Chronique romaine: reprise

Réouverture du pays annoncée ce soir: les déplacements d'une région à l'autre sont à nouveau libres (sans besoin d'attestation) et les frontières de l'Italie réouvrent à tous les pays européens sans l'imposition d'une quarantaine. Le souci de l'Italie aujourd'hui est de faire revenir les touristes, une source de revenus importante pour l'économie du pays. Selon les mots du Premier Ministre Conte, l'Italie est une brand qu'il faut promouvoir au maximum. C'est compréhensible vu le nombre de personnes qui en vit.

Rome a très vite repris son rythme d'avant le confinement, comme si ce dernier n'avait été qu'une mauvaise parenthèse, et les voitures ont recommencé à circuler dans tous les sens depuis ce matin. Mais on sent une certaine angoisse dans l'air: on court partout sans bien savoir où on va. La question est de savoir comment gagner son pain dans les mois à venir s'il n'y a pas de reprise de l'économie d'avant. Les grandes réflexions de la quarantaine s'estompent devant les soucis très pratiques de l'immédiat: toutes ces questions soulevées par les médias, toutes ces affirmations nous suggérant que le monde ne serait plus jamais comme avant et qu'on avait appris à se recentrer sur l'essentiel, je n'en suis pas convaincue aujourd'hui devant l'appel de la nécessité.

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