De l'urgence de rénover l'ONU

De Djilali,

Le journal de la rédaction de Médiapart du 20 février a rendu compte, comme bien d'autres médias, d'un scandale sans précédent, le piratage de milliers sinon de millions de cartes SIM par les services de renseignement américains (NSA) et britanniques (GCHQ). Acte odieux leur permettant de surveiller en toute impunité les communications de citoyens dans leur pays respectif, mais également dans les autres pays du monde.

Au-delà de la colère légitime que de tels agissements condamnables des deux puissances mondiales peuvent susciter chez les citoyens, dans leur représentation fantaisiste de ''société civile'', une entité fantasque, nébuleuse et sans consistance, censée constituer un soi-disant contre pouvoir aux États, aux multinationales et autres puissances occultes, cela provoque indignation, impuissance et désespérance qui ne disposent d'aucune institution compétentes au plan local, national, européenne ou mondiale à qui se plaindre. Il est avéré que les institutions onusiennes se sont depuis longtemps discréditées. Elles se sont montrées incapables de réaliser leur mission principale de maintien de la paix. Leurs agences et fonds de coopération économiques et financières se maintiennent pour servir d'alibi pour permettre à la puissance des multinationales et aux Directoires occultes qui dirigent le monde, de poursuivre leur domination sur le destin de l'humanité. Enfin, les institutions internationales (Cour Internationale de Justice, Court Pénale Internationale et autres tribunaux internationaux), la pertinence de leur conception comme l'incertitude et la fantaisie dans l'application de leurs compétences, laissent rêveur face aux innovations extravagantes, consistant à réduire les prérogatives de souveraineté des États dans leur capacité de défendre leurs intérêts et ou ceux de leurs citoyens. face aux pouvoirs exorbitants conférés aux multinationales, à leurs lobbys et aux mécanismes privés d'arbitrage occulte qui commencent à surprendre et à agacer le citoyen infantilisé dans ces combats de géants.

Il serait plus que temps pour les citoyens désireux d'ambitionner de devenir des citoyens du monde, des bâtisseurs concernés pat la construction d'un monde meilleur avec de nouvelles institutions mondiales à la hauteur des défis.

Pour plus d’éléments d'analyse, voir ''une nouvelle ONU pour un autre monde'', Éditions Tribord (2010) ; ''L'ONU, Source ou frein au droit public international'', Éditions l'Harmattan (2014).

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