La chute des émissions de gaz à effet de serre du fait de la pandémie du coronavirus est de l'ordre de 5% au niveau mondial. Cela correspond à la baisse des émissions qu'il faudrait observer chaque année pour limiter le réchauffement planétaire à + 2°C d'ici 2100.
Il faudrait un COVID-19 par an, en fait, pour respecter les accords de Paris.
Ou bien nous auto-limiter de nous-mêmes.
Est-ce à ce point inenvisageable ?
5% de baisse des émissions, c'est donc 2 mois avec l'économie non pas arrêtée mais réduite à la satisfaction des "besoins essentiels" (en tous cas en Occident).
2 mois, c'est 60 jours.
60 jours répartis sur un an, c'est 5 jours par mois - mettons 1,5 jour par semaine.
Est-ce à ce point inenvisageable d'imaginer qu'une journée et demi par semaine, l'économie ne tourne que pour les choses essentielles ? Qui plus est sans interdiction d'aller se promener, sans contrôle policier ni couvre-feux ? Serait-ce à ce point invivable ?
Et plutôt que d'instaurer des mesures d'exception pour faire respecter une telle décroissance hebdomadaire, ne pourrait-on pas prévoir de :
- instaurer la semaine de 4 jours ? C'est-à-dire de passer de 35 à 28h par semaine, cela engendrant une diminution d'un cinquième des trajets domicile-travail (et participant à partager le travail) ;
- interdire aux camions de circuler 2 puis 3 jours par semaine ;
- généraliser les "journées sans achats"...
- organiser la circulation alternée sans attendre les pics de pollution : c'est chiant, faut s'organiser, mais on est encore loin des contraintes confinementesques, non ?
D'autres idées ?