Carte scolaire : ce qui va changer en 2016

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’éducation a lancé les réflexions sur la mixité sociale en affirmant « je ne crois pas à la mixité sociale imposée par le haut ». Cela fait référence aux nombreuses tentatives de réforme de la carte scolaire, ayant échoué dans le passé. Il ne s’agit pas d’une nouvelle réforme mais des expérimentations lancées dans certains collèges en partenariat avec les acteurs locaux et le gouvernement. Découvrez les nouveaux changements à l’horizon 2016 dans le domaine de l’éducation.

Un projet en expérimentation
La mixité sociale souvent incomprise par certains, car d’abord elle était imposée par les autorités avec un manque de communication notoire. Ainsi pour ne voir leurs enfants étudier dans un établissement mal réputé, certains parents d’élèves s’arrangeaient pour éviter cela avec des stratégies de contournement. En 2016, des changements seront apportés dans la mise en place de la mixité sociale dans les établissements. Il s’agit d’abord de faire comprendre aux acteurs locaux et aux parents d’élèves que ce projet vise à améliorer les résultats scolaires. La phase d’expérimentation permet d’avancer pas à pas pour le calendrier scolaire 2016, car une réforme risque une « bombe à retardement » à quelques mois des régionales et à un an des élections présidentielles. Jusqu’ici 17 départements feront partie de la phase d’expérimentation, mais au total ils seront une vingtaine à s’engager pour la rentrée prochaine.

La procédure d’affectation
Chaque département aura la liberté d’apporter ses solutions adaptées aux réalités sociales, qui lui sont propres en faveur de la mixité sociale en travaillant en parfaite harmonie avec la communauté éducative et les parents. Dans les grandes villes mixtes, une répartition des élèves s’effectue dans les collèges en se basant sur les critères sociaux et la formation proposée par les collèges. Dans les secteurs à faible densité de mixité sociale, les apprenants sont répartis dans les établissements, qui sont sur la même ligne de transport. Les communes périphériques des zones urbaines pourront accueillir les élèves habitant dans ces zones. L’accord des parents est essentiel pour la carte scolaire en 2016, car ils seront en charge de transmettre des vœux d’affectation de leurs enfants dans quatre établissements proposés. Le rectorat s’occupera de l’affectation au desideratum et en fonction de leur l’origine sociale. Les dossiers des élèves handicapées et qui ont une prise en charge médicale près du collège choisi seront traités en priorité. Leurs vœux ont toutes les chances d’être exaucées.

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