la première source de protéines en France, elle représente plus de 10 millions d’hectares. Améliorer la productivité et la qualité protéique des prairies est la première source d’autonomie économique des exploitations d’élevage. Le raisonnement des investissements sur cette culture ne doit pas être raisonné à l’hectare comme sur une culture de vente mais par son impact sur le cout alimentaire et/ou sur les économies de compléments azotés ou minéraux possibles.

Par exemple investir 50 euros/ha dans la fertilisation starter d’une prairie peut être considéré comme un doublement de la charge de fertilisation moyenne sur prairie ou comme une charge de 0.13 € VL/jour (base 25 Kg de MS herbe ingérée sur un rendement/ha de 8T de M.S)  ou comme une charge de 3 €/1000 litres (50 € de fertilisation sur 30 ha de prairie pour produire 500 000 litres de lait). Pour rentabiliser un investissement de cet ordre il suffit par exemple d’économiser 370 g de soja/jour soit toujours sur la base de 25 Kg de M.S ingéré une amélioration de 0.7 % de la teneur en MAT de l’herbe.

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