L'INCOMPREHENSIBLE CONSENSUS SUR LA DICTATURE SANITAIRE

les français dans leur immense majorité restent convaincus du bien fondé des mesures gouvernementales de lutte contre le COVID.

Je suis allée manifester comme 500 000 autres le 28 novembre (pour la 1ere fois de ma vie à 56 ans figurez vous !) parce qu' il y a le feu au lac de toute évidence. Et je vais continuer car chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles. L'accélération est vraiment effrayante.

Le 28 novembre nous manifestions contre la loi sécurité globale mais j avoue ma grande frustration à constater que très peu des rassemblements organisés en France (et en tous cas pas celui auquel je participais) intégraient une protestation contre la politique de gestion de la crise sanitaire. 

De nombreuses manifestations ont pourtant lieu,de façon plus ou moins pacifique, ailleurs que chez nous. Mais il semble que les français dans leur immense  majorité restent convaincus du bien fondé des mesures gouvernementales de lutte contre le COVID.

 Ça râle un peu mais grosso modo beaucoup considèrent qu il faut en passer par là.  Petit florilège de la résignation ambiante : "On ne peut pas y faire grand chose". "il faut attendre que ça passe on n'a pas le choix." "C 'est pas mieux ailleurs." et le très présent  "En tout cas je n aimerais pas être à la place de ceux qui nous gouvernent en ce moment" 

Beaucoup de ceux là sont pourtant descendus dans la rue le 28 novembre. 

Or, oui la pandémie permet de faire passer en douce des mesures liberticides auxquelles il faut s opposer mais comment ne pas voir que le pompon est détenu par les mesures sanitaires elles-mêmes?

Confinements, couvres feu, fermetures des lieux publics, interdictions de réunion et de manifestation ont permis de stopper la révolte des gilets jaunes, de mettre les opposants en prison, et de museler les oppositions en France, à Hong Kong en Algérie et ailleurs !

Il est impossible de considérer que ces mesures sanitaires seraient justes et appropriées contrairement au projet de loi sécurité globale ou à la marche vers l'exhaustivité des fichiers de police. 

Elles relèvent toutes de la même volonté  politique persistante. 

Il est en effet maintenant clair que les dommages collatéraux des politiques sanitaires européennes sont pires que le mal. 

Les plans sociaux se multiplient (le sud ouest dans lequel  je vis est en train de perdre une myriade de petits sous-traitants qui travaillent pour l aéronautique par exemple), partout des rideaux de petits commerces ferment et ne rouvriront plus,  les queues à la soupe populaire s allongent, les hôpitaux psychiatriques débordent et j' en passe... 

Pourquoi persiste t'on alors á nous faire croire qu' il s agit de la seule solution ? C'est non seulement absurde mais monstrueux ! 

Quel résultat aurait on obtenu par exemple si, des 400 Milliards ( et ce n est pas fini! ) que l État s apprête à réinjecter dans l' économie pour éteindre d une main le feu qu il a allumé de l' autre, on avait utilisé une poignée pour proposer des options de maintien à  domicile aux personnes fragiles ?  Repas livrés, démarches administratives prises en charge, suivi médical inclus. 

Il y a sans doute beaucoup d'autres pistes à explorer et le moins que l'on puisse dire c'est que nos gouvernants n ont pas fait preuve de beaucoup d'inventivité. 

Ils nous ont mis un marché en main dès le début : santé OU liberté. Or un état digne de ce nom devrait être en mesure de garantir l' une sans sacrifier l' autre ! 

On nous mène par le bout du nez en utilisant la peur couplée au chantage affectif (si tu ne le fais pas pour toi fais le pour protéger les autres etc...).  C'est encore plus vrai avec l' arrivée du vaccin. 

Sachant que 95% des décès ont lieu chez les plus de 65 ans et pour les 5% restant principalement chez des individus atteints d'une pathologie qui les fragilise et sachant que le vaccin n'empêchera pas la transmission du virus, j'avoue humblement ne toujours pas comprendre pourquoi ( si le vaccin est sûr et s'il est efficace) il n est pas proposé aux seules personnes à risques.  A quoi sert donc de vacciner toute une  partie de la population qui 1/ n est pas à risques et 2/continuera à propager le virus après vaccination ?! 

Cependant, contre toute logique les mesures contraignantes se sont profilé sans tarder ! Création d'un fichier des réfractaires au vaccin en Espagne, restrictions concernant déplacements et accès aux lieux et services publics en France bientôt peut être , "Green card" étendant les libertés des vaccinés en Israël. 

On rajoute à la peur et au chantage affectif une bonne dose de culpabilisation puisque ce sont les comportements des citoyens pendant les vacances ou pendant les fêtes qui sont responsables des rebonds de l épidémie. On fait ainsi d une pierre deux coups en dedouanant de ses responsabilités le gouvernement et en justifiant qu il soit contraint à "resserrer la vis" selon la nouvelle terminologie en vigueur. 

Et ça marche. La délation se répand, la dissidence et l'opposition sont désormais du complotisme, les "complotistes" sont ostracisés et  leurs opinions censurées sur les réseaux sociaux, des soignants, des élus, des quidams réclament à corps et à cris encore plus de privation de liberté ! 

Comme l écrivait la Boetie: il n y a pas de plus irréductible servitude que celle qui est volontaire, pas de plus efficace tyrannie que celle réclamée par le peuple lui même. 

Et alors qu on pourrait raisonnablement supposer que cette pandémie s éteigne sans trop tarder, naturellement ou grâce au vaccin, voici un projet de loi visant à faire rentrer dans le droit commun les mesures sanitaires restrictives de liberté. Puis quelques décrets dans lesquels on glisse l intégration des données de santé dans les fichiers de police. Et ensuite?

Un virus effrayant est pain beni pour installer une dictature. Il est fort  à craindre que ces mesures n aient de sanitaires que le nom et ne disparaissent pas avec le covid.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.