La polka mazurka de la politique italienne

Les Italiens n'ont plus de gouvernement, ce n'est pas grave, ils ont l'habitude de faire sans et ils se débrouillent très bien......surtout qu'ils ont bien compris que la plupart de leurs représentants politiques s'intéressent plus à leur propre fauteuil (la poltrona comme ils l'expriment dans leur langue) qu'à la santé économique et morale de leurs concitoyens.

Cette fois, ces mêmes représentants politiques se sont tirés des balles dans le pied avec leurs manigances pour faire tomber, sans plus aucune pudeur, un gouvernement en pleine crise sanitaire, économique et sociale. C'est comme s'ils disaient ouvertement à leurs concitoyens: "On n'en a rien à faire de vous et des problèmes du pays, ce qui nous intéresse c'est notre propre ambition". En ce moment, ce qu'ils visent ce sont les fonds du Recovery Fund de l'Union Européenne. Ils se bousculent et se piétinent pour pouvoir les gérer sans plus masquer leur arrivisme. C'est le cas notamment de l'ex-premier ministre Renzi qui pense renouveler la politique juste en inventant un nouveau nom pour son parti (Italia viva).

Résultat: il y a d'un coté les Italiens ordinaires qui peinent et transpirent et de l'autre les hommes politiques qui les gouvernent et entre eux, il n'y a plus aucun lien. Une déconnexion totale, signe de la fin d'un système car le système tourne en rond sur lui-même, il ne représente plus personne à part ceux qui sont à l'intérieur et qui ne veulent surtout pas lâcher prise. Un véritable spectacle de bal avec la crédibilité en moins. 

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