Une mort choisie scénarisée

L’annonce du décès de David Bowie dimanche dernier, 10 janvier 2016, a suscité dans les médias des réactions considérables. La star venait deux jours auparavant de lancer son dernier album, Blackstar, le jour de son 69ème anniversaire, interprétant un titre prémonitoire, Lazarus, qui anticipe sa prochaine disparition. L'annonce sur Facebook de sa mort qui incite à penser à une mort choisie.

 

L’annonce du décès de David Bowie dimanche dernier, 10 janvier 2016, a suscité dans les médias des réactions considérables. La star venait deux jours auparavant de lancer son dernier album, Blackstar, le jour de son 69ème anniversaire, interprétant un titre prémonitoire, Lazarus, qui anticipe sa prochaine disparition.

 

C’est sur sa page Facebook que le monde est informé de la disparition de la vedette. Une communication qui apporte une précision importante. David Bowie, en phase avancée d’un cancer s’est éteint entouré de tous ceux qu’il aime.

 

Il annonce donc une mort choisie. Cette nouvelle fait le tour du monde, reprise en boucle dans les médias pendant plusieurs jours. Ce départ « en douceur » au milieu de sa familles et de ses proches est sublimé. Or cette mort n’est très certainement pas naturelle, mais elle a été assistée par des soignants compatissants disposant sans doute de la dose de Nembutal dont l’injection entraine une mort douce, médicalement aidée.

 

Certes, ma conclusion n’est qu’une hypothèse, mais la mort naturelle est tellement improbable dans cette mise en scène que je prends le risque de publier mon billet.


D’autant que les photos de l’artiste prises deux jours avant sa mort, ne montrent pas l’image d’un malade du cancer dans ses dernières heures de vie.

 

Cette analyse  de la fin de David Bowie n’a pas été explicitée dans les abondants articles ou chroniques nécrologiques. Un étonnant silence qui marque l’approbation du choix du chanteur. Cette face de l’évènement imprime une touche intime de compassion et de tendresse à la communication sur cette fin scénarisée de manière emphatique. Ce silence contraste lourdement avec les mises en accusation et les condamnations pénales de hommes ordinaires et les cris de réprobation des moralistes sur de telles morts aidées.

 

Ce qui est permis au puissant, est défendu avec rigueur pour les plus faibles ou transformer en de terribles tragédies, de vies qui s’épuisent dans des douleurs évitables.

 

Je suis de ceux qui revendiquent avec force la liberté dont a bénéficiée la pop star dans la dernière étape de sa vie.

 

Merci David d’avoir affiché que c’est une voie possible et de nous aider ainsi dans le combat pour cette liberté de pouvoir choisir le moment et la manière de dire au revoir à tous ceux que nous aimons

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