Je pose peu de questions. Ce qui m’amène à vivre des moments imprévus. Et agréables. Patrick et Catherine, mes voisins antiquaires, m’ont proposé d’assister à une vente aux enchères. Départ à 13 h. Et rentrée à 17 h pour PSG-Bordeaux ou 18 h pour Real-Barça ? 400 objets plus tard, offerts au marteau du commissaire-priseur, Lucas et Benzema ont terminé leurs exploits.
Reste le constat que mon vocabulaire français manque de profondeur et de précision. Je vous fais partager mes lacunes :
Camée, technique de gravure en bas-relief. Timbale, gobelet métallique. Guillochis, ornement constitué de traits gravés entrecroisés avec symétrie. Damas, acier d’alliage très fin. Balustre, court pilier renflé et mouluré. Marli, bord intérieur d’une assiette. Somno, petit meuble de chevet, fabriqué en cylindre. Girandole, partie supérieure d’un candélabre. Acanthe, plante ornementale à feuilles très découpées. Bonheur du jour, petit meuble en marqueterie. Trictrac, jeu qui fait usage de dés et de pions. Crédence, buffet de salle à manger, où l’on range la vaisselle. Et j’en passe. Beaucoup.
Ikea, entreprise suédoise spécialisée dans la conception et la vente de détail de mobilier à monter en kit. Avec un chiffre d’affaires de 27,9 milliards d’euros. Dont je suis client. Qui tue peu à peu les métiers d’arts du bois : Doreurs, ébénistes, encadreurs, marqueteurs, menuisiers, rotiniers, tourneurs, vanniers, vernisseurs-finisseurs. Au point de détruire le gout des gens pour les belles antiquités. Et de faire baisser les prix à des hauteurs indécentes. Une horloge comtoise, qui trône fièrement dans toutes les fermes de ma région, a été bradée à 60 euros. Ça me donne la nausée.