MACRONAVIRUS - Saison 2

Chapitre 7 Faire disparaître les rides du visage de Bri-Bri.

Résumé de la saison 1 :

17 novembre 2019, en Chine :

- 该死的狗 ! (- Putain de merde !)

Fin février 2020 en France, royaume de Manu 1er :

- C’est quoi, le problème ?


SAISON 2

Chapitre 7
Faire disparaître les rides du visage de Bri-Bri.

En cette fin février 2020, Manu 1er se rend à l’hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière ; c’est là qu’est mort le premier Français, non touriste, du Covid-19 : un enseignant.

Il est prévu, comme annoncé par l’Élysée, que le président délivre un message rassurant et garantisse au peuple, via les médias évidemment conviés, la pleine mobilisation des services de santé français, lesquels figurent parmi les plus performants au monde.

Mais une fois sur place, il fait un peu la gueule, le roi ; non pas parce qu’avec la nouvelle copine de Nabilla, Bri-Bri, dont le visage - mais pas que, paraît-il - se ride, et que c’est plus ce que c’était, et que ceci ne nous regarde pas ... mais parce qu’il ne peut pas faire moins qu’embarquer à l’hosto son ministre de la santé, Olivier Véran, qui n’a pas encore … comment dire … pris toutes ses marques ; dans son apprentissage du mot "enfumage", il ne maîtrise pas encore toutes les syllabes. Cette buse n’a-t-elle pas en effet déclaré la veille qu’il n’y avait pas d’épidémie en France et que nous ne faisions face qu’à des cas isolés ? Quel con ! Du coup, le Manu, il est obligé de rectifier le tir devant les toubibs : « On a devant nous une épidémie », déclare-t-il, magistralement docte, aux soignants …. qui le savait déjà !

Sans vouloir faire mon "Jeanmichêlapatie" (ou autres, ils sont légion) en me répandant allègrement en une analyse politico-socio-économico-débilo-onmavolémonvélo- politique, je crois qu’on touche là l’essentiel de la dé-marche (en deux mots, c’est volontaire) macronienne, à savoir : dans un premiers temps de la valse, le roi décide des conneries et des saloperies à faire, dans un deuxième temps de la valse, les ministres et les députés playmobils annoncent au peuple la position qui a été retenue pour se faire enc … ore une fois avoir. Mais des fois, ça marche moyen, comme avec Véran. Ou comme avec l’autre, là … comment déjà … c’est pas si bête, pourtant …Si ! Mais on reviendra sur Sibeth … si je puis dire.

Quoiqu’il en soit, deux temps, c’est trop court pour une valse et peut-être bien que le troisième va le faire valser, le Manu 1er.

(Enfin, j’espère, rajoutai-je subrepticement dans le texte)

Revenons à l’hôpital de la Salpêtrière où le roi est dans un sale pétrin (Ah ! litération, quand tu nous tiens !) face à un neurologue. En effet, le docteur Salachas s’empare de la main présidentielle qu’il serre et secoue pendant deux bonnes minutes et, ne mâchant pas ses mots ni ne cachant ses maux, dit ceci, ou à peu près :

- Wesh gros ! L'hôpital public est en train de flamber à la même vitesse à laquelle Notre-Dame a cramé ; et quand il a fallu la sauver, la cathédrale, y’avait beaucoup de monde pour être ému. Mais là, aujourd’hui, nous, les soignants, à l’hôpital public, on est au bout du bout et, pour le moment, t’es pas là !

Devant ce tête-à-tête imprévu, cette sortie à l’hôpital ayant été décidée à la dernière minute et de ce fait l’Élysée n’ayant pas eu le temps de programmer, comme à l’habitude, les figurants recrutés lors des pérégrinations présidentielles, Manu 1er est donc obligé d’écouter Salachas. Ce faisant, il hoche la tête, répond par bribes, bafouille et propose même au toubib de le voir plus tard en particulier ; comme dirait l’autre, ça mange pas d’pain. Et pourquoi pas un numéro vert ? Ah non, ça, c’est les ministres qui s’en chargent. Puis, reprenant un peu de sa superbe, Manu 1er finit par tenter d’instiller de la confiance au neurologue et à ses équipes en concluant :

- Je compte sur vous.

Et Salachas lui répond du tac au tac :

- Vous pouvez compter sur moi. L'inverse reste à prouver !

Et vlan ! Si ça, c’est pas un râteau ! Dans les dents du Manu !

Mais il est revanchard, le roi, un peu comme ces gnomes dont on ne peut rien attendre de frais et d’honnête. Ainsi ce n’est que le soir, donc bien après, et en Italie, donc bien loin, qu’il réagira à l’estoc du neurologue, faisant montre de sa petitesse bourgeoise ; il dénigrera le médecin en ces termes : « Il est neurologue et représente la coordination syndicale, il n’a rien à voir avec le coronavirus. »

Ainsi donc, selon Manu 1er, t’as beau être médecin spécialiste, si t’es syndiqué et puisque le coronavirus n’est pas d’ordre neurologique, tu comptes pas, t’existes pas.

C’est lamentable, impardonnable, haïssable, condamnable, c’est pour ainsi dire guillotinable. Et puis après, dans quelques mois, par respect de la chronologie historique, on pourrait, usant du même ustensile, faire disparaître les rides du visage de Bri-Bri.

 

.....................................à suivre..........................................................

 

 

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