Porte ouverte au doute

Parfois la perte de mémoire arrange bien les choses. Je ne me souviens pas d’avoir été défait 7 à 1. Ni comme joueur. Ni comme technicien. Et surtout pas à domicile. Un à sept. Comme la Roma de Rudi Garcia et de Gervinho, mardi soir, que j’ai côtoyé au Mans. Que je suis avec affection.

Rudi Garcia face au Bayern Rudi Garcia face au Bayern
Parfois la perte de mémoire arrange bien les choses. Je ne me souviens pas d’avoir été défait 7 à 1. Ni comme joueur. Ni comme technicien. Et surtout pas à domicile. Un à sept. Comme la Roma de Rudi Garcia et de Gervinho, mardi soir, que j’ai côtoyé au Mans. Que je suis avec affection.

J’avais trouvé l’équipe de la capitale en progrès dans son duel au sommet perdu 3-2 à Turin contre la Juventus. Avec de la qualité de jeu et de comportement. Avec plein de confiance en soi et de certitudes. Qui risquent d’être balayées par ce revers cuisant.

La partie a été entamée avec ces ingrédients positifs. Jamais Yanga-Mbiwa ne m’avait paru si serein, clairvoyant, et lucide. De ces vertus que le « Mister » sait si bien insuffler à ses protégés. Volonté de jouer, d’attaquer, de posséder le ballon ont été étouffée par le pressing du Bayern. L’avis de tempête s’est transformé en tsunami bavarois. Qui emporte tout sur son passage avec sa qualité individuelle et son sens collectif. Qui oblige a de lourds travaux.

Une des caractérisques majeures de Rudi réside dans sa force de conviction pour consolider les egos, leur faire prendre conscience de toute leur dimension. Il aura fort à faire après cette débâcle. Inventer les mots justes. Ne pas douter de lui-même. Vu sous cet angle, le prochain match sera excitant. Pour les observateurs.

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