Nos chers amis, les EtatsUniens

Que n'ai-je pas entendu à propos de l'invitation de Donald Trump à assister au défilé du 14 juillet ! Les uns ne voulaient pas voir ce nouveau président des USA sur les Champs Elysées, les autres s'indignaient à la pensée que les Français ne soient pas éternellement reconnaissants envers nos libérateurs.

NOS CHERS AMIS, LES ETATS-UNIENS !

 

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas une anti-américaine primaire. Au contraire, j’ai plutôt de la sympathie, même de l’empathie pour le peuple américain qui souffre sûrement beaucoup de discrimination raciale et d’inégalités de toutes sortes. Cependant, les dirigeants ne me plaisent pas. Ils ont construit une légende qui en fait les champions de la démocratie, de la culture et ils sont persuadés d’avoir développé la civilisation la plus avancée du monde. Cela leur donne une responsabilité envers les autres peuples, celle de les hausser à un point d’évolution semblable au leur, par tous les moyens et notamment l’ingérence dans la politique intérieure et extérieure des autres pays. La guerre se justifie par les bons sentiments … et c’est tout à fait un hasard si les armes aboutissent à des résultats qui favorisent leurs intérêts, ceux des banques ou des multinationales. Je vous signale un excellent ouvrage, « le choix de la défaite », écrit par Mme. Lacroix-Riz dont les recherches ont permis de démontrer que la seconde guerre mondiale n’était ni le fruit du hasard, ni la conséquence de l’invasion de la Pologne par Hitler. Bien auparavant, Anatole France avait affirmé : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ». Elle en a fait la démonstration en étudiant les archives..

 

Allons, je ne vais pas critiquer nos libérateurs qui nous ont sortis des griffes du nazisme ! Mon âge me permet d’avoir vécu, bébé, la seconde guerre mondiale et j’ai été témoin des discussions de mes parents au cours des années qui ont suivi l’occupation nazie. Les Allemands étaient chez eux à Paris, la France était un pays vaincu et soumis à leurs ordres. Des usines travaillaient à leur fournir de l’armement. Aussi, il était bien normal que les alliés bombardent alors notre territoire. Dans la famille de mon père, la seule victime de la guerre fut un cousin de 18 ans, curieux et imprudent, qui voulait regarder les avions américains. Je n’entends pas souvent parler maintenant des attaques des alliés sur les villes et les usines françaises. Il est vrai que les forces américaines et anglaises ont débarqué et ont chassé l’occupant, mais il serait injuste de ne pas rappeler que l’armée soviétique a aussi vaincu les Allemands sur un autre front en subissant d’énormes pertes. Nos chers résistants et ce qui restait de l’armée française ont aussi largement participé à cette grande libération. Je me souviens du délire, de la vie retrouvée, devant les chars qui défilaient et le refus de mon père de m’acheter le drapeau étoilé qu’agitaient les autres enfants. Papa était économe et il a préféré découper un plus petit modèle dans son dictionnaire... Les Américains sont restés des héros plusieurs années plus tard et c’est ainsi que ma mère a réussi à me faire avaler des rutabagas en les baptisant « pommes de terre américaines. »

Mes parents discutaient librement avec des amis en ma présence et je me rappelle les avoir entendus parler de « dollars français » ou encore de « francs américains ». Cette monnaie avait été imprimée afin de ne pas retarder l’occupation de la France par nos « libérateurs ». C’est à la ténacité et à la force de caractère de de Gaulle que nous devons de ne pas nous trouver sous protectorat américain. J’ai découvert récemment avec surprise que peu de gens étaient au courant de cet épisode pourtant très important. De Gaulle n’a jamais pardonné aux Alliés d’avoir « traité la République comme une serpillière. » (source : C’était de Gaulle de Roger Peyrrefitte). Les mots étaient forts, mais la situation exceptionnelle et intolérable.

 

 

 

 

 

 

 

  Dans les années 1950, les EtatsUnis se sont installés à l’aise en Europe occidentale. A une époque, ils ont même pensé qu’ils pouvaient profiter de ces territoires pour entreprendre des recherches. Par exemple, en 1953, ils auraient procédé à une pulvérisation de LSD ou en auraient vidé dans les sacs de farine du boulanger dans la petite ville de Pont-Saint-Esprit. Résultat constaté : 7 morts dont plusieurs suicides par défenestration, des hospitalisations dans des établissements de santé mentale, environ 200 malades et blessés. J’avais 13 ans, mais le scandale n’a éclaté que plusieurs années plus tard. Je connaissais un peu ce bourg sympathique pour m’y être arrêtée une fois et j’ai été très choquée. J’ai entendu l’information à la radio et, à l’époque, les journalistes n’hésitaient pas à désigner les coupables : les expériences des agences des USA en vue d’une éventuelle guerre chimique et afin de mieux connaître les méthodes de contrôle des cerveaux. De nos jours, on cite les essais de la CIA comme seulement une des cinq explications possibles des évènements de Pont Saint Esprit. Dans les années 1990, le Président Bill Clinton a dû présenter des excuses officielles devant sa population. Les témoins ont noté que certaines lignes avaient été biffées et seules les expériences ayant été effectuées sur le sol des usa restaient mentionnées, alors qu'il est certain qu'il y en a eu ailleurs, notamment au Canada.

 

Charles de Gaulle n'a pas été le seul à tenter réveiller les Français afin qu'ils n'accordent pas une trop grande confiance aux Etats-Unis. En effet, François Mitterrand, alorsqu'il se savait condamné, avait fait appel à un journaliste, Georges-Marc Benamou, afin qu'il l'accompagne et écrive tout ce qu'il aurait envie de confier dans cette période dramatique. Le livre est sorti plusieurs années après son décès, sous le titre "Le dernier Mitterrand". Voici les quelques lignes que certains considèrent comme le testament politique de François Mitterrand :

 

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! »

 

Je possède ce livre et la réalité est un peu différente : la transcription des phrases est fidèle, mais elles sont séparées de moments de silence, de répétitions. On l'imagine, les yeux mi-clos et très ému. C'est vraiment poignant.

 

J'essaie de survoler un peu le temps. Peu à peu, l'Union Européenne s'est constituée et nous savons tous maintenant que les Etats-Unis ont largement participé à sa construction : elle doit servir de marchepied au développement de l'Empire des USA, c'est à dire à la suprématie des oligarchies financières et industrielles mondiales. Le projet détaillé, en ce qui concerne le territoire, les méthodes à employer, les objectifs à cibler se trouvent dans le texte en anglais signé par Bush fils et Shröder en février 2004 intitulé "l'Alliance germano-américaine pour le 21ème siècle". Celle-ci est classée dans les archives de la Maison Blanche, très facile à trouver avec le moteur de recherche sur Internet. Une amie a eu la gentillesse de m'en donner une traduction sérieuse et sincère. Tous les pays bordant la Méditerranée, y compris le "grand moyen-orient" et l'U.E, ont vocation à être sous protectorat américain et, pour tout faciliter, à adopter le mode de vie, les valeurs et la pensée des citoyens des Etats-Unis. Bien entendu, les véritables bénéficiaires en seront les banquiers, les multinationales. En effet, l'argent permet de faire bien des choses, mais pas encore de signer des traités : il leur faut donc passer par les états. Cela constitue le projet à réaliser avec l'aide de l'Europe pour tout le siècle actuel. Rien ne précise ce qui devra être fait par la suite.

 

Il s'agit d'une transformation du monde ou, tout au moins, d'une grande partie. Les dirigeants des USA ont mis au point une organisation très bien conçue. A partir d'institutions, d'associations, de think tanks, ils s'attachent des jeunes hommes et jeunes femmes adeptes du libéralisme triomphant, en Amérique et à l'étranger, terminent leur formation, sélectionnent les meilleurs et leur proposent de les aider à gravir les échelons du pouvoir contre l'assurance de leur fidélité. Les jeunes Français des grandes écoles concernés passent parfois par le Bilderberg, la Trilatérale ou encore le statut de Young Leaders de la Fondation France-Amérique, certains de droite, d'autres de la gauche dite gouvernementale. S'il y a changement de gouvernants, cela ne pose ainsi aucun problème.

 

Pour finir, je vous donne quelques exemples de Young Leaders : Hollande, Emmanuel Macron, Nahalie Kocisko, Anne Lauvergeon, Montebourg, Moscovicci, Alain Juppé, Fleur Pellerin, V. Pécresse, Marisol Touraine, Edouard Philippe figure parmi les Y.L. américains (est-ce le même ?) mais il est membre du Bilderberg, mon député "le matheux"Cedric Villani, Jeannette Bougrah..... et des éditeurs ou patrons de tous les médias importants, des intellectuels, des médecins etc... Tous ces gens-là s'engagent sur leur Charte à être un ambassadeur des valeurs de la French American Foundation. Ils doivent avoir sa vision libérale et sociale corporatiste. Qu'en pensez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOS CHERS AMIS, LES ETATSUNIENS !

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas une anti-américaine primaire. Au contraire, j’ai plutôt de la sympathie, même de l’empathie pour le peuple américain qui souffre sûrement beaucoup de discrimination raciale et d’inégalités de toutes sortes. Cependant, les dirigeants ne me plaisent pas. Ils ont construit une légende qui en fait les champions de la démocratie, de la culture et ils sont persuadés d’avoir développé la civilisation la plus avancée du monde. Cela leur donne une responsabilité envers les autres peuples, celle de les hausser à un point d’évolution semblable au leur, par tous les moyens et notamment l’ingérence dans la politique intérieure et extérieure des autres pays. La guerre se justifie par les bons sentiments … et c’est tout à fait un hasard si les armes aboutissent à des résultats qui favorisent leurs intérêts, ceux des banques ou des multinationales. Je vous signale un excellent ouvrage, « le choix de la défaite », écrit par Mme. Lacroix-Riz dont les recherches ont permis de démontrer que la seconde guerre mondiale n’était ni le fruit du hasard, ni la conséquence de l’invasion de la Pologne par Hitler. Bien auparavant, Anatole France avait affirmé : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ». Elle en a fait la démonstration en étudiant les archives..

Allons, je ne vais pas critiquer nos libérateurs qui nous ont sortis des griffes du nazisme ! Mon âge me permet d’avoir vécu, bébé, la seconde guerre mondiale et j’ai été témoin des discussions de mes parents au cours des années qui ont suivi l’occupation nazie. Les Allemands étaient chez eux à Paris, la France était un pays vaincu et soumis à leurs ordres. Des usines travaillaient à leur fournir de l’armement. Aussi, il était bien normal que les alliés bombardent alors notre territoire. Dans la famille de mon père, la seule victime de la guerre fut un cousin de 18 ans, curieux et imprudent, qui voulait regarder les avions américains. Je n’entends pas souvent parler maintenant des attaques des alliés sur les villes et les usines françaises. Il est vrai que les forces américaines et anglaises ont débarqué et ont chassé l’occupant, mais il serait injuste de ne pas rappeler que l’armée soviétique a aussi vaincu les Allemands sur un autre front en subissant d’énormes pertes. Nos chers résistants et ce qui restait de l’armée française ont aussi largement participé à cette grande libération. Je me souviens du délire, de la vie retrouvée, devant les chars qui défilaient et le refus de mon père de m’acheter le drapeau étoilé qu’agitaient les autres enfants. Papa était économe et il a préféré découper un plus petit modèle dans son dictionnaire... Les Américains sont restés des héros plusieurs années plus tard et c’est ainsi que ma mère a réussi à me faire avaler des rutabagas en les baptisant « pommes de terre américaines. »
Mes parents discutaient librement avec des amis en ma présence et je me rappelle les avoir entendus parler de « dollars français » ou encore de « francs américains ». Cette monnaie avait été imprimée afin de ne pas retarder l’occupation de la France par nos « libérateurs ». C’est à la ténacité et à la force de caractère de de Gaulle que nous devons de ne pas nous trouver sous protectorat américain. J’ai découvert récemment avec surprise que peu de gens étaient au courant de cet épisode pourtant très important. De Gaulle n’a jamais pardonné aux Alliés d’avoir « traité la République comme une serpillière. » (source : C’était de Gaulle de Roger Peyrrefitte). Les mots étaient forts, mais la situation exceptionnelle et intolérable.

 

 

 

 

 

Dans les années 1950, les EtatsUnis se sont installés à l’aise en Europe occidentale. A une époque, ils ont même pensé qu’ils pouvaient profiter de ces territoires pour entreprendre des recherches. Par exemple, en 1953, ils auraient procédé à une pulvérisation de LSD ou en auraient vidé dans les sacs de farine du boulanger dans la petite ville de Pont-Saint-Esprit. Résultat constaté : 7 morts dont plusieurs suicides par défenestration, des hospitalisations dans des établissements de santé mentale, environ 200 malades et blessés. J’avais 13 ans, mais le scandale n’a éclaté que plusieurs années plus tard. Je connaissais un peu ce bourg sympathique pour m’y être arrêtée une fois et j’ai été très choquée. J’ai entendu l’information à la radio et, à l’époque, les journalistes n’hésitaient pas à désigner les coupables : les expériences des agences des USA en vue d’une éventuelle guerre chimique et afin de mieux connaître les méthodes de contrôle des cerveaux. De nos jours, on cite les essais de la CIA comme seulement une des cinq explications possibles des évènements de Pont Saint Esprit. Dans les années 1990, le Président Bill Clinton a dû présenter des excuses officielles devant sa population. Les témoins ont noté que certaines lignes avaient été biffées et seules les expériences ayant été effectuées sur le sol des usa restaient mentionnées, alors qu'il est certain qu'il y en a eu ailleurs, notamment au Canada.

Charles de Gaulle n'a pas été le seul à tenter réveiller les Français afin qu'ils n'accordent pas une trop grande confiance aux Etats-Unis. En effet, François Mitterrand, alorsqu'il se savait condamné, avait fait appel à un journaliste, Georges-Marc Benamou, afin qu'il l'accompagne et écrive tout ce qu'il aurait envie de confier dans cette période dramatique. Le livre est sorti plusieurs années après son décès, sous le titre "Le dernier Mitterrand". Voici les quelques lignes que certains considèrent comme le testament politique de François Mitterrand :

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! »

Je possède ce livre et la réalité est un peu différente : la transcription des phrases est fidèle, mais elles sont séparées de moments de silence, de répétitions. On l'imagine, les yeux mi-clos et très ému. C'est vraiment poignant.

J'essaie de survoler un peu le temps. Peu à peu, l'Union Européenne s'est constituée et nous savons tous maintenant que les Etats-Unis ont largement participé à sa construction : elle doit servir de marchepied au développement de l'Empire des USA, c'est à dire à la suprématie des oligarchies financières et industrielles mondiales. Le projet détaillé, en ce qui concerne le territoire, les méthodes à employer, les objectifs à cibler se trouvent dans le texte en anglais signé par Bush fils et Shröder en février 2004 intitulé "l'Alliance germano-américaine pour le 21ème siècle". Celle-ci est classée dans les archives de la Maison Blanche, très facile à trouver avec le moteur de recherche sur Internet. Une amie a eu la gentillesse de m'en donner une traduction sérieuse et sincère. Tous les pays bordant la Méditerranée, y compris le "grand moyen-orient" et l'U.E, ont vocation à être sous protectorat américain et, pour tout faciliter, à adopter le mode de vie, les valeurs et la pensée des citoyens des Etats-Unis. Bien entendu, les véritables bénéficiaires en seront les banquiers, les multinationales. En effet, l'argent permet de faire bien des choses, mais pas encore de signer des traités : il leur faut donc passer par les états. Cela constitue le projet à réaliser avec l'aide de l'Europe pour tout le siècle actuel. Rien ne précise ce qui devra être fait par la suite.

Il s'agit d'une transformation du monde ou, tout au moins, d'une grande partie. Les dirigeants des USA ont mis au point une organisation très bien conçue. A partir d'institutions, d'associations, de think tanks, ils s'attachent des jeunes hommes et jeunes femmes adeptes du libéralisme triomphant, en Amérique et à l'étranger, terminent leur formation, sélectionnent les meilleurs et leur proposent de les aider à gravir les échelons du pouvoir contre l'assurance de leur fidélité. Les jeunes Français des grandes écoles concernés passent parfois par le Bilderberg, la Trilatérale ou encore le statut de Young Leaders de la Fondation France-Amérique, certains de droite, d'autres de la gauche dite gouvernementale. S'il y a changement de gouvernants, cela ne pose ainsi aucun problème.

Pour finir, je vous donne quelques exemples de Young Leaders : Hollande, Emmanuel Macron, Nahalie Kocisko, Anne Lauvergeon, Montebourg, Moscovicci, Alain Juppé, Fleur Pellerin, V. Pécresse, Marisol Touraine, Edouard Philippe figure parmi les Y.L. américains (est-ce le même ?) mais il est membre du Bilderberg, mon député "le matheux"Cedric Villani, Jeannette Bougrah..... et des éditeurs ou patrons de tous les médias importants, des intellectuels, des médecins etc... Tous ces gens-là s'engagent sur leur Charte à être un ambassadeur des valeurs de la French American Foundation. Ils doivent avoir sa vision libérale et sociale corporatiste. Qu'en pensez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(extraits du même ouvrage).

 

Nous avons changé de République

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