Quel est le pire, l'incompétence, ou le mensonge. Les carburants

40 ans de mensonges sur les carburants et la pollution. Si le vrai projet avait été de faire baisser la pollution, en 40 ans la consommation d'hydrocarbure aurait été divisée par 5 ou 10, du moins en automobile. Il aurait suffi de légiférer autour des études menées par RENAULT pour le gouvernement dans les années 1975. 40 ans de perdu par cupidité. Bravo nos plus intelligents Énarques.

Histoire d’une belle magouille, les particules fines des moteurs Diesel

 Il n’est en aucune façon question de nier le caractère polluant et dangereux pour la santé de ce carburant, des autres aussi, d’ailleurs.

Cependant, je me demande sérieusement ce que nous deviendrions, s’il était question de supprimer toutes les sources de pollution dans un délai court, par exemple 1er janvier 2017 pour le bois, ou 2020 pour le Diesel à Paris.

 Ma vie entière, hors la politique, a été consacrée à l’automobile. J’ai en particulier assisté et œuvré à l’évolution des moteurs Diesels, à la Régie Nationale des Usines RENAULT, dans les années 70/80, au siècle dernier.

 Il faut que je vous fasse savoir, que à l’époque, le développement des moteurs Diesel RENAULT a été en partie financé par Elf et l’institut Français du pétrole, pour la raison inverse des « particules fines ».

A l’époque, Elf ne savait pas quoi faire du gazole produit.

 Dans un premier temps, ils ont étés comblés.

Le succès de ce moteur résulte de ses caractéristiques, à savoir :

1)  Le rendement est environ 30% meilleur que son copain essence, vous y perdriez en consommation

2) Le fonctionnement est bien plus fiable. Et il ne nécessite que très peu d’entretien.

3) Grande insensibilité aux conditions atmosphériques. Ce moteur est moins sujets aux caprices du temps, en particulier le froid et l’humidité ;

4) Risques d’incendie quasi nuls. Dans un domaine parallèle, la plaisance nautique, c’est la principale raison de la quasi interdiction des moteurs à essence inbord. C’est aussi un des arguments pour les camping-cars, les véhicules de transport en commun, etc.

Pas fous, les automobilistes Français l’ont plébiscité.

En France, en 2013 le parc automobile est constitué de :

Types                            Véhicules             Dont Diesel          Pourcentage Diesel

Automobiles                31 500 000             18 837 000             59,80%

Utilitaires légers           5 880 000                5 391 960             91,70%

Véhicules lourds           6 500 000               6 103 500             93,90%

Total                           43 880 000             30 332 460             69,13%

En Europe, c’est sensiblement la même chose : en 2012

Pourcentage de Diesel

Luxembourg 76,10%, Portugal 70,50%, Irlande 73,10%, Belgique 68,80%, France 72,90%, Suède 66,80%, Norvège 64,20%, Espagne 68,90%

 Source : http://www.pleinphare-leblog.fr/generalites/le-diesel-en-france/

 Auquel il faut rajouter péniches, groupes électrogènes de EDF ERDF, tous les groupes de secours des hôpitaux et des administrations sensibles, des grandes entreprises, quelques locomotives de secours.

Et en marine de commerce ou de guerre, il n’existe aucun bateau fonctionnant à l’essence, ce seraient des bombes.

 Total, si l’on peut dire, la consommation de gazole n’a pas cessé d’augmenter dans le pays,

Sources : http://www.ufip.fr/activites/raffinage/un-outil-de-raffinage-en-constante-evolution

http://www.ufip.fr/activites/raffinage/un-outil-de-raffinage-en-constante-evolution

http://www.slate.fr/story/16861/raffinage-total-francais-malade-diesel-ecologie

 

Un baril de pétrole (159 litres), permet de produire, environs, 72 litres d’essence et 34 litres de gazole, soit 2/3 essence, 1/3 gazole.

Hors, la consommation est quasi l’inverse.

Le gazole reste de loin le carburant privilégié des Français, avec environs 80% des volumes.

Pas la peine d’être bac + 10 en économie ou en mathématique, pour comprendre que ça ne fait pas les affaires de Total et des autres pétroliers, et que la proportion de véhicules Diesel leur donne des boutons.

Le hasard a voulu que j’eusse connaissance du fait que l’équipe de chercheurs et chimistes entretenus par Total, pendant quelques années, pour tenter d’inverser les chiffres de production des carburants issus du pétrole, n’y est pas arrivé et a été dissoute récemment (2014). Juste avant le bruit qui court à propos des particules fines.

La rentabilité des raffineries de Total en France pourrait donc être améliorée si en dénigrant suffisamment le « Diesel » celui-ci venait à baisser sérieusement.

Alors, la campagne sur les particules fines.

Français, ne vous laissez pas berner. Vous allez y perdre à plusieurs niveaux.

 

Pour être tout à fait honnête dans ma démarche, et dans mon engagement, je suis farouchement partisan d’une mue totale de la société, afin qu’elle arrive à se désintoxiquer de l’automobile, et de toute forme de gaspillage des ressources, qui de toute façon manqueront à nos petits-enfants.

Ce n’est pas de pollution qu’il est question (bien que celle-ci existe bien), mais des dividendes des actionnaires des pétroliers, Total ici.

L’argument « particules fines » est utilisé de façon fallacieuse et très préjudiciables pour les Français. Et ce d’autant que dans le contexte actuel, remplacer les vieux Diesels par des « essences » reviendrait à faire la promotion des constructeurs automobiles étrangers.

Le comble, sans que je puisse le démontrer, l’empreinte carbone produite par la fabrication d’une voiture, juste pour en remplacer une qui pourrait être utilisée pendant de nombreuses années supplémentaires me semble catastrophique. Garder vos automobiles actuelles, c'est ce que vous pouvez faire de mieux, en terme de protection de la nature.

Pour diminuer les « particules fines » produites par les moteurs à combustion interne, la plus efficace serait de changer de philosophie et d’apprendre à conduire aux conducteurs.

Pas très connu et surtout pas « philosophiquement acceptable », vers la fin des années 70, le Centre Technique RENAULT de Rueil, où j'étais le représentant du directeur de l'après vente,  avait équipé une Renault 14 (La poire) d’une transmission à variation continue qui gérait électroniquement le bon rapport, le moteur fonctionnant sur deux modes seulement « ralenti et pleine charge ». La pédale d’accélérateur ne commandait pas le moteur, mais la transmission, pour lui faire part de l’intention.

En simulation taxi dans Paris, la consommation n’était que de 3 l/100, pendant que sa copine « normale » était dans la zone entre 10 à 14 litres/100 km.

Aucune voiture ne devrait maintenant avoir besoin de plus de 2 à 3 litres/100 km, sachant en plus que il est très facile de diviser par presque deux l’usage de nos automobiles en quelques années.

En clair, il est facile de diviser la pollution EN QUANTITE par 5 à 10, en automobile.

Si nous n’en sommes vraiment pas là, c’est que dans ce domaine c’est l’idiotie humaine qui est le moteur, et la cupidité.

Alors, les particules fines !!!!!

A propos, croyez vous que les pétroliers achètent le pétrole sur le marché libre de ???.

Total le produit dans une dizaines de pays et le "valorise" au travers de plus de 900 filiales, de sorte à ne payer d'impôt nulle part. Et notre trader de chez Rothschild l'aide bien, en ce moment.

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