Dix contre cent...
Dix pour cent de syndiqués,
dix pour cent d'encartés...
Dix pour cent de militants,
et le reste suit en s'excusant.
Tout cela est désespérant.
Parmi ces dix pour cent,
ceux qui rêvent d'être président,
comme l'autre, le matin se rasant.
Ceux qui se réveillent révolutionnaires,
aprés avoir été un sénateur pépère.
Ceux qui se battent au quotiden,
refusant d'être traités comme des chiens.
Et le reste prêt à s'enthousiasmer,
pour un menteur un peu plus doué.
Dix pour cent, c'est bien peu...
Mais sans eux et sans les dieux,
il n'y aurait pas de troupes,
il n'y aurait pas de groupes.
Et pour le reste à avaler la soupe,
pas de compétition ni de coupe.
Dix pour cent de motivés,
et le reste à suivre, à pleurnicher.
Tiens, un Melenchon sort du lot.
Il donnerait la réplique à sarko...
Déjà les moutons se sentent à l'aise,
et entonnent la marseillaise.
Tout cela pourrait être rigolo,
s'il n'en faisait pas trop.
Non, Melenchon n'est pas un dieu,
même s'il croit mener le jeu.
Dix pour cent, à s'exciter,
à cracher sur l'immigré...
Dix pour cent à s'indigner,
à refuser cette fatalité.
Le reste, comme des moutons,
bêlent à s'en éclater les poumons.
Dix pour cent marchent avec conviction,
et les autres suivent comme des cornichons.
Dix pour cent seulement agissent,
et les autres quelque part subissent.
Le drame, ce qu'avec des sornettes,
et ceux qui croient à la fée clochette,
sarko peut rester longtemps président.
Melenchon ne sera jamais un dieu,
c'est sarko le maître du jeu.
Billet de blog 3 avril 2012
Dix pour cent...
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