La Fürher Sanitaire

la dictature des temps modernes

La Fürher Sanitaire

 Il était une fois sous l’Occupation Sanitaire, des médecins imaginaires qui voulaient diriger le pays. Ils vitupéraient, ils accusaient la populace d’être malade alors que personne ne savait soigner cette maladie et nous enfermaient pour nous en protéger, parce que les sauveurs c’est toujours malgré vous.

Mais les médecins imaginaires ne savaient quoi faire des citoyens réels.

Même une fois confinés, ils restaient embêtants. Il fallait leur donner des sous pour acheter leur docilité, un peu d’argent en poche-tte surprise, de quoi acheter la corde pour se pendre.

Et ils déprimaient ! Comme des rats de laboratoire attendant le vaccin…

Qu’on allait leur imposer ou pas, le Roi et le Gouvernement en débattait, car les 65 millions d’habitants du Royaume n’avaient pas leur mot à dire sur la gestion de la crise.

Les ordres venaient d’en haut !

Comment, c’était une démocratie parlementaire ?

Ah bon, pas au courant…

Il fallait montrer une attesta-fion pour sortir faire ses besoins sociaux et la population n’avait droit qu’à une heure d’exercice par jour, dans un rayon d’un kilomètre. Peut-être que le Roi ne savait pas compter jusqu’à deux ?

Comme 2 l’air pur, 2 l’air marin, 2 l’air frais ?

Plein de gens perdaient leur travail et se lamentaient, plein de jeunes savaient qu’ils n’en trouveraient pas et se lamentaient, mais les lamentins au pouvoir n’en avaient cure, de santé.

En prévision sans doute des troubles sociaux (c’est comme les troubles intestinaux, ça gargouille et ça fuse) le Roi et ses sbires prévoyaient en même temps d’interdire de filmer la police en action.

Comme ça pif pouf stop les jérémiades !

On ne lit plus, on ne chante plus on ne danse plus mais on marche au pas de l’oie et tarampapampam on y va !

Vers quoi ? Vers où ?

La nuit noire de l’oubli des libertés civiques ?

Des libertés fondamentales ?

On ne sait pas.

On attend que Jupiter descende de l’Olympe pour parler dans la lucarne magique.

Telle une marionnette du Muppet Show, après le mutique show du con-seil de défense.

Charlie Chaplin aurait pu en faire un film : la Dictature des Temps Modernes.

Il était une fois un pays abandonné à la tyrannie étatique.

Merde, c’est le nôtre !

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.