Les Paradis Fiscaux

La crise financière qui sévit actuellement dans le monde entier vient opportunément de rappeler aux dirigeants de tous les pays et aux citoyens qui subissent cette crise l’existence des paradis fiscaux qui avait sans doute été oubliée. Leur existence avait été occultée par le monde entier depuis de nombreuses années puisque même l’OCDE déclarait en juin 2000 qu’il ne restait plus que 3 pays dits n

Les Paradis Fiscaux


Les paradis fiscaux

 
 
 

  1. Introduction

La crise financière qui sévit actuellement dans le monde entier vient opportunément de rappeler aux dirigeants de tous les pays et aux citoyens qui subissent cette crise l’existence des paradis fiscaux qui avait sans doute été oubliée. Leur existence avait été occultée par le monde entier depuis de nombreuses années puisque même l’OCDE déclarait en juin 2000 qu’il ne restait plus que 3 pays dits non coopératifs sur sa liste noire : 
 
 

  • Andorre,
  • Principauté du Liechtenstein,
  • Principauté de Monaco.

Les 60 autres pays répertoriés « paradis fiscaux » par ce même organisme étant désormais considérés comme coopératifs c’est-à-dire s’engageant à appliquer les 40 recommandations de l’OCDE et du GAFI. Cette bonne volonté de façade les conduirait sur le chemin de la rédemption. Il a été recensé entre 60 et 90 paradis fiscaux, financiers, bancaires et maritimes dans le monde. 16 en Europe ou dans son voisinage. Sur ces 16 pays, 9 appartiennent directement à un pays de l’UE. La plupart des autres appartiennent à l’Espace Économique Européen comme le Liechtenstein, la Suisse ou l’Autriche. La France compte directement ou indirectement au moins 5 paradis fiscaux (Polynésie, Monaco, Andorre, St Barthélemy, St Martin).
Il est clair que, sans l’apparition de cette crise financière dont l’ampleur n’a pas de précédent dans l’histoire, rien n’aurait été engagé pour diminuer ni le nombre ni la place des paradis fiscaux dans la finance mondiale. Certains pays d’Afrique (le Ghana par ex.) disposant de peu de ressources réfléchissent à se doter d’une législation de type paradis fiscal. 




  1. Géographie

 

Carte des Paradis Fiscaux 
 

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Les paradis fiscaux sont au nombre d’une centaine. Parmi lesquels on peut citer les plus connus : Autriche, Suisse, Luxembourg, Andorre, Bahamas, Liechtenstein, Monaco, Jersey et Guernesey, Panama, Gibraltar, Seychelles et d’autres, aux noms plus exotiques mais tout aussi “paradisiaques “Vanuatu, Îles Cook, Îles Caïman, Antigua et Barbuda, Dominique, Saint Vincent et les Grenadines, Tonga, Nauru, Saints Kitts et Nevis, Îles Turks et Caiques, Myanmar.
Dans cette liste, il est possible de ranger les paradis fiscaux en deux catégories selon le GAFI ou le FSF :
Les pays dits non coopératifs en matière d’investigations liées à la lutte contre le blanchiment des capitaux, ainsi que l’a suggéré le GAFI : Égypte, Indonésie, Ukraine, Guatemala, Nigeria, Hongrie, Bahamas, Îles Caïman, Îles Cook, Saint Domingue, Israël, Liban, Liechtenstein ; Îles Marshall, Nauru, Niue, Panama, Philippines, Russie, Saint Kitts et Nevis, Saint Vincent et les Grenadines, Anguilla, Barbades, Royaume de Bahrein, Belize, Samoa, Montserrat, Seychelles, Vanuatu.
Les centres offshore du Forum de Stabilité Financière (FSF) : Irlande, Luxembourg, Suisse, Andorre, Saint Marin, Barbades, Bermudes, Gibraltar, Aruba, Hong Kong, Île de Man, Bahamas, Anguilla, Nauru, Antilles Néerlandaises, Îles Turks et Caiques. Le FSF existe depuis 1999 et gère des réserves de devises pour le compte de pays en développement (liste non exhaustive).
Il faut remarquer que, étrangement, plusieurs pays membres et futurs membres de l’UE figurent dans cette liste : Autriche, Luxembourg, Irlande, Grande Bretagne et ses dépendances telles les Îles Anglo-Normandes, Gibraltar et l’Île de Man, la France et sa dépendance Monaco, les Pays-Bas et ses dépendances, Aruba et les Antilles Néerlandaises, Malte. 


Il ne faudrait pas oublier les Offshore Financial Centers qui sont des places financières pratiquant une activité offshore, c’est dire empruntant à des non-résidents pour prêter à des non-résidents en profitant par exemple de conditions fiscales ou autres favorables. On trouve des OFC à Londres, New York (U.S.International Banking Facilities, IBFs), Tokyo (Japanese Offshore Market, JOM), Hong Kong et Singapour.

La différence entre territoires offshore et centre financier offshore est minimale et entretient une confusion qui n’est sans doute pas innocente. 
 

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Lien de l'article : http://politique-du-possible.org/?p=363

Liens :

Les banques françaises dans les paradis fiscaux

http://www.alternatives-economiques.fr/__TRAVAIL/graphique_legends/include.php?id=62938

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