LE VALLS II VUE D’AILLEURS !

Un jour après, le fameux mardi “difficile” pour Hollande et Valls, les avis extérieurs vont bon trains sur la composition du quatrième gouvernement sous l’ère Hollande… en deux ans.

Quelques heures, c’est le temps qu’il a fallu aux presses étrangères pour analyser avant de s’empresser de commenter le remaniement soudain que la France a vécu. Et les commentaires ne sont pas toujours tendres avec ce nouvel exécutif.

Pour s’en rendre compte, rien de mieux que de comprendre les langues étrangères ou de lire les exemples piqués dans la presse française :

Dans le New-York-Times :

  • « rebattre les mêmes cartes »
  • « changements marginaux »
  • « conséquences funestes pour un François Hollande déjà faible politiquement »

Dans El Pais :

  • « Valls s’est limité à substituer les trois ministres critiquant les réformes »
  • « L’automne politique français s’annonce tendu »

Dans Die Welt :

  • « après le gouvernement de combat, qui aura surtout vu des combats internes, voilà celui de clarté. Avec la nomination de Macron, c’est sûr, le message est clair. » – les Allemands ont l’air de se mettre à la satire !

Dans The Telegraph :

  • « Le gouvernement français est donc aujourd’hui à la merci de trente ou quarante dissidents qui sont bien décidés à s’opposer aux coupes budgétaires promises (…) et il pourrait avoir du mal à faire passer son budget 2015 dans quelques semaines »

Tout cela montre bien que le nouveau pouvoir en place a de bons avis n’est-ce-pas ?

Mais la presse est pas tendre non plus avec le remplaçant de Arnaud Montebourg, le très libéral Emmanuel Macron, la preuve :

Dans El Pais (encore) :

  • « Non seulement le gouvernement formé par François Hollande et Manuel Valls ne comporte plus aucun ministre critique à l’égard des profondes réformes mises en marche par les deux dirigeants, mais en plus le portefeuille clé de l’économie à été confié à Emmanuel Macron, un ancien associé de la banque Rotshchild. »

Dans Il Corriere della Sera :

  • « sa nomination indique l’abandon pur et simple de l’idée d’une politique plus sociale »

Dans Süddeutsche :

  • « le candidat Hollande avait désigné la finance comme son “véritable ennemi” » – une belle ironie que la presse, encore Allemande, n’oublie pas de dire !

En attendant que les preuves ce faces, nous restons mal vue par nos voisins qui se méfies de ce quatrième gouvernement, pendant que nous, nous attendons toujours le changement promis en 2012 par le Président !

 

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