Violences policières,déni, et loi de sécurité globale...

La loi de sécurité globale va accroitre le contrôle de la population et restreindre les libertés publiques. 388 députes ont voté cette loi.... Une douzaine d’auteurs de bande dessinée, dont je fais partie, ont réalisé leur portrait.

Les violences policières s’inscrivent dans un cadre, qui selon les circonstances tend à les limiter autant que possible, ou au contraire à les multiplier. Les forces de police ne sont pas «en roues libres ». Elles appliquent des consignes de maintien de l’ordre définies par une chaine hiérarchique au sommet de laquelle se trouve le ministre de l’intérieur.
Depuis deux ans, des gilets jaunes à « Michel », la multiplication des violences policières est une réalité documentée.
A ce phénomène, la majorité parlementaire et le gouvernement répond par le déni. « Il n’y a pas de violences policières ». Un déni absurde, fou, si puissant qu’on peut se demander si il ne s’agit pas en fait d’une simple stratégie de communication pour justifier sa dérive autoritaire: l’usage brutal des forces de police pour réprimer la contestation politique et sociale.
Il n’est pas anodin que des policiers puissent envisager sans crainte de passer à tabac un homme en le traitant de sale nègre.
C’est le signe simple, évident, parmi beaucoup d’autres, d’un sentiment d’impunité qui trouve notamment sa source dans le choix politique de demander à ces forces de police d’accomplir des actes illégitimes, et parfois illégaux, pour conforter son pouvoir.

388 députes ont voté mardi dernier pour la loi de sécurité globale. Une loi qui dans les faits va accroitre le contrôle de la population et restreindre les libertés publiques.
388 députés ont fait ce choix politique.

Une douzaine d’auteurs de bande dessinée, dont je fais partie, ont fait leur portrait.
A l’heure où ce gouvernement veut effacer les traces de sa dérive autoritaire en donnant à la police les moyens d’empêcher le contre pouvoir citoyen et la diffusion des images de cette dérive, il nous a semblé utile de mettre les député.es qui cautionnent ce choix face à leur responsabilités.
En rappelant un fait, simple. Ils ont voté une loi dangereuse pour les libertés publiques.

L'intégralité des portraits peut être consultée et téléchargée librement à cette adresse:

https://drive.google.com/drive/folders/1g_hzPpUZUyQBIif39I5tCsJPL4kc15sb

 

 

 

extrait 3 -388 députés © Pedrosa extrait 3 -388 députés © Pedrosa
extrait 2- 388 députés © pedrosa extrait 2- 388 députés © pedrosa
extrait des 388 députés © pedrosa extrait des 388 députés © pedrosa

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