Le 6 mai 2015 le projet de loi du député UMP Bernard Reynes a été déposé,
"visant à faire du 11 janvier une journée d’unité nationale
et de lutte contre le terrorisme."
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Le 11 janvier est déclaré journée d’unité nationale et de lutte contre le
terrorisme.
Article 2
Dans tous les établissements d’enseignement, les enseignants
consacrent une partie des cours de la journée à des exposés et à des
discussions sur la lutte contre le terrorisme.
Article 3
Les services publics radios et audiovisuels traitent dans leurs
programmes de la lutte contre le terrorisme.
(http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion2748.pdf)
Nous sommes définitivement entrés dans une phase de récupération des rassemblements du 11 janvier 2015, par tous ceux qui sont convaincus, de bonne foi, que le terrorisme est le danger le plus grand qui nous menace et par tous ceux qui , par cynisme, par calculs politiques ou parce qu'ils rejettent l'autre, le différent, "l'étranger à notre culture "ou "à nos églises, symboles de la France".
Tenter de faire oublier les désastres des politiques menées depuis des années en pointant uniquement les conséquences et non les causes de ces actions meurtrières, essayer de faire croire que le dimanche 11 janvier, chacun a manisfesté dans l'unité avec son voisin est une farce, un mensonge. Les motivations des personnes présentent dans la rue étaient aussi diverses que le sont les idées et les convictions de l'ensemble de la population de ce pays.
Après avoir convaincu la majorité des français que leur pays est surrendetté, qu'ils ont vécu au dessus de leur moyens, qu'il faut diminuer leur droits, les services publics et les "prestations sociales", la deuxième étape consiste a les convaincre qu'ils sont en danger, que des forces veulent les détruire, qu'il n'y a pas d'autres réponses que la guerre et que tous les moyens sont bons à utiliser pour gagner cette guerre.Y compris cette loi du 5 mai 2015 votée par 438 députés....
"Avec nous les français n'ont rien à craindre de cette loi..." Bruno LEROUX, président du groupe P.S. à l'Assemblée Nationale.
"Certains craindront peut-être que la hiérarchie nouvelle détruise une liberté à laquelle ils tiennent et que leurs pères ont conquise au prix de leur sang. Qu'ils soient sans inquiétude.....Nous ne perdrons, en réalité, certaines apparences trompeuses de la liberté que pour mieux en sauver la substance." Philippe PETAIN Discours du 11 Octobre 1940.