Le journal satirique Zélium à la reconquête des kiosques !

C'est un fait : le rapport qu'un lecteur entretient avec son journal, avec son petit canard, parfois boiteux, est ô combien affectif. Dans ce rapport affectif à leurs canards, certains lecteurs de la presse satirique ont eu, ces dernières années, quelques vives déceptions : entre la virevolte idéologique de Charlie Hebdo et l'autocratie vieillissante de Siné, il ne reste guère que la « satire juste » d'un Bakchich pour contenter les lecteurs déçus... et, et, et, un petit dernier, last but not least, le Zélium !

C'est un fait : le rapport qu'un lecteur entretient avec son journal, avec son petit canard, parfois boiteux, est ô combien affectif. Dans ce rapport affectif à leurs canards, certains lecteurs de la presse satirique ont eu, ces dernières années, quelques vives déceptions : entre la virevolte idéologique de Charlie Hebdo et l'autocratie vieillissante de Siné, il ne reste guère que la « satire juste » d'un Bakchich pour contenter les lecteurs déçus... et, et, et, un petit dernier, last but not least, le Zélium !

Journal satirique à parution irrégulière, le Zélium, né en février 2011 d'un coup de folie d'une équipe non moins tarée, compte déjà douze numéros parus en kiosque à ce jour. Le treizième, suite à quelques déboires économiques comme il s'en présente fréquemment dans ce milieu, incite l'équipe à se tourner vers un format magazine thématique : la finance mondiale, l'écologie des dupes, la poussée de l'extrême droite, chaque numéro rassemble les contributions de journalistes et dessinateurs venus de grands titres de presse (Le Monde, Charlie Hebdo, Siné Hebdo, Psikopat, Fluide Glacial, Politis, Hara-Kiri, L’Humanité, entre autres) et devient une enquête approfondie sur le sujet en question. Le magazine est alors distribué sur commande pour les abonnés, ou sur les stands de festivals (La Fête de l'Huma, Satiradax, Couvre feu, etc.).

Les trois dernières couvertures du Zélium : la finance mondiale, l'extrême droite, l'écologie.  © Illustrés par Decressac, Troud, Giemsi. Les trois dernières couvertures du Zélium : la finance mondiale, l'extrême droite, l'écologie. © Illustrés par Decressac, Troud, Giemsi.

Parallèlement, l’association « Jack is on the road », éditrice du magazine, portée par son président, Maël Nonet, édite des livres de dessins enragés. À noter les parutions récentes de Klomp ! de Decressac, Flavien, Giemsi et Sergio, préfacé par l'entarteur Noël Godin (par ailleurs chroniqueur du magazine) et de Dieu est amûûûr de Decressac.

Mais pour ces fangios de la presse indépendante, le kiosque, c'est l'arène pour un gladiateur, la banquise pour un esquimaux, l'eau calcaire pour un poisson rouge : un environnement houleux dans lequel il faut se battre et se défendre. Et quelle est l'arme maîtresse d'un canard comme le Zélium ? Ces lecteurs, pardi ! C'est pour ça que le journal a lancé une grande campagne de financement participatif (Zélium is back!), sur la plateforme Ulule, pour financer ces deux prochains numéros. Ce qui permettrait, si elle atteint son objectif, de relancer la barque sur les eaux des kiosques à journaux, pour qu'elle vogue à nouveau dans les tempêtes médiatiques et porte haut sa bannière : « la rigolade séditieuse, la marrade subversive, la plume explosive et le crayon en pétard ». 

Pour souscrire et soutenir la presse satirique indépendante, c'est par ici - http://fr.ulule.com/zelium

Les sans-dents et les illettrés lisent la presse satirique. © Aurel Les sans-dents et les illettrés lisent la presse satirique. © Aurel

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