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Billet de blog 27 janv. 2019

maltraitance aux urgences de l'hopital Robert Ballanger à Aulnay sous Bois

danielle gherissi
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  • Mon frère Mr T. agé de 67 ans  demeurant à  Sevran souffre depuis de nombreuses années d’une polyarthrite ; il a par ailleurs été opéré du cœur.  Il est seul et je suis sa sœur, sa  seule famille.  
  • Pour l'aider dans sa vie quotidienne, a été mis en place un dispositif avec le passage d une infirmière matin et soir, et une  aide à domicile 4 fois par semaine. Tant bien que mal il arrive à se mouvoir pour pouvoir faire quelques menues activités  chez  lui (faire réchauffer un plat..).

 A la suite d’une chute, il y a 3 ou 4 jours, il s’est cassé plusieurs cotes ; cette chute s’est produite à la suite d’un malaise qu’il a ressenti.

  • Depuis, il ne marche plus et ne peut plus tenir sur ses jambes.
  • Transporté aux urgences de l’hôpital Robert Ballanger le 23/01 en fin d’après midi, où  je l’y accompagnais,  on lui a fait une radio,  qui a confirmé la fracture de 2 cotes,  et un électro cardiogramme. 
  • Le docteur, qu’il a vu, annonce et répète  qu’il peut rentrer chez lui, qu’on ne  le garde pas pour une chute. Il ajoute : "il marchait avant sa chute, il n’y a pas de raisons qu’il ne marche plus depuis" , sans autre forme de procès.
  • Eberluée par cette affirmation surprenante d’un médecin,  je lui explique  qu’il n’a qu’à le mettre debout et il verra le résultat.  Sa chute a dégradé de manière importante au point qu’il n’a plus aucune mobilité.. 
  • Aucune investigation complémentaire n’a été réalisée quant à  l’origine de ses malaises : pas de prise de sang, par exemple  … 
  • Son travail était fini, mon frère n’a plus qu’à rentrer chez lui sans se soucier de ce qu’il va advenir tout seul.
  • Le cadre de santé et l’assistante sociale expliquent qu’elles vont voir comment mettre en place un dispositif adapté à la nouvelle situation mais « çà va prendre du temps ». « L’hopital ne peut pas tout ». J’ai beau leur dire que ce n’est pas sérieux de faire rentrer chez lui un patient qui vit seul et qui ne peut plus se mouvoir sans l’aide d’un dispositif adapté.
  • La pression est forte, l’agent de liaison est rappelé en renfort pour  me dire que c’est un membre de ma famille et  que je dois m’en occuper alors que je vais avoir 70 ans et que je n’ai aucune compétence ni la force de pouvoir le faire.
  • Et ce n’est pas fini ! alors qu’il a une maladie invalidante, et que sa chute est liée à cette maladie,  on lui annonce qu’il ne sera pas pris à 100%, à charge pour lui de régler les 20% restants, histoire de frapper au porte monnaie toujours dans l’esprit de dégager ; mon frère n’ayant pas de mutuelle car il ne dispose que de faibles revenus,   
  • Les pressions continuent ; le lendemain matin,  (vendredi) sur le téléphone de mon frère, j’ai en ligne quelqu’un de l’hôpital qui me dit qu’il faut que je ramène les clés de l’appartement afin qu’il rentre chez lui ; ils appellent l’ambulance ; je suis éberluée d’entendre que si c’est ainsi, on va venir forcer la porte pour le faire rentrer chez lui !!
  • Mon frère subit de plein fouet ces pressions et atteintes à la dignité en lui faisant comprendre qu’il n’est rien et que l’on ne prend pas en compte ses besoins vitaux ; car tout cela  se passe en sa présence.

 Je suis parfaitement au courant des difficultés de l’hôpital public faute de financements publics, que la tarification à l’acte pousse à "jeter" dehors des patients dont la pathologie ne rapporte rien à l’hôpital, je sais tout cela.

  • Mais comment un médecin, soignant de l’hôpital dont la vocation est de s’occuper de l’humain peut aller jusque là, maltraiter de la sorte un patient ?   le manque d’argent ne peut pas tout expliquer !!

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